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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2307621

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2307621

jeudi 23 novembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2307621
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantSCP ROBIN VERNET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 septembre 2023, et un mémoire en réplique enregistré le 9 novembre 2023, M. D C, représenté par la SCP Robin Vernet (Me Vernet), demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2023 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai ;

2°) de faire injonction à la préfète de l'Ain de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour en qualité de parent d'enfant malade ou une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou subsidiairement de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- son recours est recevable compte tenu du caractère erroné de la mention des voies et délais de recours ;

- les décisions ont été prises par une autorité incompétente ;

- il n'est pas justifié que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu un avis ;

- la décision de refus de séjour méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de refus de séjour méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision de refus de séjour méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la décision de refus de séjour méconnaît l'article 7 de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées ;

- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît le 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'article 7 de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- il est fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire ;

- il est fondé à exciper de l'illégalité des décisions lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision désignant le pays de destination ;

- la décision fixant le pays de destination méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire enregistré le 12 octobre 2023, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que la requête est irrecevable car tardive, la présentation par le requérant d'une demande d'aide juridictionnelle n'ayant pas été de nature à proroger le délai de recours contentieux, lequel était en l'espèce de quinze jours, la mesure portant obligation de quitter le territoire français ayant été prise sur le fondement du 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; l'erreur dans la mention des voies et délais de recours est à cet égard sans incidence.

La présidente du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle en date du 7 août 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée le 26 janvier 1990 ;

- la convention relative aux droits des personnes handicapées, signée le 30 mars 2007 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B,

- les observations de Me Lulé, substituant Me Vernet, représentant M. C.

La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant albanais né en 1988, est entré en France en octobre 2022, accompagné de son épouse et de ses deux enfants. Il a présenté une demande d'asile, qui a été rejetée le 27 janvier 2023 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides. Le 16 décembre 2022, il a également sollicité la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour, au regard de l'état de santé de son fils A. Par un arrêté du 23 juin 2023, la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à l'expiration de ce délai. M. C demande au tribunal d'annuler ces décisions.

Sur la légalité des décisions du 23 juin 2023 :

En ce qui concerne le moyen commun aux différentes décisions :

2. L'arrêté attaqué a été signé par Mme F E, directrice de la citoyenneté et de l'intégration à la préfecture de l'Ain, titulaire d'une délégation de signature à cet effet par un arrêté du 11 avril 2023 de la préfète de l'Ain, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, et accessible tant au juge qu'au parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manque en fait et doit être écarté.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre la décision de refus de séjour :

3. En premier lieu, la préfète de l'Ain ayant produit l'avis rendu le 7 juin 2023 par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, le moyen selon lequel la décision a été rendu sans avis préalable doit être écarté comme manquant en fait.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ". Aux termes de l'article L. 425-9 de ce code : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () ".

5. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays dont l'étranger est originaire et que si ce dernier y a effectivement accès. Toutefois, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.

6. Pour refuser de délivrer l'autorisation provisoire de séjour sollicitée, la préfète de l'Ain s'est approprié l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel si l'état de santé de l'enfant A C, né en 2018, nécessite des soins, le défaut de prise en charge de son état de santé ne devrait pas entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Elle a également ajouté, dans sa décision, que l'impossibilité pour l'enfant d'accéder à un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine n'était pas établie.

7. Il ressort des pièces du dossier que le fils du requérant manifeste d'importants troubles de la communication et du comportement, et le requérant fait valoir qu'il a été hospitalisé à deux reprises et qu'il a dû, alors, être alimenté par sonde naso-gastrique. Toutefois, les éléments médicaux produits, qui n'identifient d'ailleurs pas à ce stade de pathologie précise, l'enfant étant en cours de diagnostic, ne permettent pas de remettre en cause l'avis porté par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Il est vrai, ainsi que le fait valoir M. C, que ces certificats concluent en l'état à une forte probabilité que l'enfant présente un trouble sévère du spectre de l'autisme. Si l'enfant devrait alors avoir accès à un suivi pluridisciplinaire, associant l'orthophonie, la psychomotricité, la neuropédiatrie, et une aide humaine ou une prise en charge par un institut médico-éducatif, suivi dont M. C soutient qu'il ne serait pas disponible en Albanie, ce qui ne ressort au demeurant pas suffisamment des pièces du dossier, le requérant ne produit pas d'éléments permettant d'apprécier les conséquences pour l'enfant d'une telle absence d'accompagnement, à supposer qu'il souffre de ce handicap. Dans ces conditions, les éléments dont fait état M. C ne permettent pas de remettre en cause l'appréciation portée par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration selon lequel l'absence de prise en charge médicale ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Et aux termes de l'article 7-2 de la convention relative aux droits des personnes handicapées, visée ci-dessus : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants handicapés, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

9. M. C fait valoir que la scolarisation des enfants handicapés est difficile en Albanie, que le pays ne comporte pas suffisamment d'institutions en mesure d'accueillir ces enfants et que ceux-ci peuvent être victimes de discriminations. Toutefois, et alors d'ailleurs que n'est pas démontrée l'absence de possibilité de prise en charge ou de scolarisation, la circonstance que son enfant A bénéficierait en Albanie d'une prise en charge moins satisfaisante, dans des conditions pouvant nuire à son développement, ne permet pas en elle-même de caractériser une méconnaissance des stipulations citées au point précédent de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni de celles de la convention relative aux droits des personnes handicapées.

10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est entré en France moins d'un an avant la décision en litige et que son épouse a fait l'objet, le même jour d'une mesure d'éloignement. Il n'est pas démontré d'obstacle à ce que la cellule familiale puisse se reconstituer en Albanie et n'est pas plus démontré l'impossibilité pour M. C de mener une vie familiale normale dans son pays d'origine en raison de menaces auxquelles il serait exposé. Dans ces conditions, et malgré la situation de son enfant A, indiquée précédemment, la décision de refus de séjour ne porte pas au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle n'est pas, non plus, entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de séjour à l'appui de ses conclusions lui faisant obligation de quitter le territoire français.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".

14. M. C ne peut utilement se prévaloir de ce que la décision d'obligation de quitter le territoire français méconnaitrait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'invoque aucun élément relatif à son propre état de santé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

15. En troisième lieu, pour les motifs exposés aux points 9 et 11, et en l'absence d'argumentations distinctes, doivent être écartés les moyens selon lesquels la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, l'article 7 de la convention internationale relative aux droits des personnes handicapées et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

16. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions de refus de séjour et portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

18. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants ".

19. Pour les motifs précédemment exposés, le retour en Albanie de M. C, accompagné de son fils, ne peut être regardé comme exposant ce dernier à des traitements inhumains ou dégradants, qui résulteraient d'une insuffisance de prise en charge de son état de santé. Par ailleurs, les risques qu'expose le requérant, en cas de retour dans son pays, consécutivement à une aventure extraconjugale et aux violences et menaces subies de la part de la famille de son ancienne maîtresse ne sont pas établies. Par suite, le moyen doit être écarté.

20. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté du 23 juin 2023 de la préfète de l'Ain est entaché d'illégalité et à en demander l'annulation.

Sur l'injonction :

21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent également être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions dirigées à ce titre contre l'Etat, qui n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C et à la préfète de l'Ain.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 novembre 2023.

Le magistrat désigné,

T. B La greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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