jeudi 25 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2302917 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP JAKUBOWICZ & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 avril 2023, la société Invest et Associés, représentée par la SELARL Juge Fialaire Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 7 octobre 2022 par laquelle le maire de la commune de Montluel s'est opposé à la conformité des travaux réalisés sur l'immeuble situé 85 Grande rue à Montluel au permis de construire dont elle est titulaire depuis le 12 août 2020 et de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de la commune de Montluel sur son recours gracieux dirigé contre cette décision ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Montluel de lui délivrer une attestation de conformité des travaux réalisés sur l'immeuble situé 85 Grande rue à Montluel au permis de construire dont elle est titulaire depuis le 12 août 2020, dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Montluel une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2023, la commune de Montluel, représentée par l'association d'avocats Jakubowicz et Associés, conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête et au rejet du surplus des conclusions de la requête.
Elle fait valoir que, le 8 décembre 2023, le maire de la commune a retiré la décision litigieuse du 7 octobre 2022 et a attesté que n'avait pas été contestée la conformité des travaux réalisés sur l'immeuble situé 85 Grande rue à Montluel au permis de construire dont la société Invest et Associés est titulaire depuis le 12 août 2020.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; / () ".
2. Il est constant que, le 8 décembre 2023, postérieurement à l'introduction de la requête, le maire de la commune de Montluel a retiré sa décision du 7 octobre 2022 par laquelle il s'était opposé à la conformité des travaux réalisés sur l'immeuble situé 85 Grande rue à Montluel au permis de construire dont la société Invest et Associés est titulaire depuis le 12 août 2020 et a attesté que n'avait pas été contestée la conformité des travaux réalisés sur cet immeuble audit permis de construire. Par suite, sont devenues sans objet les conclusions de la société requérante tendant à l'annulation de la décision précitée du 7 octobre 2022 et de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le maire de la commune de Montluel sur son recours gracieux dirigé contre cette décision du 7 octobre 2022 et à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au maire de la commune de lui délivrer une attestation de conformité des travaux réalisés sur l'immeuble situé 85 Grande rue à Montluel au permis de construire dont elle est titulaire depuis le 12 août 2020. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la société Invest et Associés sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte de la requête de la société Invest et Associés.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société Invest et Associés est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Invest et Associés et à la commune de Montluel.
Fait à Lyon, le 25 janvier 2024.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à la préfète du l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026