lundi 29 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2307949 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | JU 9ème chambre |
| Avocat requérant | BELIGON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 septembre et 1er décembre 2023, Mme C B, représentée par Me Beligon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 28 août 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination duquel elle pourra être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
- elle est entachée d'illégalité dès lors qu'il n'est pas justifié que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu un avis sur sa situation ; au demeurant, cet avis est obsolète, son état de santé ayant par la suite évolué ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire :
- elles sont illégales en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elles méconnaissent les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation individuelle ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elles méconnaissent les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- la décision fixant le pays de destination est illégale en conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La préfète du Rhône a produit des pièces enregistrées les 17 et 20 novembre 2023.
Le bureau d'aide juridictionnelle a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 12 janvier 2024.
La présidente du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A ;
- les observations de Me Beligon, pour Mme B qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, née en 1960, de nationalité gabonaise, est entrée en France le 9 juin 2018 munie d'un visa de court séjour. Le 29 novembre 2019, l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande d'asile, rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile le 9 mai 2023. Elle s'est vu délivrer, en raison de son état de santé, un titre de séjour mention " vie privée et familiale " valable du 12 avril 2022 au 11 avril 2023, dont elle a demandé le renouvellement le 8 février 2023. Par une décision du 28 août 2023, dont elle demande l'annulation, la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination duquel elle pourra être reconduite d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
En ce qui concerne la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. / La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ".
3. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu un avis le 27 juin 2023 sur la situation de Mme B. Par ailleurs, si celle-ci fait valoir que son état de santé s'est détérioré entre cet avis et la décision rendue par la préfète du Rhône, deux mois plus tard, cette circonstance reste par elle-même sans incidence sur la régularité de la procédure suivie, alors d'ailleurs qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la requérante aurait informé la préfète de cette évolution. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure suivie doit être écarté.
4. En deuxième lieu, lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé du demandeur, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays dont l'étranger est originaire et que si ce dernier y a effectivement accès. Toutefois, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
5. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de Mme B, la préfète du Rhône s'est appropriée l'avis du collège des médecins de l' OFII selon lequel si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité, toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, et vers lequel elle peut voyager sans risque médical, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. La requérante, qui conteste cette appréciation, soutient que son état de santé s'est aggravé postérieurement à l'avis du collège des médecins de l'OFII et qu'elle ne peut pas bénéficier de la prise en charge qui lui est indispensable au Gabon.
6. Il ressort des pièces du dossier que Mme B souffre d'un diabète de type 2, ainsi que de complications des suites d'une pose de prothèse totale de genou gauche intervenue en France en mars 2020, une intervention chirurgicale, décidée en juillet 2023, étant prévue pour son genou " dans les mois à venir ", selon le certificat médical du 10 janvier 2024 produit en dernier lieu. Toutefois, les éléments généraux dont la requérante se prévaut, relatifs à l'absence de structures sanitaires adaptées, au manque de personnel soignant et à la fréquence des ruptures de stocks de médicaments au Gabon, de même que les trois certificats médicaux établis les 14 août, 28 novembre 2023 et 10 janvier 2024, ce dernier relatif au remplacement de sa prothèse, sont insuffisamment circonstanciés pour établir qu'elle ne serait pas en mesure d'accéder personnellement à des soins orthopédiques dans un centre hospitalier ni à des remèdes contre le diabète dans son pays d'origine. Notamment, la liste des médicaments remboursables qu'elle produit comporte plusieurs antidiabétiques ainsi que de l'insuline, sans qu'il ne ressorte suffisamment des éléments médicaux produits que la molécule du médicament qui lui est actuellement prescrit serait indisponible au Gabon, ni qu'elle ne pourrait pas être substituée par une autre. Si les certificats médicaux font état par ailleurs de ce qu'un voyage serait contre indiqué pour l'intéressée, cette affirmation n'est cependant pas étayée. Ainsi, la requérante, qui ne justifie pas que l'évolution de son état de santé après l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII aurait pu avoir une influence sur cet avis, ne produit aucun élément permettant de remettre en cause cet avis quant à la disponibilité d'un traitement approprié à son état de santé dans son pays d'origine. Par suite, la décision de refus de séjour ne méconnaît pas les dispositions précitées de l'article 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
8. Mme B, âgée de 63 ans, et entrée en France à l'âge de 57 ans, fait état d'attaches familiales et d'une insertion sociale et professionnelle en France. Toutefois, la présence en France de deux de ses fils, dont l'un en situation régulière chez lequel elle est hébergée aux côtés de ses petits-enfants, ne suffit pas à démontrer l'existence d'une vie privée et familiale ancienne et stable en France alors qu'elle n'est pas dépourvue d'attaches familiales au Gabon, où résident notamment ses trois autres enfants et où elle a vécu l'essentiel de son existence. Par ailleurs, la nécessité pour elle de rester en France en raison de son état de santé n'est pas démontrée, ainsi qu'indiqué précédemment. Dans ces circonstances, et même si Mme B justifie d'une insertion professionnelle depuis décembre 2022, la décision de refus de séjour ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. De même, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; () ".
11. Comme il a été dit précédemment au point 6, Mme B ne justifie pas qu'elle ne pourra pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. De même, et en tout état de cause, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'obligation qui lui est faite de quitter le territoire français constituerait, au regard de son état de santé, un traitement inhumain et dégradant et que la décision méconnaîtrait ainsi l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En troisième lieu, il ne ressort ni des termes des décisions litigieuses, ni de l'ensemble des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de la requérante, notamment au regard de son état de santé, et aurait ainsi entaché ses décisions d'une erreur de droit.
13. En quatrième lieu, pour les motifs précédemment exposés au point 8, et en l'absence d'argumentation particulière, le moyen selon lequel la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
14. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision./ L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. ".
15. Mme B fait valoir qu'elle bénéficie d'une prise en charge médicale à l'issue de laquelle elle doit bénéficier d'une intervention chirurgicale au cours de l'année 2024, pour changer sa prothèse du genou. Toutefois, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'une prise en charge orthopédique au Gabon, et que d'ailleurs aucune date d'intervention n'est fixée, cette circonstance ne revêt pas un caractère exceptionnel, justifiant qu'un délai de départ volontaire supplémentaire lui soit accordé. Par suite, en lui octroyant un délai de départ volontaire de trente jours, la préfète du Rhône n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, Mme B n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions portant refus du renouvellement du titre de séjour et obligation de quitter le territoire français prises à son encontre, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par la voie de l'exception, à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
17. En deuxième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux précédemment exposés aux points 6 et 8.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner la production de l'entier dossier de Mme B détenu par l'OFII ni d'appeler l'OFII dans la cause pour observations, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, le versement à la requérante, de quelque somme que ce soit au titre des frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B, et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 janvier 2024.
Le magistrat désigné,
T. A
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026