vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2303460 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL BLT DROIT PUBLIC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 avril 2023, Mme A C, représentée par Me Mayer, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 mars 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier de Privas Ardèche l'a, dans l'intérêt du service, suspendue de ses fonctions de praticien hospitalier associé pour une durée maximale de trois mois ;
2°) d'enjoindre au directeur du centre hospitalier de Privas Ardèche, dans un délai de sept jours à compter de la notification du présent jugement et sous astreinte de 200 euros par jour de retard, de prononcer sa réintégration et de lui verser son traitement ainsi que les indemnités afférentes pour les mois de mars à avril 2023 ;
3°) de condamner le centre hospitalier de Privas Ardèche à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation des préjudices qui auraient résulté pour elle de la décision de suspension du 17 mars 2023 ;
4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Privas Ardèche une somme de 5 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme C soutient que :
- la décision du 17 mars 2023 est entachée d'incompétence ;
- cette décision n'a pas été précédée de l'avis du président de la commission médicale d'établissement, en méconnaissance de l'article R. 6152-93 du code de la santé publique ;
- cette décision est entachée d'irrégularité dès lors qu'elle n'a pas été précédée de l'information préalable du centre national de gestion et du directeur général de l'agence régionale de santé, en méconnaissance de l'article R. 6152-28 du code de la santé publique ;
- cette décision, qui est entachée d'erreurs de fait et n'est pas motivée par des circonstances exceptionnelles mettant en péril la continuité du service et la sécurité des patients, méconnaît les dispositions de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique ;
- cette décision constitue une sanction déguisée intervenue sans mise en œuvre d'une procédure disciplinaire, l'intention de la sanctionner est établie et cette décision l'empêche d'exercer, la prive de ses responsabilités et de ses indemnités, et porte atteinte à sa situation professionnelle dans l'optique de la présentation de son dossier à la commission du centre national de gestion ;
- cette décision révèle un harcèlement moral ainsi qu'une inégalité de traitement par rapport aux autres praticiens lauréats des épreuves de vérification des connaissances, qui vise à entraver son parcours de formation et à la contraindre de quitter son poste ;
- cette décision est entachée d'un détournement de pouvoir et de procédure.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 juillet 2024, le centre hospitalier de Privas Ardèche, représenté par Me Bonnet, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 4 octobre 2024 par une ordonnance du 4 septembre 2024.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Pouyet,
- les conclusions de Mme Fullana Thevenet, rapporteure publique,
- et les observations de Me Freger, représentant le centre hospitalier de Privas Ardèche.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne, est titulaire d'un diplôme de docteure en médecine délivré dans son pays d'origine. En vertu d'une convention en date du 23 décembre 2022, elle a été recrutée en qualité de praticien associé par le centre hospitalier de Privas Ardèche pour la période du 9 janvier 2023 au 8 janvier 2024 en vue d'accomplir un parcours de consolidation des compétences au sein du service court séjour gériatrique du pôle sanitaire et médico-social. Par décision du 17 mars 2023, le directeur du centre hospitalier l'a suspendue de ses fonctions, à titre conservatoire et dans l'intérêt du service, pour une durée maximale de trois mois. Mme C demande l'annulation de cette décision et le versement d'une indemnité en réparation des préjudices qui en aurait résulté pour elle.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision du 17 mars 2023 :
2. Aux termes de l'article R. 6152-901 du code de la santé publique : " Relèvent du statut des praticiens associés les praticiens qui, en vue d'exercer en France la profession de médecin, odontologiste ou pharmacien, sont tenus par le présent code ou par d'autres dispositions législatives ou réglementaires d'accomplir un parcours de consolidation des compétences () ". Selon l'article R. 6152-904 du même code : " Pour effectuer leur parcours de consolidation des compétences ou leur stage d'adaptation, les praticiens associés sont affectés dans un établissement de santé, selon le cas, par le directeur général du Centre national de gestion des praticiens hospitaliers et des personnels de direction de la fonction publique hospitalière ou par le directeur général de l'agence régionale de santé ". L'article R. 6152-906 du même code dispose que : " Les praticiens associés relèvent de leur établissement d'affectation pour les actes de gestion relatifs à la rémunération, au temps de travail, aux congés et à la discipline. () ". Aux termes de l'article R. 6152-931 du même code : " Dans l'intérêt du service, un praticien associé peut être suspendu de ses fonctions par décision du directeur de l'établissement d'affectation après avis du président de la commission médicale d'établissement, pour une durée maximale de trois mois. Lorsque l'intéressé fait l'objet de poursuites pénales, la suspension peut être prolongée pendant toute la durée de la procédure. Le directeur de l'établissement d'affectation en informe dans un délai de quinze jours l'agence régionale de santé et le Centre national de gestion. / En cas de suspension, le praticien associé conserve la totalité des émoluments prévus au 1° de l'article R. 6152-912 ".
