LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2304585

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2304585

jeudi 28 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2304585
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantSELAS CABINET CHAMPAUZAC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 30 mai et 22 décembre 2023, M. B A, représenté par Me Brillat, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 2 décembre 2022 par lequel le maire de Peaugres a refusé de lui délivrer un permis de construire, ainsi que la décision du 31 mars 2023 rejetant son recours gracieux ;

2°) d'enjoindre au maire de Peaugres de lui délivrer l'autorisation d'urbanisme sollicitée dans le délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Peaugres la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision attaquée refusant de délivrer le permis d'aménager est entachée d'erreur de droit, le document d'orientation et d'objectifs (DOO) du schéma de cohérence territoriale (SCOT) des Rives du Rhône n'étant pas directement opposable aux autorisations d'urbanisme, même en cas d'illégalité du plan local d'urbanisme (PLU) ;

- la décision attaquée rejetant le recours gracieux est entachée d'erreur de droit, la surface du terrain d'assiette n'ayant pas à être prise en compte pour l'application des articles L. 142-1 et R. 142-1 du code de l'urbanisme ; il en résulte que le DOO du SCOT des Rives du Rhône est inopposable à l'autorisation d'urbanisme sollicitée ;

- elle est entachée d'erreur de fait quant à la surface de plancher créée par le lotissement projeté ; il en résulte que le DOO du SCOT des Rives du Rhône est inopposable à l'autorisation d'urbanisme sollicitée ;

- elle est entachée d'erreur d'appréciation dans l'application de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme et de l'article 3 du règlement annexé au PLU de Peaugres dès lors que la voie publique desservant le terrain d'assiette du projet est adaptée à ce dernier ;

- elle est entachée d'erreur de fait, le projet ayant été établi par un architecte ;

- le projet ne méconnaît pas l'emplacement réservé n°18 ;

- il ne méconnaît pas les dispositions de l'article 3 du règlement annexé au PLU de Peaugres relatives aux aires de retournement et aux aires de dépôt des ordures ménagères ;

- il ne méconnaît pas les dispositions combinées des articles AUc1 et AUc2 de ce règlement.

Par deux mémoires, enregistrés les 11 septembre 2023 et 2 février 2024, la commune de Peaugres, représentée par la SELAS Cabinet Champauzac, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- aucun des moyens soulevés n'est fondé ;

- aux motifs illégaux peuvent être substitués les motifs tirés de la méconnaissance de l'emplacement réservé n° 18, de l'article 3 du règlement annexé au PLU de Peaugres, en l'absence d'aire de retournement et d'aire de dépôt des ordures ménagères, et des dispositions combinées des articles AUc1 et AUc2 du règlement annexé au PLU de la commune.

Une ordonnance portant clôture immédiate de l'instruction a été émise le 20 février 2024 en application de l'article R. 611-1-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Flechet, rapporteure,

- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,

- les observations de Me Manzoni, substituant Me Brillat, représentant M. A, requérant,

- et celles de Me Lavisse, substituant Me Champauzac, représentant la commune de Peaugres.

Vu la note en délibéré, enregistrée le 26 mars 2024, présentée pour M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 22 novembre 2022, le maire de Peaugres a refusé de délivrer à M. A un permis d'aménager pour la création d'un lotissement de vingt-six lots sur un tènement situé au lieudit Gresseras. Par décision du 31 mars 2023, le maire de Peaugres a rejeté le recours gracieux formé par M. A contre cet arrêté en opposant trois nouveaux motifs. M. A demande l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 142-1 du code de l'urbanisme : " Sont compatibles avec le document d'orientation et d'objectifs du schéma de cohérence territoriale : () 4° Les opérations foncières et les opérations d'aménagement définies par décret en Conseil d'Etat ; () ". L'article R. 142-1 de ce code prévoit que : " Les opérations foncières et les opérations d'aménagement mentionnées au 4° de l'article L. 142-1 sont : () 3° Les lotissements, les remembrements réalisés par des associations foncières urbaines et les constructions soumises à autorisations, lorsque ces opérations ou constructions portent sur une surface de plancher de plus de 5 000 mètres carrés ; () ".

