lundi 20 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301161 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu la procédure suivante :
D une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement les 15 et 16 février 2023 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 17 février 2023, M. C B, représenté D Me Paquet, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 13 février 2023 D lesquelles le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen (SIS) pour la durée de l'interdiction de retour ;
3°) d'annuler la décision du 13 février 2023 D laquelle la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours et l'a astreint à se présenter deux fois D semaine à la brigade de gendarmerie de Dardilly ;
4°) d'enjoindre à l'autorité préfectorale :
- de lui délivrer un titre de séjour renouvelable dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de cent-cinquante euros D jour de retard, en application des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative, et de lui délivrer, dans l'attente de la fabrication de ce titre, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours sous la même condition d'astreinte ;
- à défaut, de réexaminer sa situation, en application de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant la procédure de réexamen dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cinquante euros D jour de retard en application des articles L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 911-2 du code de justice administrative ;
- dans tous les cas, de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le Système d'information Schengen dans le délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros D jour de retard, en application de l'article L. 911-1 du code de justice administrative ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros, à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou, s'il n'est pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de lui verser cette même somme sur le fondement du premier article.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation des faits et d'un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation ainsi que de la méconnaissance du droit d'être entendu qu'il tient du principe général du droit de l'Union européenne énoncé notamment à l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- elle méconnaît les articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est illégale, D voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est illégale, D voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- la décision portant assignation à résidence est illégale, D voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences au regard de l'objectif poursuivi.
D un mémoire en défense, enregistrés le17 février 2023, le préfet de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés D M. B ne sont pas fondés.
Des pièces ont été produites D la préfète du Rhône le 16 février 2023.
Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués D les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme A.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Collomb, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Paquet, représentant M. B qui conclut aux mêmes fins que la requête D les mêmes moyens et qui précise que le requérant a certes été entendu lors de son audition D les services de gendarmerie mais que le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen sérieux et complet de sa situation administrative dès lors, d'une part, que l'intéressé a bien indiqué avoir déposé une demande de rendez-vous auprès de la préfecture du Rhône afin de solliciter la délivrance d'un titre de séjour ; d'autre part, le requérant a également indiquer travailler en tant qu'agent d'entretien depuis six mois et être en mesure d'en justifier D la production de fiches de salaires or le préfet de la Côte-d'Or n'a pas fait mention de la situation professionnelle de M. B dans sa décision alors même que ce dernier travaille dans un secteur en tension ; elle soutient en outre que la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le préfet de la Côte-d'Or n'était ni présent, ni représenté.
La préfète du Rhône n'étant ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience conformément aux dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant kosovare, né le 21 mars 1984, déclare être entré sur le territoire français en 2013. Sa demande d'asile ayant été rejetée tant D l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 30 mai 2013, que D la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 8 avril 2014, il a fait l'objet de décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prises à son encontre le 4 juillet 2014. D des décisions du 13 février 2013, le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. D une décision du même jour la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours. M. B demande au tribunal de prononcer l'annulation de ces décisions du 13 février 2023.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
3. Pour obliger M. B à quitter le territoire français, le préfet de la Côte-d'Or, a relevé que l'intéressé s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour au titre de l'asile, qu'il s'est ensuite maintenu irrégulièrement sur le territoire national en dépit de la mesure d'éloignement prise à son encontre, que s'il déclare avoir " pris un rendez-vous en 2022 " afin de régulariser sa situation, il n'en apporte pas la preuve et qu'il s'est ainsi maintenu pendant plus de huit ans en situation irrégulière " sans entamer de démarches pour régulariser sa situation administrative ".
4. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B a déposé, le 1er juin 2021, une demande de rendez-vous auprès des services de la préfecture du Rhône D l'intermédiaire du site internet de l'Etat " démarche-simplifiées.fr " afin de solliciter son admission au séjour à titre exceptionnel sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. A l'appui de cette demande, M. B a joint une copie de son titre d'identité et un justificatif de domicile de moins de six mois. Le dossier, enregistré sous le numéro 4774359 était, à la date de la décision attaquée, en attente d'examen D la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture du Rhône afin que le requérant puisse procéder au dépôt de sa demande de titre et produire les justificatifs nécessaires au soutien de cette demande. Au surplus, il ressort des nombreuses pièces produites D M. B que ce dernier justifie de sa présence en France depuis le 8 mars 2013, soit depuis plus de 9 ans et onze mois à la date de la décision attaquée, auprès de son épouse, qui est arrivée en 2012, et de leur fille, née sur le territoire national le 25 mai 2015, et qui y est scolarisée depuis l'école maternelle. Le requérant, qui a déclaré lors de son audition D les services de la gendarmerie nationale le 13 février 2013, travailler depuis plus de six mois en qualité d'agent d'entretien, être rémunéré environ 1500 euros D mois et pouvoir en justifier D la production de fiches de salaires, verse au débat les contrats de travail à durée déterminée conclus avec la société AetD depuis le 17 mai 2022 ainsi que ses bulletins de salaires au titre de la période du 20 mai 2022 au 31 janvier 2023. Dans ces conditions, M. B est fondé à soutenir que le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen suffisamment complet et sérieux de sa situation personnelle avant de l'obliger à quitter le territoire français.
5. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision du 13 février 2023 D laquelle le préfet de la Côte-d'Or l'a obligé à quitter le territoire français ainsi que, D voie de conséquence, celles des décisions du même jour D lesquelles la même autorité lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'un durée d'un an et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement à fin de non-admission dans le SIS ainsi que décision du même jour D laquelle la préfète du Rhône l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
6. Selon les termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".
7. Le présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que la préfète du Rhône procède au réexamen de la situation de M. B sous couvert de l'autorisation provisoire de séjour prévue D les dispositions précitées de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D suite, il y a lieu d'enjoindre à l'autorité préfectorale, sur le fondement des dispositions de l'article L. 911-2 du code de justice administrative, de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et, dans l'attente, de délivrer au requérant une autorisation provisoire de séjour. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique :
8. M. B ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, son avocate peut se prévaloir des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Paquet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État et sous réserve de l'admission définitive de son client à l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'État le versement à Me Paquet de la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B D le bureau d'aide juridictionnelle, cette somme sera versée au requérant.
D E C I D E :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : L'arrêté du 13 février 2023 D lequel le préfet de la Côte-d'Or a obligé M. B à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, en l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement à fin de non-admission dans le SIS, est annulé.
Article 3 : L'arrêté du 13 février 2023 D laquelle la préfète du Rhône a assigné M. B à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours et l'a astreint à se présenter deux fois D semaine à la brigade de gendarmerie de Dardilly est annulé.
Article 4 : Il est enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la situation de M. B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et, dans l'attente de ce réexamen, de lui délivrer l'autorisation provisoire de séjour prévue D les dispositions de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Article 5 : Sous réserve de l'admission définitive de M. B à l'aide juridictionnelle et sous réserve que Me Paquet renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, ce dernier versera Me Paquet une somme de 1 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Dans le cas où l'aide juridictionnelle ne serait pas accordée à M. B D le bureau d'aide juridictionnelle, cette somme sera versée au requérant.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Paquet, au préfet de la Côte-d'Or et à la préfète du Rhône.
Rendu public D mise à disposition au greffe le 20 février 2023.
La magistrate désignée,
C. A
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or et à la préfète du Rhône en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour exécution conforme,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026