mardi 28 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2301442 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SELARL BAUDELET & PINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 février 2023, M. B A, représenté par Me Pinet, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision, la suspension de l'exécution de la décision du 20 décembre 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or a refusé de le réintégrer dans ses fonctions, suite à la présentation d'un test positif à la Covid-19, ensemble la décision du 7 février 2023 rejetant le recours gracieux qu'il avait formé à l'encontre de cette décision ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or de le réintégrer dans ses fonctions dans les 24 heures suivant la notification de l'ordonnance, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il y a urgence à suspendre l'exécution de la décision refusant de le réintégrer, dès lors que cette décision le prive de revenus, alors qu'il justifie de charges fixes incompressibles d'un montant mensuel de 795,68 euros, et qu'il doit en outre satisfaire des besoins incompressibles en alimentation et transports ; il est célibataire, vit de la solidarité familiale et se voit contraint de solliciter le revenu de solidarité active ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, prise en méconnaissance des dispositions de l'article 13 de la loi n° 2021-1040 du 5 août 2021, qui prévoit que l'agent peut justifier avoir satisfait à l'obligation vaccinale en présentant un certificat de rétablissement à la suite de la contamination par la Covid-19, pendant la durée de validité de ce certificat, de quatre mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative ;
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A demande la suspension de la décision du 20 décembre 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or a refusé de le réintégrer dans ses fonctions, suite à la présentation d'un test positif à la Covid-10, ensemble la décision du 7 février 2023 rejetant le recours gracieux qu'il avait formé à l'encontre de cette décision.
2. Aux termes du 1er alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ". Enfin l'article R. 522-1 de ce code dispose : " () A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ".
3. M. A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision du 20 décembre 2022 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or a refusé de le réintégrer dans ses fonctions, suite à la présentation d'un test positif à la Covid-19, ensemble la décision du 7 février 2023 rejetant le recours gracieux qu'il avait formé à l'encontre de cette décision. Toutefois, sa requête à fin de suspension n'est pas accompagnée de la copie de la requête distincte qu'il dit avoir formée et tendant à l'annulation des décisions en cause. Dans ces conditions, la requête de M. A ne répond pas aux exigences de l'article R. 522-1 du code de justice administrative et n'est, par suite, pas recevable.
4. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A, par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu d'admettre M. A, qui indique avoir présenté une demande d'aide juridictionnelle, au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au centre hospitalier de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or.
Fait à Lyon, le 28 février 2023.
Le juge des référés,
T. Besse
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026