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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308948

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308948

lundi 15 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308948
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantAVRIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 19 octobre 2023, 26 janvier 2024 et 13 mai 2024, ce dernier mémoire n'ayant pas été communiqué, M. A D, représenté par Me Avril, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 9 décembre 2022 par lequel le maire de Ruoms a délivré un permis de construire à M. F, en vue de la construction de trois logements, d'une piscine et d'une salle commune, et de la décision rejetant implicitement son recours gracieux du 5 juillet 2023 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Ruoms et de M. F le paiement d'une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- sa requête n'est pas tardive ;

- les dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme n'ont pas été respectées, la notice descriptive ne faisant pas état du traitement des clôtures, de la végétation, des aménagements situés en limite de terrain, du traitement des espaces libres ainsi que de l'organisation et de l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ; en outre, le plan de masse ne précise pas les cotes du terrain naturel ;

- l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de Ruoms a été méconnu compte tenu de l'étroitesse du chemin d'accès au regard de l'ampleur du projet ;

- l'arrêté attaqué méconnaît l'article UB 4 du règlement du plan local d'urbanisme et l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, une cuve de rétention des eaux pluviales étant prévue par le projet alors que les dispositions de l'article UB 4 du règlement imposent un aménagement en surface ; en outre, la surface imperméabilisée n'étant pas précisée, les caractéristiques de cet ouvrage de rétention ne peuvent être vérifiées au regard des exigences prévues par ces mêmes dispositions ; enfin, il n'est pas précisé si le terrain est facilement raccordable aux différents réseaux ;

- l'article UB 12 du règlement a été méconnu, les places de stationnement étant insuffisantes ; en effet, le projet prévoit notamment la réalisation d'une salle commune pouvant accueillir jusqu'à 94 personnes et 2 membres du personnel ;

- au regard de ce que prévoit le règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie, en délivrant le permis de construire en litige, le maire a méconnu les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme compte tenu du risque en cas d'incendie ; en effet, la borne à incendie la plus proche est située à plus de 200 mètres du projet et présente un débit insuffisant ; en outre, l'étroitesse du chemin d'accès ne permet pas le passage des engins utilisés par le SDIS et aucune aire de retournement n'est prévue.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 décembre 2023, M. C F, représenté par Me Martel, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 mars 2024, la commune de Ruoms, représentée par Me Lamamra, conclut au rejet de la requête, à ce qu'il soit sursis à statuer, en tant que de besoin, dans un délai de quatre mois et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. D au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.

Par une lettre du 8 avril 2024, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d'appeler l'affaire à une audience et que l'instruction pourrait être close à partir du 23 avril 2024 sans information préalable.

Une ordonnance portant clôture de l'instruction immédiate a été prise le 13 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme E,

- les conclusions de Mme Flechet, rapporteure publique,

- et les observations de Me Bounnong, représentant M. D, requérant.

Une note en délibéré, présentée par M. D, a été enregistrée le 5 juillet 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. F a déposé en mairie de Ruoms, le 1er août 2022, une demande de permis de construire portant sur la réalisation de trois logements, d'une piscine et d'une salle commune sur un terrain situé 114 bis avenue de Vallon. Par un arrêté du 9 décembre 2022, le maire de Ruoms lui a délivré l'autorisation ainsi sollicitée. Un recours gracieux a été formé le 5 juillet 2023 par M. D, qui a été implicitement rejeté. M. D demande l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2022 du maire de Ruoms, ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; () / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". Et aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ".

3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

4. Le projet ne prévoit la réalisation d'aucune clôture. Si le plan de masse ne précise pas les cotes du terrain naturel, toutefois, alors que la notice indique que ce terrain se situe dans un environnement urbanisé sans dénivellation, le requérant n'établit pas que cette insuffisance aurait été de nature à fausser l'appréciation portée par le service instructeur sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Si le pétitionnaire n'a pas précisé, dans la notice, les modalités d'aménagement de l'accès au terrain, les pièces composant le dossier de demande, et notamment le plan de masse, font toutefois apparaître que ce terrain, en forme de drapeau, est desservi par l'avenue de Vallon, aucun aménagement particulier n'étant par ailleurs envisagé. Enfin, si le requérant fait valoir que la notice ne mentionne pas la végétation existante, il n'établit pas que cette omission a été de nature à fausser l'appréciation du service instructeur dans l'appréciation du traitement des espaces libres du projet, l'article UB 13 du règlement ne contenant de surcroît aucune disposition relative au maintien des plantations existantes. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Ruoms : " Les occupations et utilisations du sol susceptibles d'être délivrées ne peuvent être autorisées que si les dimensions, tracés et caractéristiques des voies qui les desservent leurs sont adaptées. / Le permis de construire ou d'aménager peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de l'intensité du trafic. ". Et aux termes des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme : " () Les accès et la sécurité : / Le permis de construire ou d'aménager peut être refusé si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. / Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de l'intensité du trafic. / La délivrance du permis de construire ou d'aménager peut être subordonnée à la réalisation de voies privées ou de tous autres aménagements particuliers nécessaires au respect des conditions de sécurité mentionnées ci-dessus. () ".

