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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2307670

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2307670

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2307670
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantALBISSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 septembre 2023, Mme P Q et M. N C, M. A H et Mme L B, M. R O et Mme M O, M. J E et Mme F E, M. G D et Mme I D, la sixième nommée ayant la qualité de représentante unique pour l'application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, représentés par Me Valérie Revol, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le maire de Lentilly a accordé à la SCCV HPL Montessuy un permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier de 24 logements, ainsi que la décision du 9 juillet 2023 de rejet de leur recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Lentilly la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- ils justifient d'un intérêt pour agir ;

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- le permis de construire attaqué a été délivré sur la base d'un dossier de demande incomplet et entaché d'erreurs ;

- le projet méconnaît l'article Ub 3 du règlement annexé au plan local d'urbanisme de Lentilly ;

- il méconnaît l'article Ub 4 de ce règlement ;

- il méconnaît l'article Ub 6 de ce règlement ;

- il méconnaît l'article Ub 11 de ce règlement ;

- il porte atteinte aux éléments du patrimoine bâti à préserver identifiés par le plan local d'urbanisme et situés à proximité du terrain d'assiette.

Par un mémoire enregistré le 13 octobre 2023, Mme Q et M. C déclarent se désister de leur action et de l'instance.

Par un mémoire, enregistré le 30 mai 2024, la commune de Lentilly, représentée par Me Albisson, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 5 000 euros soit mise à la charge solidaire de M. A H et Mme L B, de M. et Mme O, de M. J et Mme E et de M. et Mme D en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par ordonnance du 8 juillet 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 19 août 2024 à 16 h 30.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Flechet, rapporteure,

- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,

- les observations de Me Revol, représentant Mme O et autres, requérants,

- et les observations de Me Albisson, représentant la commune de Lentilly.

Considérant ce qui suit :

1. Le 7 octobre 2022, la SCCV HPL Montessuy a déposé en mairie de Lentilly une demande de permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier de 24 logements. L'autorisation d'urbanisme a été délivrée par le maire le 8 mars 2023. Mme Q et M. C, M. H et Mme B, M. et Mme O, M. et Mme E et M. et Mme D, voisins du projet, demandent au tribunal d'annuler cet arrêté, ainsi que la décision du 9 juillet 2023 de rejet de leur recours gracieux.

Sur le désistement partiel :

2. Le désistement d'instance et d'action de Mme Q et M. C est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire () est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () ". Aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". En application de l'article L. 2131-1 de ce code : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. () Le maire certifie, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. ".

4. Le permis de construire en litige a été signé par M. K, adjoint délégué, en vertu d'une délégation de fonctions et de signature du maire de Lentilly datée du 18 juillet 2020, consentie notamment à cet effet. L'arrêté de délégation a été transmis aux services de la préfecture le 23 juillet 2020 et affiché, selon les mentions non contestées apposées sur l'acte, du 23 juillet au 23 septembre, période dont il n'est pas allégué qu'elle ne correspondrait pas à l'année 2020. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit donc être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-6 du code de l'urbanisme : " Lorsque le terrain d'assiette comporte des constructions, la demande précise leur destination, par référence aux différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28, leur surface de plancher et indique si ces constructions sont destinées à être maintenues et si leur destination ou sous-destination est modifiée par le projet. ". Selon l'article R. 431-8 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / () / Lorsque le projet est situé dans une zone inondable délimitée par un plan de prévention des risques, les cotes du plan de masse sont rattachées au système altimétrique de référence de ce plan. ". En vertu de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / () ".

6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

7. Si le formulaire Cerfa mentionne uniquement que la surface de plancher existante supprimée est à destination d'habitation, alors que les constructions existantes à démolir se composent également de locaux à destination agricole, la notice descriptive indique que le terrain d'assiette comprend des hangars agricoles et des cabanons de stockage. Le volet paysager joint à la demande mentionne également que le terrain d'assiette est occupé par une exploitation agricole et il ressort du dossier de demande de permis de construire que la démolition de l'ensemble des bâtiments existants sur le terrain d'assiette est prévue. Par suite, les inexactitudes entachant le dossier de demande de permis de construire quant à la destination de la surface de plancher supprimée n'ont pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. En outre, contrairement à ce qu'allèguent les requérants, le terrain naturel avant travaux est matérialisé sur les plans de façade, à l'échelle, au droit de chaque façade. Les dispositions du code de l'urbanisme n'imposent pas d'indiquer sur le plan de masse ou les plans de coupe les cotes NGF du terrain naturel, dont la déclivité peut en l'espèce être appréciée grâce à son tracé sur les plans. La hauteur des constructions projetées, tant à l'égout du toit qu'au faîtage, peut ainsi être déterminée. Par ailleurs, il n'apparaît pas que le document graphique d'insertion joint à la demande présenterait une vue tronquée du projet, en particulier s'agissant de la hauteur du bâtiment envisagé, laquelle peut au demeurant être appréciée grâce aux plans contenus dans la demande de permis, comme précédemment exposé. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la prise en compte, indiquée par la notice hydraulique, " du règlement du zonage pluvial de la commune ", dans sa version annulée par une décision de justice, aurait faussé l'appréciation du service instructeur au regard de la réglementation en vigueur à la date de la décision attaquée, compte tenu de cette annulation. Par suite, le moyen tiré du caractère erroné et incomplet de la demande de permis de construire doit être écarté en toutes ses branches.

8. En troisième lieu, aux termes de l'article Ub 3 du règlement annexé au plan local d'urbanisme (PLU) de Lentilly : " ACCES : () / 4) Les accès automobiles (portails, garages) devront être aménagés avec un retrait de façon à permettre le stationnement du véhicule hors du domaine public sauf en cas d'impossibilité technique et sauf dans les quartiers anciens où les constructions sont implantées à l'alignement. / () VOIRIE : Les voies publiques ou privées destinées à accéder aux constructions doivent avoir des caractéristiques techniques adaptées aux usages qu'elles supportent, aux opérations qu'elles doivent desservir et notamment à l'approche du matériel de lutte contre l'incendie, comme aux véhicules de service. / () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que l'accès réservés aux véhicules sera situé au droit de l'impasse du Vally, dans l'angle sud-ouest du terrain d'assiette, sur une portion où la chaussée présente une largeur d'environ 2,90 mètres. L'implantation de la construction projetée étant prévue en retrait de l'alignement, avec la réalisation d'une plateforme de 5 mètres de long sur 5 mètres de large située avant la rampe conduisant aux stationnements en sous-sol, la configuration de l'accès, qui présentera également une largeur de 5 mètres et ne sera pas fermé par un portail, permettra l'entrée et la sortie simultanées des véhicules, tout en garantissant de bonnes conditions de visibilité aux usagers de cet accès. Les requérants ne sont dès lors pas fondés à soutenir que le projet génèrera des manœuvres et embouteillages sur la voie publique. Par ailleurs, ils ne peuvent utilement faire valoir que la configuration de l'accès est inadaptée au stationnement temporaire des véhicules de services, les dispositions précitées de l'article Ub 3 relative à l'accès n'ayant pas pour objet de réglementer un tel usage.

10. Si le projet litigieux sera desservi par l'impasse du Vally, toutefois, le terrain d'assiette étant situé à l'angle formé par cette impasse et le chemin du Bricollet, l'accès sera à proximité du carrefour formé par ces deux voies. Il ressort des pièces du dossier que, sur la portion de 40 mètres à emprunter pour rejoindre, depuis ce carrefour, l'accès ainsi projeté, la chaussée présente une largeur de moins de 3 mètres, ne permettant pas le croisement des véhicules, sur seulement une vingtaine de mètres, la configuration du reste de la voie de desserte permettant quant à elle le croisement des véhicules, en particulier grâce à l'espace existant au droit de la parcelle cadastrée section CA n° 52, dont il ressort des pièces du dossier, notamment de l'extrait de cadastre, qu'il constitue un accessoire de la voie publique. Le projet prévoit en outre de supprimer le mur existant à l'alignement de cette impasse pour créer sur le terrain d'assiette, en limite séparative, un chemin pour les piétons d'une largeur de 1,30 mètre. Dans ces conditions, et compte tenu en particulier de la faible longueur de la portion de voie de desserte du projet présentant une largeur de moins de trois mètres, le permis de construire attaqué ne méconnaît pas les dispositions de l'article Ub 3 du règlement relatives à la voirie.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article Ub 4 du règlement annexé au PLU de Lentilly : " () Eaux pluviales : Les réseaux internes aux opérations de lotissements, ZAC, doivent obligatoirement être de type séparatif. / Toute surface imperméabilisée par l'aménagement et la construction (terrasse, toiture, voirie) doit être compensée par un système de gestion des eaux de ruissellement sur le tènement de l'opération : les eaux de ruissellement seront soit infiltrées sur la parcelle (le rejet doit être prévu et adapté au milieu récepteur) soit stockées dans des ouvrages de façon à ralentir le rejet, soit les deux. L'ensemble du dispositif doit être conçu de façon à ce que le débit généré après l'aménagement soit équivalent à ce qu'il était avant l'aménagement. / Les canalisations de surverse et de débit de fuite doivent être dirigées : dans le réseau d'eau pluviale s'il existe ou- dans le fossé, caniveau ou le ruisseau en l'absence de réseau collectif. / () ".

12. D'abord, en se bornant à soutenir que, compte tenu de l'importante superficie des toitures, conjuguée à l'imperméabilisation des sols, " il est difficile de croire " que le débit des eaux de ruissellement sera équivalent à l'existant, les requérants n'établissent pas que le débit de rejet des eaux pluviales du projet dépassera le débit existant. Ensuite, les dispositions précitées n'interdisent pas que, comme le prévoit le projet, les eaux pluviales soient rejetées au réseau public unitaire existant, lequel est destiné à collecter tant les eaux usées que les eaux pluviales. Enfin, les requérants ne peuvent utilement soutenir qu'il n'est pas établi que le bassin de rétention non infiltrant prévu sera conforme au protocole de lutte contre le moustique tigre, ce protocole ne relevant pas de la réglementation urbanistique dont le respect est contrôlé par le maire lors de la délivrance d'une autorisation d'urbanisme.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article Ub 6 du règlement annexé au PLU de Lentilly : " Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques : Dans une bande de 10 mètres à compter de l'alignement de la voie et sauf indication contraire portée au plan, les constructions doivent être édifiées avec une organisation d'ensemble cohérente notamment en façade sur rue, avec une façade de la construction comprise dans une bande de 0 à 5 mètres de l'alignement ". Ce règlement précise que : " L'alignement est la limite séparative d'une voie publique et des propriétés riveraines quelle que soit la régularité de son tracé. ".

14. Il résulte de ces dispositions que l'obligation d'implantation de la façade de la construction dans une bande de 5 mètres depuis l'alignement doit être entendue comme s'imposant, non pas à chaque pan de cette façade, mais à la majeure partie de celle-ci, afin de présenter une organisation d'ensemble cohérente de la façade sur rue. Par suite, la circonstance qu'en l'espèce, le hall d'entrée, qui ne représente qu'une portion réduite de la façade sur rue, soit implanté à plus de 5 mètres de l'alignement, ne permet pas de caractériser une méconnaissance par le projet de l'article Ub 6 du règlement du PLU.

15. En sixième lieu, aux termes de l'article Ub 11 du règlement annexé au PLU de Lentilly : " - Aspect extérieur - Aménagement des abords : Se reporter au Titre VI - Aspect extérieur des constructions. ". L'article 11 du titre VI de ce règlement dispose que : " ARTICLE 11 - ASPECT EXTERIEUR DES CONSTRUCTIONS. / 11.1) Prescriptions générales applicables à toutes les constructions. 11.1.1/ Aspect. L'aspect et l'implantation des constructions (y compris les piscines et vérandas) doivent être en harmonie avec le paysage naturel ou bâti existant. / ()11.1.2 - Enduits et couleurs des façades. () Toute construction d'habitation ayant une façade de plus de 20 m de long devra être recoupée dans la volumétrie. / 11.2.1 Toitures (pentes). () Les toitures terrasses doivent s'intégrer dans une cohérence architecturale et seront de préférence végétalisées quand elles ne sont pas accessibles. / () ".

16. Il ressort des pièces du dossier que l'environnement bâti du projet litigieux se compose de maisons individuelles, mais également d'anciens corps de ferme d'une volumétrie imposante, dont certains comportent deux étages. Ce projet, qui consiste à réaliser un bâtiment collectif de deux niveaux au-dessus du rez-de-chaussée, ne crée pas une rupture au regard de la taille des constructions voisines. Par ailleurs, contrairement à ce que soutiennent les requérants, la façade nord du projet, d'une longueur de 25 mètres, est recoupée dans sa volumétrie par deux bandes, dont l'une en retrait, de teinte plus foncée que le reste de la façade. Enfin, les requérants ne peuvent utilement soutenir que le projet méconnaît les dispositions précitées de l'article 11.2.1 relatives à la végétalisation des toitures terrasses non accessibles, qui ne présentent pas un caractère prescriptif. Dans ces conditions, en délivrant l'autorisation demandée, le maire de Lentilly n'a pas méconnu l'article Ub 11 du règlement du PLU.

17. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 10, et en tout état de cause, les requérants ne peuvent utilement soutenir que deux des éléments remarquables identifiés par le PLU, situés face au terrain d'assiette du projet, de l'autre côté de l'impasse Vally, risquent d'être détériorés par les manœuvres des véhicules accédant au projet.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par les requérants à fin d'annulation de l'arrêté du 8 mars 2023 par lequel le maire de Lentilly a accordé à la SCCV HPL Montessuy un permis de construire pour la réalisation d'un ensemble immobilier de 24 logements, ainsi que de la décision du 9 juillet 2023 de rejet de leur recours gracieux, doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge solidaire de M. H et Mme B, M. et Mme O, M. et Mme E ainsi que M. et Mme D, parties perdantes, le versement à la commune de Lentilly d'une somme de 1 400 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Ces mêmes dispositions font en revanche obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par les requérants sur ce même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance et d'action de Mme Q et M. C.

Article 2 : Les conclusions de la requête présentées par M. H et Mme B, M. et Mme O, M. et Mme E ainsi que M. et Mme D sont rejetées.

Article 3 : M. H et Mme B, M. et Mme O, M. et Mme E ainsi que M.et Mme D verseront solidairement à la commune de Lentilly la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme M O, représentante unique des requérants, à la commune de Lentilly et à la SCCV HPL Montessuy.

Délibéré après l'audience du 17 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Marine Flechet, première conseillère,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2024.

La rapporteure,

M. Flechet

Le président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

G. Reynaud

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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