lundi 20 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301145 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | VRAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement les 14 et 16 février 2023 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 17 février 2023, M. B D, représenté par Me Vray, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 13 février 2023 par lesquelles le préfet de la Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois
2°) d'annuler la décision du 13 février 2023 par laquelle le préfet de la Loire l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Loire :
- de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour dans le délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard et de réexaminer sa situation administrative dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, en application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative ;
- de procéder sans délai à l'effacement de son inscription au fichier Système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à la percevoir la part contributive versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation particulière ;
- elle est entachée d'une erreur matérielle dès lors que le préfet de la Loire ne pouvait retenir à son encontre le fait qu'il a été poursuivi pour des faits de détention de faux documents et usage de faux documents administratifs ;
- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Des pièces ont été produites par le préfet de la Loire le 15 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique,
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme E.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Collomb, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Vray, représentant M. D, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens.
Le préfet de la Loire n'étant ni présent ni représenté.
Les parties ont été informées au cours de l'audience, conformément aux articles R. 611-7 et R. 776-25 du code justice administrative, que la décision était susceptible d'être fondée sur un moyen relevé d'office tiré de la substitution de la base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 13 février 2023, laquelle trouve son fondement sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lieu et place du 5° du même article.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience conformément aux dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant malien, né le 30 avril 2000, déclare être entré en France le 16 mars 2016. Par des décisions du 13 février 2023, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet de la Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois. Par une décision du même jour la même autorité l'a assigné à résidence dans le département de la Loire pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée.
3. En deuxième lieu, il ne ressort d'aucune autre pièce du dossier que l'autorité préfectorale n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle et familiale de M. D au regard de l'ensemble des informations portées à sa connaissance préalablement à l'édiction de la décision en litige. S'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par le préfet sa situation familiale, sur sa situation administrative ou encore sur son insertion dans la société française ces divergences ne sauraient suffire à établir le défaut d'examen allégué. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit, par suite, être écarté.
4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants :/ () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces document ;()5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. D, qui est entré en France alors qu'il était encore mineur, s'est vu refuser, lorsqu'il atteint sa majorité, la délivrance d'un titre séjour par une décision du préfet de la Loire du 16 septembre 2018 dont la légalité a été confirmée par un jugement du tribunal administratif de Lyon du 2 avril 2019 et qu'il s'est malgré tout maintenu en situation irrégulière sur le territoire national en toute connaissance de cause. Par suite, la décision attaquée, prise à tort sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, trouve son fondement légal dans le 3° du même article. Dès lors que cette substitution de base légale ne prive pas l'intéressé d'une garantie et que la décision attaquée aurait été prise en vertu du même pouvoir d'appréciation, il y a lieu de regarder la décision portant obligation de quitter le territoire français comme fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur de droit à ce titre doit, par suite, être écarté.
6. En quatrième lieu, la décision attaquée mentionne que M. D est " connu des services de police et de gendarmerie notamment pour des faits de détention de faux et autres faux documents administratifs en date " du 10 mai 2017. Toutefois, l'erreur matérielle reprochée au préfet de la Loire sur ce point, la cour administrative d'appel de Lyon ayant, aux termes de son arrêt en date du 17 octobre 2018, déclaré la juridiction correctionnelle incompétente pour juger l'intéressé en sa qualité de mineur, est sans influence sur la légalité de la décision attaquée compte tenu de la substitution de base légale prononcée au point précédent.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
8. M. D se prévaut, d'une part, de la durée de sa présence en France depuis cinq ans où il a construit sa vie privée et familiale compte tenu de la naissance de son fils âgé de trois ans, de sa relation amoureuse avec Mme C depuis le mois de décembre 2021 et de la naissance de leur fille le 22 septembre 2022. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant se maintient irrégulièrement en France en dépit de la décision l'obligeant à quitter le territoire prise à son encontre le 16 septembre 2018 et a attendu le 18 janvier 2023 pour chercher à régulariser sa situation en déposant, sur le site internet " démarches-simplifiées.fr " de la préfecture de la Loire une pré-demande de premier titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". En outre, sa compagne, avec laquelle il ne vit pas, est également de nationalité malienne et ne dispose, à la date de la décision attaquée, d'aucun droit au séjour en France. M. D, qui s'est déclaré célibataire lors de l'audition réalisée le 13 février 2023 par les services de police, n'a pas la garde de sa fille, atteinte de trisomie 21, qui vit avec sa mère dans un foyer ni celle de son fils qui réside à Lyon avec sa mère, une ressortissante guinéenne titulaire d'un titre de séjour. De surcroît, si le requérant soutient participer à l'entretien et à l'éducation de ses deux jeunes enfants, il ne l'établit pas en se contentant de verser au débat deux mandats de transferts d'argent datés des 14 décembre 2020 et 19 janvier 2021 d'un montant respectif de 150 euros et de 162 euros adressés à Mme A, la mère de son fils, et un courrier adressé le 22 décembre 2022 à son domicile par deux médiatrices de parcours inclusif concernant la situation médicale de sa fille. Dans ces conditions, M. D ne démontre pas avoir ancré sa vie privée et familiale en France alors, au demeurant, qu'il ne soutient ni même n'allègue être dépourvu d'attaches dans son pays d'origine où résident son père et ses deux frères et où il a lui-même vécu l'essentiel de son existence. D'autre part, M. D fait état de son insertion professionnelle en France dès lors qu'il est locataire d'un logement et qu'il a suivi une formation dans le cadre d'un contrat en apprentissage, obtenu, en 2019, un CAP " maçon " et a continué à travailler pour le même employeur qui souhaite le recruter dans le cadre d'un contrat de travail à durée indéterminée. Il produit des fiches de salaire pour la période du 11 septembre 2017 au 1er novembre 2020 au titre d'un emploi d'apprenti maçon au sein de la société Menasri, une fiche de salaire pour le mois de juillet 2021 pour un emploi de maçon polyvalent et une promesse d'embauche pour un poste de maçon rédigée par le représentant de cette société le 15 février 2023 soit postérieurement à la décision attaquée. Ces éléments ne suffisent pas à démontrer une insertion socio-professionnelle ancrée et pérenne en France, M. D ayant en outre indiqué, lors de son audition par les services de police, n'avoir aucun revenu et vivre " de petits boulots ". Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, l'intéressé n'est pas fondé en l'espèce à soutenir que la décision litigieuse aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise, ni qu'elle aurait méconnu l'intérêt supérieur de ses enfants. Les moyens tirés de la violation des stipulations précitées doivent par suite être écartés.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
10. M. D s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour décider du principe et de la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prise à l'encontre du requérant, le préfet de la Loire s'est fondé sur les critères énumérés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, les éléments dont se prévaut M. D concernant sa vie privée et familiale, lesquels ont été analysés précédemment, ne constituent pas des circonstances humanitaires au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du même code qui pouvaient faire obstacles à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Dans ces conditions, le préfet de la Loire n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées en fixant à six mois la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé. Le préfet n'a pas davantage commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. D.
11. En dernier lieu, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale doit être, en l'absence de tout élément particulier tenant à cette décision, écarté par les mêmes motifs que ceux développés précédemment.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. D doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution de la part de l'administration. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par M. D doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'État, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement au conseil du requérant d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 février 2023.
La magistrate désignée,
C. E
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour exécution conforme,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026