mercredi 18 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2308688 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | CLEMENT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 13 octobre 2023 et 17 octobre 2023, et des pièces complémentaires, enregistrées le 16 octobre 2023 et 17 octobre 2023, M. D B, représenté par Me Clément, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les décisions du 12 octobre 2023 par lesquelles la préfète de l'Ardèche l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire national pendant une durée de deux ans et l'a assigné à résidence en Ardèche pour une durée maximale de 45 jours ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État soit une somme de 2 000 euros à verser à son avocat en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 soit, en cas de refus d'admission à l'aide juridictionnelle, une somme de 2 000 euros à verser à M. B.
M. B soutient que :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
- il revient à la préfète de l'Ardèche de justifier de l'existence d'une délégation de signature régulièrement publiée ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et son droit à mener une vie privée et familiale normale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est disproportionnée compte tenu de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2023, la préfète de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les décisions attaquées ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Jeannot pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jeannot, magistrate désignée ;
- les observations de Me Clément, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ; il insiste sur moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français et sur la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales s'agissant de la décision fixant le pays de destination en raison de la réception d'un appel récent de menaces de sa belle-famille ;
- et les déclarations de M. B, assisté de M. A, interprète en langue albanaise, qui souhaite s'exprimer en français, et indique qu'il est bien intégré en France, pays dans lequel il souhaite rester.
La préfète de l'Ardèche n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 14 h 25.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant albanais né le 29 mars 1974, est entré en France le 20 janvier 2016. Il a été interpellé le 12 octobre 2023 par les services du commissariat de police de Privas suite à des faits de conduite d'un véhicule en sens interdit. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler les décisions du 12 octobre 2023 par lesquelles la préfète de l'Ardèche l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné, a prononcé une interdiction de retour sur le territoire national pendant une durée de deux ans et l'a assigné à résidence en Ardèche pour une durée maximale de 45 jours.
Sur les conclusions présentées au titre de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Compte tenu de l'urgence qui s'attache à la situation administrative de M. B, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de l'admette au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
3. Les décisions attaquées ont été signées par Mme E C, cheffe du bureau de l'immigration et de l'intégration, qui avait reçu délégation à cet effet par un arrêté de la préfète de l'Ardèche du 21 août 2023, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Enfin, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. B, entré régulièrement sur le territoire français le 20 janvier 2016, s'est précédemment soustrait à deux mesures d'éloignement édictées les 30 janvier 2017 et 28 août 2020. Divorcé, il est père de deux enfants avec lesquels il n'a aucun contact. Il ne contribue ainsi ni à leur éducation, ni à leur entretien. En outre, il n'est pas contesté que son ex-épouse, de nationalité albanaise, est en situation irrégulière sur le territoire et qu'elle a vocation à rejoindre l'Albanie avec leurs deux enfants. Par ailleurs, s'il se prévaut de la présence en France de sa sœur, titulaire d'un titre de séjour valable jusqu'au 13 avril 2025, il n'établit que sa présence serait indispensable auprès d'elle. Enfin, la présence d'amis en France, ainsi que l'existence d'une promesse d'embauche du 16 octobre 2023, dont la date est postérieure à l'introduction de la présence requête, pour occuper un poste dont la nature n'est d'ailleurs pas précisée, ne sont pas de nature à établir l'intensité des liens que M. B a pu nouer sur le territoire, alors qu'il ne justifie pas être dépourvu de tout lien avec son pays d'origine où il a vécu plus d'une quarantaine d'années et où son frère réside, nonobstant la circonstance que ses parents soient décédés. Dans ces conditions, la préfète de l'Ardèche n'a ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni celles de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, ni d'ailleurs entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur la situation personnelle du requérant. Par suite, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la légalité de la décision refusant un délai de départ volontaire :
6. Il résulte de ce qui précède que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision refusant un délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de destination :
7. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
8. En second lieu, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; / 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
9. M. B soutient qu'il craint pour sa sécurité en cas de retour dans son pays d'origine en raison des menaces de la famille de son ex-épouse. S'il produit, dans la présence instance, un procès-verbal de dépôt de plainte du 22 juillet 2015 faisant état de conflits et de violences avec les membres de sa belle-famille et une requête devant le tribunal de première instance de Durres du 22 octobre 2015 faisant état des faits de violences en famille par intimidation et menaces commis par le frère de son ancienne épouse, il ressort également de la décision du tribunal du district judiciaire de Durres du 24 juillet 2015 qu'un ordre de protection a été délivré au bénéfice de M. B. Ainsi, l'intéressé n'établit pas qu'il risquerait d'être actuellement directement exposé, en cas de retour en Albanie, à des traitements prohibés par les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors qu'au demeurant, sa demande d'asile a été définitivement rejetée par la cour nationale du droit d'asile le 5 décembre 2016. Dans ces circonstances, il n'est pas établi qu'il serait exposé à des peines ou traitements inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Le moyen tiré de ce que la décision de la préfète de l'Ardèche méconnaîtrait l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dès lors, être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. " Le premier alinéa de l'article L. 612-10 du même code précise que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français (). ".
12. La préfète de l'Ardèche, qui a pris en considération la durée de présence de l'intéressé sur le territoire français, l'absence d'attaches fortes et personnelles sur le territoire compte tenu de l'absence de contacts avec ses deux enfants, l'existence de deux précédentes mesures d'éloignement qui n'ont pas été exécutées et de deux précédentes assignations à résidence qui n'ont pas davantage été respectées, l'absence de menace à l'ordre public nonobstant la circonstance que M. B soit défavorablement connus des forces de l'ordre pour des faits de violence sur conjoint commis le 21 août 2020 et pour des faits de circulation en sens interdit commis le 12 octobre 2023 ainsi que l'absence de circonstances humanitaires, a pu assortir la décision attaquée d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, cette durée ne présentant, en l'espèce, pas un caractère disproportionné. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
13. En dernier lieu, ainsi qu'il a été exposé aux points précédents, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète aurait entaché la décision litigieuse d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne la légalité de l'assignation à résidence :
14. Il résulte de ce qui a été exposé au point 5 que la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, M. B n'est pas fondé à se prévaloir de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'assignation à résidence.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et à la préfète de l'Ardèche.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2023.
La magistrate désignée,
F. Jeannot
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026