jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301121 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 février 2023, M. B A, alors retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (69125 aéroport Lyon - Saint-Exupéry), représenté par Me Vray, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions en date du 13 février 2023 par lesquelles le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement, à son conseil, d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour Me Vray de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
M. A soutient que :
- les décisions en litige sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen sérieux et préalable de sa situation ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison du refus implicite d'admission au séjour qui lui a été opposé ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 521-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- sa durée est disproportionnée au regard de sa situation personnelle.
Des pièces ont été produites le 15 février 2023 par le préfet de la Loire.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Soubié, première conseillère.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 16 février 2023, Mme Soubié, magistrat délégué, a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Vray, avocat, pour M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, à l'exception du moyen tiré de l'incompétence qu'elle déclare abandonner et soutient, en outre, que les faits retenus par le préfet pour fonder sa décision ne sont pas établis en l'absence de toute poursuite pénale engagée et que la décision méconnaît les dispositions de l'article L. 611-1 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les observations de M. A, requérant ;
- les observations de Me Coquel substituant Me Tomasi, avocat, pour le préfet de la Loire, qui conclut au rejet de la requête au motif que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant ivoirien né le 10 juillet 1994, demande l'annulation des décisions du 13 février 2023 par lesquelles le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français, a refusé de lui accorder un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur la demande d'admission à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs :
3. L'arrêté attaqué comporte la mention des considérations de fait qui en constituent le fondement et précise notamment que le requérant n'a pas justifié être exposé à des peines ou traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Il est, par suite, suffisamment motivé.
4. Il ne ressort ni des décisions en litige ni des pièces du dossier que le préfet de la Loire n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. Lorsque, dans le cas prévu à l'article L. 431-2, un refus de séjour a été opposé à l'étranger, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du seul 4°."
6. Aux terme de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Tout étranger présent sur le territoire français et souhaitant demander l'asile se présente en personne à l'autorité administrative compétente qui enregistre sa demande et procède, dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat, à la détermination de l'Etat responsable en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l'Etat membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des Etats membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, ou en application d'engagements identiques à ceux prévus par le même règlement. "
7. Il appartient à l'étranger qui conteste son éloignement de démontrer qu'il y a des raisons sérieuses de penser que, si la mesure incriminée était mise à exécution, il serait exposé à un risque réel de se voir infliger des traitements contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
8. D'une part, M. A n'a pas indiqué précisément ses craintes et notamment le caractère actuel des menaces auxquelles il déclare être exposé en cas de retour dans son pays d'origine. D'autre part, sa demande d'asile formée à ce titre a été rejetée par l'Office français des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 28 janvier 2019. Si le requérant a mentionné aux services de police ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine, il n'a pas indiqué vouloir demander la réouverture de son dossier par l'OFPRA lors de son audition par les services de police, alors qu'il ne bénéficiait plus du droit de se maintenir sur le territoire français au titre de sa demande d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 521-1 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile doit être écarté.
9. M. A conteste la matérialité des éléments avancés par le préfet pour estimer que son comportement constitue une menace pour l'ordre public et apparaissant sur le fichier automatisé des empreintes digitales, en faisant valoir, notamment pour sa mise en cause pour un viol qu'il ne se rappelle pas avoir été auditionné par la police et qu'il n'a fait l'objet de poursuites. Toutefois, si le fichier automatisé ne comporte pas suffisamment de précisions sur le motif de la mention de M. A s'agissant de l'infraction la plus grave mentionnée par le préfet, il n'en demeure pas moins que les deux derniers procès-verbaux d'audition par la police révèlent un comportement violent à l'égard des personnes, le requérant indiquant dans une audition avoir porté des coups non ciblés à sa compagne pour l'obliger à monter sur le trottoir et être plus en sécurité ou encore, ne plus se rappeler son comportement vis-à-vis des contrôleurs de train l'ayant empêché à deux reprises de monter dans un train pour lequel il ne disposait pas d'un billet et en raison de son état d'ébriété mais avoir senti " une petite violence envers eux ". Il s'ensuit que M. A n'est pas fondé à soutenir que la matérialité des faits qui lui sont imputés n'est pas établie.
10. S'agissant de l'appréciation de la menace à l'ordre public, s'il est vrai que le requérant n'a pas fait l'objet, à la date de la décision attaquée, de condamnations pénales, ce seul élément ne fait pas obstacle à ce que l'autorité administrative puisse valablement estimer que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Comme indiqué au point 9, les procès-verbaux d'audition produits en défense font état de faits de violence envers les personnes qui ne sont pas contestés sérieusement par le requérant. Dans ces conditions, le préfet de la Loire a pu estimer que le comportement de M. A constituait une menace à l'ordre public, sans méconnaître les dispositions de l'article L. 611-1 précité au point 5. Au demeurant, le requérant réside en France sans justifier d'un titre de séjour, depuis son entrée irrégulière en 2017, comme le relève le préfet.
11. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
12. Si le requérant fait état de ce qu'il est présent sur le territoire français depuis près de cinq ans et de ce qu'il a suivi une formation lui permettant de s'intégrer, il n'établit ni son insertion sociale ni la réalité d'une vie privée et familiale ancrée sur le territoire français, en faisant valoir qu'il suit une formation en 3e année de brevet d'études professionnelles. Par suite, le moyen doit être écarté.
13. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 13 février 2023 lui faisant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
14. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. M. A fait état de risques auquel il serait exposé en cas de retour dans son pays d'origine, en raison de l'activité politique de certains membres de sa famille. Toutefois, il n'a apporté à l'audience aucune précision permettant d'établir à la fois la réalité de la menace à laquelle il serait exposé en raison de son retour en Côte d'Ivoire ni de l'activité de cette menace en 2023, alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Il s'ensuit que le moyen doit être écarté.
16. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 13 février 2023 fixant le pays à destination duquel il sera éloigné d'office.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
17. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. "
18. Aux termes de l'article L. 612-10 : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
19. M. A soutient que sa situation personnelle caractérise une circonstance humanitaire justifiant que le préfet n'édicte pas une interdiction de retour sur le territoire français. Toutefois, comme mentionné précédemment, M. A se borne à indiquer qu'il est menacé de mort dans son pays d'origine sans expliciter la nature et les raisons des menaces alléguées ni détailler les circonstances précises qui lui laissent penser que sa vie serait encore menacée actuellement. Dans ces conditions, il ne fait état d'aucune circonstance humanitaire. Par suite, le moyen doit être écarté.
20. S'agissant ensuite de la durée de la mesure, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé serait entré en France en mars 2017 selon ses déclarations, il est célibataire sans enfant à charge, il ne démontre pas avoir des liens personnels ou familiaux intenses, anciens et stables en France et ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire national. Il a fait l'objet par le passé de deux obligations de quitter le territoire qu'il n'a pas exécutées. Enfin, si le requérant conteste que son comportement puisse constituer une menace pour l'ordre public en l'absence de condamnation pénale, il ressort des pièces du dossier qu'il a été mis en cause pour des faits de violence, comme indiqué au point 9. Par suite, au vu de l'ensemble de la situation du requérant, la durée retenue pour la mesure en litige n'est pas disproportionnée.
21. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 13 février 2023 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
22. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet de la Loire.
Lu en audience publique le 16 février 2023.
Le magistrat délégué,
A.-S. SOUBIÉ,
première conseillèreLa greffière,
G. MONTEZIN
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026