3. Il ressort des pièces du dossier, notamment des précisions apportées par la notice descriptive du projet et des mentions portées sur le formulaire Cerfa par le pétitionnaire, que si le terrain d'assiette du projet présente une surface de 46 995 m², la surface de plancher créée par le lotissement envisagé est de 4 940 m². A cet égard, la circonstance que le règlement du lotissement autorise, en plus des constructions à usage d'habitation, la réalisation d'annexes de type extension, de dépendances et de locaux techniques, ne permet pas de regarder le projet comme prévoyant une surface de plancher supérieure à celle indiquée au formulaire cerfa et reprise dans le tableau de répartition des surfaces annexé au règlement, de 4 940 m², comme indiqué précédemment. Par ailleurs, en opposant, non pas seulement la surface de plancher créée, mais également la superficie du terrain d'assiette, pour soumettre le projet à une exigence de compatibilité avec le document d'orientation et d'objectifs (DOO) du schéma de cohérence territoriale (SCOT), le maire de Peaugres a commis une erreur de droit, les dispositions précitées ne conditionnant pas l'exigence de compatibilité d'un lotissement avec le DOO d'un SCOT à un seuil de superficie du terrain d'assiette. Par suite, en opposant au projet son incompatibilité avec le DOO du SCOT des Rives du Rhône, le maire a entaché le nouveau motif opposé dans la décision de rejet du recours gracieux de M. A d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation.

4. En deuxième lieu, d'une part, en vertu d'un principe général, il incombe à l'autorité administrative de ne pas appliquer un règlement illégal. Ce principe trouve à s'appliquer, en l'absence même de toute décision juridictionnelle qui en aurait prononcé l'annulation ou les aurait déclarées illégales, lorsque les dispositions d'un document d'urbanisme, ou certaines d'entre elles si elles en sont divisibles, sont entachées d'illégalité, sauf si cette illégalité résulte de vices de forme ou de procédure qui ne peuvent plus être invoqués par voie d'exception en vertu de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme. Ces dispositions doivent ainsi être écartées, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, par l'autorité chargée de délivrer des certificats d'urbanisme ou des autorisations d'utilisation ou d'occupation des sols.

5. Selon les dispositions de l'article L. 131-4 du code de l'urbanisme, les plans locaux d'urbanisme doivent être compatibles avec les SCOT. Il résulte du principe énoncé au point précédent, qui implique qu'un règlement devenu illégal par suite d'un changement survenu dans les circonstances de droit ou de fait ne saurait être appliqué, que les prescriptions d'un plan local d'urbanisme (PLU) incompatibles avec les orientations d'un SCOT intervenu ultérieurement doivent être écartées.

6. D'autre part, en vertu des dispositions de l'article L. 600-12 de ce code, l'annulation ou la déclaration d'illégalité d'un PLU a pour effet de remettre en vigueur le plan immédiatement antérieur. Il en résulte que lorsque l'autorité chargée de délivrer des autorisations d'utilisation ou d'occupation des sols ne peut appliquer le document d'urbanisme en vigueur ou certaines de ses dispositions, il lui appartient de se fonder, pour statuer sur les demandes dont elle est saisie, sur les dispositions pertinentes du document immédiatement antérieur.

7. Il résulte des principes rappelés aux trois points précédents que, à supposer même que tout ou partie du PLU de Peaugres soit illégal en raison de son incompatibilité avec le SCOT des Rives du Rhône, cette circonstance ne saurait avoir pour effet de rendre ce dernier document directement opposable aux autorisations d'urbanisme. Par suite, en fondant le refus de permis d'aménager sur l'incompatibilité du projet de lotissement en litige avec le DOO du SCOT, alors même que ce projet n'entre pas dans le champ d'application de l'article L. 142-1 du code de l'urbanisme, le maire de Peaugres a commis une erreur de droit.

8. En troisième lieu, en vertu de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. / Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ". Aux termes de l'article 3 du règlement annexé au PLU de Peaugres : " ACCES ET VOIRIE : () Les terrains doivent être desservis par des voies, publiques ou privées, dans des conditions répondant à l'importance et à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles qui y sont édifiés, notamment en ce qui concerne la sécurité, la commodité de la circulation, des accès et des moyens d'approche permettant d'organiser les secours et la lutte efficace contre l'incendie. ".