3. Il ressort des termes de la décision attaquée que celle-ci a pour objet de prononcer la suspension à titre conservatoire, dans l'intérêt du service, et pour une durée maximale de trois mois, de Mme C, praticienne associée. Cette décision vise l'article R. 6152-931 précité relatif au pouvoir de suspension dans l'intérêt du service reconnu au directeur de l'établissement d'accueil du praticien associé, et reconnaît à Mme C le droit au maintien des émoluments prévus au 1° de l'article R. 6152-12 du code de la santé publique. Par conséquent, et en dépit de la mention de l'article L. 6143-7 du code de la santé publique dans les motifs de la décision attaquée, le directeur du centre hospitalier de Privas Ardèche doit être regardé comme ayant entendu mettre en œuvre les dispositions précitées, et non les pouvoirs généraux qu'il détient sur le personnel de l'établissement.
4. En premier lieu, si les actes administratifs doivent être pris selon les formes et conformément aux procédures prévues par les lois et règlements, un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
5. Il résulte des dispositions précitées que la décision de suspendre un praticien associé à titre conservatoire doit être précédée de l'avis du président de la commission médicale d'établissement. Si le centre hospitalier soutient que cet avis aurait été recueilli oralement dans le cadre d'échanges entre le directeur des ressources humaines et le président de la commission médicale d'établissement, cela ne ressort aucunement des pièces du dossier, en particulier des déclarations de ce dernier au cours de la séance du 5 mai 2023, relative à la procédure disciplinaire engagée à l'encontre de Mme C. Ainsi, l'absence d'avis formalisé par écrit ne permet ni de vérifier qu'il a effectivement été recueilli ni de connaître l'appréciation portée par le président de la commission médicale d'établissement sur la décision de suspension à titre conservatoire. Par suite, la requérante, qui a été privée d'une garantie, est fondée à soutenir que la décision attaquée a été rendue au terme d'une procédure irrégulière.
6. En second lieu, pour prononcer à l'encontre de Mme C une mesure de suspension à titre conservatoire, le directeur du centre hospitalier s'est fondé sur le fait qu'il aurait été constaté de sa part des refus récurrents de communication voire des propos agressifs à l'égard de ses pairs, un manque de communication quotidien avec les soignants, des arrivées tardives quotidiennes entre 9h30 et 9h45, des refus récurrents de rencontrer les familles afin de les informer de la prise en charge de leurs proches, le non-respect récurrent de la procédure de sortie, des absences irrégulières les 14 et 16 mars 2023, et des vols dans le réfrigérateur des patients.
7. Toutefois, d'une part, s'agissant des refus de communication avec ses pairs et des propos agressifs à leur égard, les pièces produites par le centre hospitalier ne permettent pas d'établir la réalité des faits retenus, le centre hospitalier se bornant à produire une " fiche évènement indésirable " en date du 15 mars 2023, qui n'est ni précise ni étayée d'éléments circonstanciés. S'agissant des deux absences irrégulières le 14 et le 16 mars 2023, il ressort des pièces du dossier qu'au cours de ces deux journées, Mme C était en déplacement au centre hospitalier de Valence dans le cadre d'une mise à disposition organisée avec le centre hospitalier de Privas Ardèche, dont elle avait préalablement - bien que tardivement - informé sa hiérarchie. Enfin, si le centre hospitalier verse plusieurs attestations d'aides-soignantes indiquant avoir aperçu Mme C prélever différentes denrées dans le réfrigérateur des patients le 9 mars, le 10 mars et le 17 mars, ces signalements ont été effectués dans un contexte de tension entre les agents du service et la requérante soutient, sans être sérieusement contredite par le centre hospitalier, qu'elle ne dispose pas d'un accès à ces réfrigérateurs.
8. D'autre part, en ce qui concerne les arrivées tardives de l'intéressée évoquées par la décision en litige, un tel fait ne peut être regardé comme établi au regard du seul rapport rédigé le 21 mars 2023, postérieurement à la décision attaquée, par une cadre de santé dont l'attitude à l'égard de la requérante avait donné lieu à un signalement de cette dernière évoquant de manière circonstanciée des agissements constitutifs de harcèlement moral. Par un second rapport du même jour, cette cadre de santé a également fait état de l'absence de rédaction de courriers de sortie s'agissant de deux patients, faits qui sont repris par la décision attaquée, et qui n'ont donné lieu à aucun avertissement ou rappel de la part du centre hospitalier. De même, si les parents de deux usagers se sont plaints de l'absence de disponibilité de Mme C et de son refus de les rencontrer pour les informer de la prise en charge de leurs parents, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces incidents, dont l'un a été signalé par courriel le 27 février 2023 alors que l'intéressée était en arrêt de travail, et l'autre par téléphone deux jours avant la décision attaquée, auraient été portés à la connaissance de Mme C afin qu'elle présente ses explications et que ses méthodes de travail soient corrigées le cas échéant dans le cadre de sa formation. A cet égard, il n'est pas contesté que Mme C, qui a commencé à exercer au sein du centre hospitalier le 9 janvier 2023 dans le cadre d'un parcours de consolidation des compétences, n'avait pas de médecin chef pour la superviser, et il ne ressort pas des pièces du dossier, et en particulier des échanges au cours de la séance du comité médical d'établissement du 5 mai 2023, qu'elle aurait bénéficié d'un encadrement pour exercer ses fonctions. La requérante verse également au dossier l'attestation du docteur B, médecin intérimaire qui a exercé aux côtés de Mme C en janvier 2023 qui décrit de manière développée son sérieux, et son " empathie profonde pour ses patients " ainsi que sa " confraternité et son honnêteté intellectuelle ", indiquant qu'elle était " très impliquée dans le suivi et le soin de ses patients ", et expliquant également que la requérante s'est " démenée " pour recueillir l'avis de spécialistes pour des patients, à l'hôpital ou à l'extérieur, ayant à cet égard des interactions avec les cardiologues ou un gastro-entérologue, et prenant le temps d'examiner, parfois à plusieurs reprises les patients dont les cas posaient des difficultés. Cette attestation évoque également l'attitude très respectueuse de Mme C avec tout le personnel soignant et les secrétaires, et précise que le docteur B avait toute confiance en elle.
9. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la décision attaquée a été prise alors que, quelques jours auparavant le 9 mars 2023, la requérante avait été délogée de manière brutale et précipitée du studio mis à sa disposition, pour être relogée dans une chambre dont les toilettes étaient bouchées et dégageaient une odeur nauséabonde, ce qu'elle a signalé par un courriel du 10 mars auquel il ne lui a jamais été répondu. Si les courriels de janvier 2023 lui indiquaient que la mise à disposition du studio en contrepartie d'un tarif préférentiel était prévue pour une durée de trois mois, l'arrivée de ce terme ne saurait expliquer les circonstances particulièrement brutales de ce changement d'hébergement. En outre, si le centre hospitalier indique que la récupération de ce studio était justifiée par l'intérêt du service, à savoir le fait de loger un couple de praticiens stagiaires, il ne verse au dossier qu'une convention concernant l'un des stagiaires et non son épouse, ainsi qu'une attestation d'hébergement qui ne la mentionne pas davantage. Enfin, par deux courriels du 6 et du 16 mars 2023, Mme C a signalé à sa hiérarchie une situation de mal-être avancée liée à un environnement professionnel qu'elle percevait comme hostile à son égard, compte tenu notamment de l'attitude de deux collègues précisément identifiées, et a demandé à ce que des mesures soient prises pour mettre fin à une situation décrite comme intolérable. Par un courriel du 6 mars, le directeur adjoint des ressources humaines lui a indiqué avoir pris compte ce signalement, sans qu'il ressorte des pièces du dossier que des mesures s'en soient suivies. S'agissant du second courriel du 16 mars 2023, il a été proposé à Mme C de se présenter le lendemain à 17h pour exposer ses griefs, soit à la date à laquelle la décision de suspension a été prise à l'encontre de la requérante.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les motifs qui fondent la décision attaquée, laquelle a été prise sans qu'aucun dialogue n'ait été mis en place par le centre hospitalier pour rectifier les erreurs de Mme C, en l'absence de tout accompagnement et de tout encadrement de celle-ci dans le cadre de sa formation, ne révèlent pas un intérêt du service justifiant qu'il soit prononcé à l'encontre de la requérante une mesure de suspension conservatoire en application des dispositions de l'article R. 6152-931 du code de la santé publique.
11. Par conséquent, il y a lieu, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, d'annuler la décision du 17 mars 2023 portant suspension à titre conservatoire de Mme C.
Sur les conclusions indemnitaires :
12. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ".
13. Contrairement à ce qu'imposent ces dispositions, Mme C n'a fait précéder ses conclusions indemnitaires d'aucune demande préalable directement adressée à l'administration. Dès lors, le centre hospitalier est fondé à lui opposer l'irrecevabilité de ces conclusions indemnitaires, qui ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
14. Il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de la requérante tendant à ce qu'il soit enjoint au centre hospitalier de prononcer sa réintégration dès lors qu'à la date du présent jugement, la mesure de suspension de Mme C a produit tous ses effets et qu'il ressort des pièces du dossier que l'intéressée a fait l'objet d'une mesure d'exclusion définitive en date du 20 juillet 2023.
15. En l'absence de service fait, aucune rémunération n'est due à l'intéressée durant la période de suspension à titre conservatoire. En tout état de cause, il ressort de la décision du 17 mars 2023 qu'en application des dispositions de l'article R. 6152-931 du code de la santé publique, la requérante a conservé le versement des émoluments prévus au 1° de l'article R. 6152-912 du même code. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte, à ce titre doivent être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
16. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par le centre hospitalier Privas Ardèche doivent être rejetées. En revanche, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 17 mars 2023 par laquelle le directeur du centre hospitalier Privas Ardèche a prononcé, pour une durée maximale de trois mois, la suspension de Mme C, est annulée.
Article 2 : Le centre hospitalier de Privas Ardèche versera à Mme C une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le jugement sera notifié à Mme A C et au centre hospitalier de Privas Ardèche.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Dèche, présidente,
Mme Journoud, conseillère,
Mme Pouyet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
La rapporteure,
C. Pouyet
La présidente,
P. Dèche
La greffière,
S. Hosni
La République mande et ordonne à la ministre de la santé et de l'accès aux soins en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026