vendredi 22 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2307863 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | BECHAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 et 21 septembre 2023, M. C A demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 septembre 2023 par lequel la préfète de l'Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, et l'a assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et dans l'attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour son conseil de renoncer à la part contributive de l'État.
M. A soutient que :
- l'arrêté a été signé par une personne qui ne disposait pas d'une délégation régulière de signature ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen personnel de sa situation ;
- la préfète a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la préfète a méconnu les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire ;
- elle méconnait les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné ;
- la préfète a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle ;
- la décision portant signalement aux fins de non-admission dans le système d'information " Schengen " doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions précédentes ;
En ce qui concerne la décision l'assignant à résidence :
- elle est insuffisamment motivée ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen effectif et particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.
Un mémoire en défense a été enregistré le 22 septembre 2023 pour la préfète de l'Ain, qui conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertolo, magistrat désigné ;
- les observations de Me Pinhel, représentant M. A, qui fait valoir qu'il n'est pas démontré que Mme D était effectivement absente ou empêchée et que M. B était dès lors compétent ; elle renvoie pour le reste aux moyens développés dans ses écritures.
La préfète de l'Ain n'étant ni présente ni représentée.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C A, ressortissant sénégalais né le 20 août 1992, demande l'annulation de l'arrêté du 18 septembre 2023 par lequel la préfète de l'Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois, et l'assigné à résidence dans ce département pour une durée de 45 jours ;
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur le surplus des conclusions :
3. La décision attaquée a été signé par M. E B, chef du bureau de l'éloignement et du contentieux, qui dispose d'une délégation de compétence en cas d'absence ou d'empêchement de Mme F D, directrice de la citoyenneté et de l'intégration de la préfecture de l'Ain, en vertu d'un arrêté édicté par la préfète de l'Ain le 1er septembre 2023 publié au recueil des actes administratifs du même jour. Dès lors qu'il n'est pas démontré que Mme D n'aurait pas été absente ou empêchée à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision, qui manque en fait, doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, la décision attaquée précise les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et notamment les circonstances que M. A n'a qu'une durée réduite de présence en France, que ses demandes d'asile et d'admission au séjour ont été définitivement rejetées, et qu'il a exercé une activité professionnelle en se prévalent d'une carte d'identité frauduleuse. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que la préfète de l'Ain se serait abstenue d'examiner la situation personnelle de M. A. Par suite, cette décision, qui ne devait pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, satisfait aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
5. En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A est entré irrégulièrement en France le 2 février 2019. Sa demande d'asile, déposée le 10 juin 2020, a été définitivement rejetée par la Cour nationale du droit d'asile le 5 octobre 2021. Le 25 juillet 2022, le préfet du Rhône a également rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français, décision qui n'a pas été contestée et que l'intéressé n'a pas exécutée. M. A, qui est célibataire et sans charge de famille, a vécu jusqu'à l'âge de 27 ans au Sénégal et n'établit pas être dans l'incapacité d'y reprendre une vie privée et familiale normale. Si l'intéressé soutient en outre qu'il bénéfice en France d'une insertion professionnelle, qu'il a suivi des formations et occupé des emplois dans des secteurs en tension, enfin qu'il dispose d'un logement autonome, il ressort des pièces du dossier qu'il a exercé ses emplois en se prévalant d'une fausse carte d'identité espagnole. Par ailleurs, en l'absence d'autre éléments justificatifs, la circonstance qu'il aurait effectué du bénévolat au Secours populaire français depuis 2019 ne permet pas d'établir qu'il disposerait en France d'une intégration sociale particulière. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de séjour du requérant en France, la préfète de l'Ain, en l'obligeant à quitter le territoire français, n'a pas, au regard des buts poursuivis par cette décision, porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
6. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant obligation de quitter le territoire français sur la situation de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués précédemment.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
7. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.
8. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; ".
9. Comme il a été dit précédemment, M. A a fait l'objet d'une mesure d'éloignement le 25 juillet 2022 qu'il n'a pas exécutée. Par suite, la préfète de l'Ain était fondée, pour ce seul motif et en l'absence de circonstance particulière invoqué par l'intéressé, à considérer que M. A présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, et en conséquence à lui refuser le bénéfice d'un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
10. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision refusant un délai de départ volontaire sur la situation de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués précédemment.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
11. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, la décision fixant le pays de destination ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
13. M. A, qui se borne à alléguer avoir été persécuté par son entourage en raison de son homosexualité dans son pays d'origine, et avoir fui un mariage forcé, n'établit par aucune pièce la réalité des faits allégués ni l'actualité des risques qu'il encourrait personnellement en cas de retour au Sénégal. Au demeurant, sa demande d'asile a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides que par la Cour nationale du droit d'asile. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
14. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision fixant le pays de destination sur la situation de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués précédemment.
En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
15. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
17. M. A s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre. Dès lors, seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que la préfète de l'Ain a fixé la durée de l'interdiction de retour au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité. Elle a notamment relevé que l'intéressé, qui séjourne irrégulièrement sur le territoire, ne disposait pas de liens anciens et stables en France, qu'il s'était soustrait à une précédente mesure d'éloignement, et qu'il avait faits usage de faux documents d'identité. Il n'est pas établi que des circonstances humanitaires justifieraient que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Dans ces conditions, la préfète n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées en fixant à dix-huit mois la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé.
18. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 5, la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
19. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision portant interdiction de retour sur la situation de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués précédemment.
20. Par ailleurs, si le requérant soutient que l'interdiction de retour en litige " produit des effets sur un éventuel droit au séjour dans un autre Etat membre de l'espace Schengen " en ce que cette décision, qui emporte une inscription automatique dans le système d'information Schengen et l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour, constitue une mesure d'expulsion automatique dans tout l'espace Schengen, une telle assertion relève d'une conséquence de l'interdiction de retour en litige mais n'emporte aucune incidence quant à la légalité de cette mesure.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
21. La décision attaquée précise les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle se fonde, et notamment la circonstance que l'éloignement de M. A demeure une perspective raisonnable. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que la préfète de l'Ain se serait abstenue d'examiner la situation personnelle de M. A. Par suite, cette décision, qui ne devait pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, satisfait aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
22. Il résulte du 1° de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable peut être assigné à résidence lorsqu'il fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire n'a pas été accordé. Dès lors que M. A entre dans une telle situation, qu'il s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement, et qu'il ne résulte pas de ce qui a été dit précédemment que son éloignement ne demeure pas une perspective raisonnable, l'assignation à résidence prise pour l'exécution forcée de la mesure d'éloignement apparaît nécessaire. Par suite, la préfète de l'Ain n'a pas fait une inexacte application de ces dispositions en décidant d'assigner M. A à résidence.
23. En l'absence d'argumentation spécifique, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision d'assignation à résidence sur la situation de M. A doit être écarté pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être évoqués.
24. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DÉCIDE :
Article 1er : M. C A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et à la préfète de l'Ain.
Copie en sera adressée à Me Pinhel.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 2023.
Le magistrat désigné,
C. Bertolo
Le greffier,
T. Clément
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
N°2307863
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026