9. Il ressort des pièces du dossier que l'accès au terrain du projet de lotissement en litige est prévu depuis la route des Maures. Le pétitionnaire, qui se prévaut d'une largeur de chaussée carrossable pour cette voie publique d'au moins 5 mètres, verse au débat plusieurs photographies dont il ne ressort pas qu'elle serait trop étroite pour permettre à deux véhicules de se croiser en toute sécurité. La commune de Peaugres, dont le maire a lui-même indiqué une largeur de voie de 5 mètres dans sa décision, ne remet pas sérieusement en cause les indications ainsi apportées en se bornant à produire une photographie d'une portion très limitée de la route des Maures, au droit de l'accès prévu par le projet, sur laquelle est indiquée une mesure de 3,95 mètres. A supposer même que cette mesure soit exacte, il ressort des pièces du dossier que l'accès projeté depuis la route des Maures est suffisamment large pour permettre aux véhicules circulant sur la voie publique de se croiser au niveau de ce passage plus étroit. Alors même que cette voie publique dessert une quinzaine de propriétés, il n'est pas établi qu'elle ne présenterait pas des dimensions et caractéristiques adaptées à l'accueil du flux supplémentaire de circulation impliqué par le projet et empêcherait une circulation fluide et sécurisée des véhicules, y compris s'agissant de ceux utilisés par les services d'incendie et de secours. Par suite, en opposant au projet la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, en tout état de cause inapplicables en l'espèce, la commune de Peaugres étant dotée d'un PLU, et de l'article 3 du règlement annexé au PLU en raison des caractéristiques de la route des Maures, le maire a entaché sa décision de rejet du recours gracieux d'une erreur d'appréciation.

10. Toutefois, aux termes de l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme : " La demande de permis d'aménager concernant un lotissement ne peut être instruite que si la personne qui désire entreprendre des travaux soumis à une autorisation a fait appel aux compétences nécessaires en matière d'architecture, d'urbanisme et de paysage pour établir le projet architectural, paysager et environnemental dont, pour les lotissements de surface de terrain à aménager supérieure à un seuil fixé par décret en Conseil d'Etat, celles d'un architecte au sens de l'article 9 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture ou celles d'un paysagiste concepteur au sens de l'article 174 de la loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages. ". Aux termes de l'article R. 441-4-2 du même code : " Le seuil mentionné à l'article L. 441-4 est fixé à deux mille cinq cents mètres carrés. ". Ces dispositions ne font pas obstacle à ce qu'un projet, même lorsque les dispositions de l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme imposent le recours à un architecte, qui doit alors signer les documents et plans qu'il réalise, soit élaboré par une équipe pluridisciplinaire associant d'autres professionnels de l'aménagement, de l'urbanisme et des paysages, tels que les géomètres-experts.

11. Il est constant que le projet en litige porte sur un lotissement dont le terrain à aménager présente une superficie de plus de 2 500 m². Cette demande se trouve ainsi soumise à l'obligation de recourir aux services d'un architecte pour établir le projet architectural, paysager et environnemental, en application des dispositions citées au point précédent. Si le pétitionnaire a certifié, en page 9 du formulaire Cerfa, qu'un architecte a participé à l'établissement du projet architectural, paysager et environnemental et a également renseigné les coordonnées de cet architecte, les pièces versées au débat qui composent le projet architectural, paysager et environnemental ne sont pas revêtues de la signature ou du cachet de cet architecte, lequel n'a pas même apposé sa signature ou son cachet sur le formulaire Cerfa. Par suite, le maire de Peaugres a pu, sans commettre d'erreur de fait, opposer au projet le motif tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 441-4 du code de l'urbanisme.

12. Il résulte de l'instruction que le maire de Peaugres aurait pris les mêmes décisions s'il n'avait retenu que ce seul motif. Par suite, les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte.

Sur les frais liés au litige :

13. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. A, partie perdante, la somme de 1 400 euros à payer à la commune de Peaugres au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées sur ce fondement par le requérant doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : M. A versera la somme de 1 400 euros à la commune de Peaugres sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Peaugres.

Délibéré après l'audience du 14 mars 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Marine Flechet, première conseillère,

Mme Marie Chapard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2024.

La rapporteure,

M. Flechet

Le président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

G. Reynaud

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions