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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2307684

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2307684

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2307684
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème chambre
Avocat requérantSCP COUDERC ZOUINE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés respectivement les 14 septembre 2023, 8 novembre 2023 et 26 septembre 2024, M. A B, représenté par la SCP Couderc-Zouine (Me Couderc), demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions implicites par lesquelles la préfète du Rhône a refusé d'abroger les décisions du 31 août 2022 par lesquelles elle l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;

2°) d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Rhône a rejeté son recours gracieux formé à l'encontre de sa décision du 25 mai 2023 refusant de lui délivrer un rendez-vous afin d'enregistrer sa demande de titre de séjour, ensemble la décision du 25 mai 2023 refusant de lui octroyer ce rendez-vous ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir, à titre principal, de lui fixer un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande de rendez-vous ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Couderc renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions refusant d'abroger les décisions du 31 août 2022 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration, dès lors que l'administration était tenue d'abroger expressément les décisions attaquées car il s'est prévalu d'éléments nouveaux déterminants dans l'appréciation de son droit au séjour ;

- elles portent atteinte à son droit de mener une vie privée et familiale normale, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au regard de son état de santé ;

- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle.

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions relatives au refus de rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour :

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

La procédure a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit d'observations en défense, malgré une mise en demeure en ce sens envoyée le 19 mars 2024.

Par lettre du 8 octobre 2024, le tribunal a informé les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur l'irrecevabilité soulevée d'office des conclusions tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de la demande d'abrogation de la décision d'interdiction de retour sur le territoire, dès lors qu'en vertu du deuxième alinéa de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un étranger n'est recevable à solliciter l'abrogation d'une interdiction de retour sur le territoire français que s'il justifie résider hors de France à la date où il saisit le juge administratif.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 août 2023.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à 1'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Le Roux, conseillère.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant géorgien né le 3 septembre 1974, déclare être entré en France en 2021, sans pouvoir justifier d'une entrée régulière. Le 29 novembre 2021, il a présenté une demande de reconnaissance de la qualité de réfugié, qui a été rejetée par une décision du directeur général de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 11 mars 2022, confirmée par un arrêt de la Cour nationale du droit d'asile. Le 31 août 2022, il a fait l'objet d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixant son pays d'origine ou tout pays pour lequel il établit être légalement admissible comme pays de destination et lui faisant interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois. Par un courrier du 21 juillet 2023, reçu le 25 juillet suivant, il a demandé à la préfète du Rhône d'abroger les décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et lui faisant interdiction de retourner sur le territoire français pour une durée de six mois, et a également formé un recours gracieux à l'encontre de la décision du 25 mai 2023 refusant de lui octroyer un rendez-vous afin de déposer une nouvelle demande de titre de séjour. La préfète du Rhône a implicitement rejeté l'ensemble de ces demandes. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler les décisions implicites de rejet de ses demandes d'abrogation et de son recours gracieux à l'encontre de la décision du 25 mai 2023, ainsi que la décision du 25 mai 2023 refusant de lui octroyer un rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision implicite refusant d'abroger la décision du 31 août 2022 prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :

2. Aux termes de l'article L. 613-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut à tout moment abroger l'interdiction de retour. / Lorsque l'étranger sollicite l'abrogation de l'interdiction de retour, sa demande n'est recevable que s'il justifie résider hors de France. Cette condition ne s'applique pas : 1° Pendant le temps où l'étranger purge en France une peine d'emprisonnement ferme ; / 2° Lorsque l'étranger fait l'objet d'une mesure d'assignation à résidence prise en application des articles L. 731-1 ou L. 731-3. ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'un étranger est recevable à demander l'annulation d'une décision refusant d'abroger une décision obligeant à quitter le territoire français sans qu'y fasse obstacle la circonstance que l'obligation de quitter le territoire français est assortie d'une interdiction de retour sur ce territoire. En revanche, un étranger n'est pas recevable à demander l'annulation de la décision refusant d'abroger une interdiction de retour sur le territoire français s'il ne justifie pas résider hors de France à la date où il saisit le juge administratif.

4. Il ressort des pièces du dossier, et n'est d'ailleurs pas contesté, que M. B résidait sur le territoire français à la date d'enregistrement de sa requête. Dans ces conditions, les conclusions de la requête tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de Rhône a refusé d'abroger la décision portant interdiction de retour d'une durée de six mois prononcée à son encontre le 31 août 2022 ne sont pas recevables et ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.

En ce qui concerne la décision implicite refusant d'abroger la décision du 31 août 2022 portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration : " () L'administration est tenue d'abroger expressément un acte non réglementaire non créateur de droits devenu illégal ou sans objet en raison de circonstances de droit ou de fait postérieures à son édiction, sauf à ce que l'illégalité ait cessé. ". Il appartient à tout intéressé de demander à l'autorité compétente de procéder à l'abrogation d'une décision illégale non réglementaire qui n'a pas créé de droits, si cette décision est devenue illégale à la suite de changements dans les circonstances de droit ou de fait postérieurs à son édiction. A cet égard, si l'étranger, qui s'y croit fondé, peut demander à l'autorité administrative, sans condition de délai, l'abrogation d'une obligation de quitter le territoire français, il lui appartient de démontrer qu'un changement de circonstances de fait ou de la réglementation applicable est de nature à emporter des conséquences sur l'appréciation des droits ou prétentions en litige.

6. Pour contester la décision implicite de refus d'abrogation de la décision portant obligation de quitter le territoire français, M. B se prévaut tout d'abord de la conclusion d'un pacte civil de solidarité avec sa compagne, de nationalité française, le 5 octobre 2022. Toutefois, alors que M. B ne conteste pas les termes de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 31 août 2022, selon lesquels il avait déclaré être célibataire à cette époque, il ressort des divers documents qu'il produit qu'il n'établit une résidence commune avec sa compagne qu'à compter du mois de janvier 2023. Par suite, la relation avec une ressortissante française dont fait état le requérant, et qui n'est pas de nature à lui conférer un titre de séjour de plein droit, était particulièrement récente à la date de naissance de la décision attaquée, et cette circonstance n'est pas de nature à rendre illégale la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai adoptée à son encontre le 31 août 2022. Par ailleurs, le certificat médical qu'il produit fait état, dans des termes très généraux et non circonstanciés, de son suivi médical régulier pour une affection de longue durée et ne permet pas, à lui seul, de justifier d'un changement de circonstances de fait de nature à rendre illégale la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai adoptée à son encontre. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. En l'espèce, pour les mêmes motifs que ceux développés au point 6, et en l'absence d'argumentation distincte sur ce point, le préfet n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, au regard des motifs de la décision contestée. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, dès lors, être écarté.

9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".

10. En se bornant à produire un certificat médical faisant état, dans des termes très généraux et non circonstanciés, de son suivi médical régulier pour une affection de longue durée, M. B n'établit pas suffisamment que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir, pour lui, des conséquences d'une exceptionnelle gravité. En tout état de cause, il ne produit aucun élément établissant qu'il ne pourrait pas bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays de renvoi. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaîtrait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

11. En quatrième lieu, et alors que le requérant n'a pas sollicité la communication des motifs de la décision attaquée, il ne résulte pas de la seule circonstance que le préfet ait implicitement rejeté la demande d'abrogation de M. B qu'il n'aurait pas procédé à un examen particulier de sa demande.

En ce qui concerne les décisions relatives au refus de rendez-vous pour le dépôt d'une demande de titre de séjour :

12. Les articles R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile organisent la procédure d'examen des demandes de titres de séjour. Ainsi, en vertu de l'article R. 431-2 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. () ". A cet égard, l'arrêté du 27 avril 2021, pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice, codifié à l'annexe 9 de ce code, n'inclut pas, dans la liste des catégories de titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un tel téléservice, les demandes de carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " présentées sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les demandes d'admission exceptionnelle au séjour présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 de ce code. Selon l'article R. 431-3 du même code, les demandes de titre de séjour qui n'entrent pas dans le champ d'application de l'article R. 431-2 doivent être déposées, soit en préfecture ou dans les lieux désignés par le préfet de département, soit par voie postale dans l'hypothèse où l'autorité administrative l'aurait autorisée pour des catégories de titre déterminées. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. () ". Selon les termes de l'article R. 431-13 de ce code : " La durée de validité du récépissé mentionné à l'article R. 431-12 ne peut être inférieure à un mois. Il peut être renouvelé. ".

13. Il résulte de ces dispositions qu'en dehors du cas d'une demande à caractère abusif ou dilatoire, l'autorité administrative chargée d'instruire une demande de titre de séjour ne peut refuser de le faire que si le dossier présenté à l'appui de cette demande est incomplet. Le caractère abusif ou dilatoire de la demande doit s'apprécier compte tenu d'éléments circonstanciés. Le simple fait que l'étranger soit sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français exécutoire ne suffit pas à le caractériser.

14. Il ressort des termes de la décision du 25 mai 2023 que la préfète du Rhône a refusé de fixer un rendez-vous en préfecture à M. B afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour au motif qu'il avait fait l'objet d'une précédente décision de refus de délivrance d'un titre de séjour, assortie d'une obligation de quitter le territoire français. Toutefois, ce seul motif ne suffit pas à caractériser le caractère abusif ou dilatoire de la demande de rendez-vous de M. B, qui n'a pas pu se présenter en préfecture en vue de l'enregistrement de son dossier de demande de titre de séjour. Par suite, dès lors que seul le caractère abusif ou dilatoire de la demande pouvait permettre à l'autorité préfectorale de la rejeter, M. B est fondé à soutenir que la décision du 25 mai 2023 refusant de lui délivrer un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour est entachée d'une erreur de droit.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de la décision du 25 mai 2023 refusant de lui délivrer un rendez-vous afin de déposer sa demande de titre de séjour, ainsi que, par voie de conséquence, du rejet implicite de son recours gracieux contre cette décision.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

16. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public () prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".

17. L'annulation prononcée ci-dessus implique qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de fixer à M. B une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement. En revanche, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par le requérant.

Sur les frais liés au litige :

18. M. B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Couderc, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à celui-ci de la somme de 1 000 euros au titre des frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La décision du 25 mai 2023 refusant de délivrer un rendez-vous à M. B afin de déposer sa demande de titre de séjour, ainsi que le rejet implicite du recours gracieux contre cette décision, sont annulés.

Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Rhône de fixer à M. B une date de rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 000 (mille) euros à Me Couderc, conseil de M. B, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 16 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Bour, présidente,

Mme Jorda, conseillère,

Mme Le Roux, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 novembre 2024.

La rapporteure,

J. Le Roux La présidente,

A-S. Bour

La greffière,

C. Touja

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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