6. Les dispositions précitées de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme ne réglementant que les voies d'accès au terrain d'assiette, et non les voies internes à ce terrain, le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'étroitesse du chemin menant aux constructions envisagées, ce chemin, qui fait partie du terrain d'assiette du projet litigieux, ne constituant pas une voie d'accès. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de cet article ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article UB 4 du règlement du plan local d'urbanisme : " Toute occupation ou utilisation du sol qui requiert une alimentation en eau potable doit être raccordée au réseau public d'alimentation en eau potable. / Les eaux usées en provenance de toute occupation et utilisation du sol doivent être rejetées dans le réseau public d'assainissement. / Si le terrain n'est pas desservi par le réseau d'assainissement collectif, les eaux usées doivent être traitées par un dispositif autonome d'assainissement adapté à la nature géologique du sol et conforme au schéma général d'assainissement. / Les aménagements réalisés sur le terrain doivent assurer l'écoulement des eaux pluviales dans le réseau collecteur, s'il existe. / Les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales et ceux visant à la limitation des débits évacués de la propriété, sont à la charge exclusive du propriétaire qui doit réaliser les dispositifs adaptés à l'opération et au terrain. / Pour toute construction, des solutions d'aménagements de surfaces drainantes s'imposent, afin de permettre l'absorption de l'eau par le terrain naturel : Bassins de retenue, noues, aires de stationnement drainantes, chaussées drainantes. / Pour les nouvelles constructions, des ouvrages de gestion des eaux pluviales devront être réalisés sur la base suivante : / ouvrage de rétention : 45 l/m2 de terrain imperméabilisé minimum / débit de fuite : 80 l/s par hectare de surface aménagée. / Ces ouvrages ou équipements seront intégrés au bâti ou aménagés dans le cadre d'un aménagement paysager. ".

8. La notice du dossier de demande de permis de construire indique que le projet sera raccordé aux réseaux d'eaux usées et d'électricité existants et que les eaux pluviales seront récupérées dans une cuve de rétention de 21 m3, située sous le bâtiment, avec un débit de fuite de 4 litres / seconde. Le plan de masse, à l'échelle 1/500ème, permet d'apprécier la surface imperméabilisée du projet. La seule circonstance que le projet prévoit l'implantation d'une cuve de rétention enterrée ne constitue pas un obstacle à l'absorption de l'eau par le terrain naturel, les dispositions précitées de l'article UB 4 du règlement imposant d'ailleurs la réalisation d'un ouvrage de rétention des eaux pluviales pour toutes les nouvelles constructions. Par ailleurs, si M. D fait valoir qu'il n'est pas précisé si le terrain est facilement raccordable aux différents réseaux et se prévaut de la méconnaissance de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme, il n'assortit pas cette branche du moyen de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé, alors que le plan de masse fait clairement apparaître le raccordement du projet aux réseaux d'eaux usées, d'eau potable et d'électricité situées sous l'avenue de Vallon. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 4 du règlement du plan local d'urbanisme et de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme : " Pour les constructions à usage d'habitation, les normes minimales sont : / 1 place de stationnement jusqu'à 30 m² de surface de plancher ; / 2 places de stationnement entre 31 et 150 m² de surface de plancher ; / au-delà de 150 m² de surface de plancher : + 1 place supplémentaire par tranche de 60 m² de surface de plancher ; / pour les salles de spectacles et de réunions, les normes minimales sont : / 1 place pour 3 sièges ". Ces dispositions doivent être regardées comme imposant la réalisation, pour les salles de spectacle et de réunion, d'une place de stationnement pour trois personnes susceptibles d'être accueillies.

10. Le projet litigieux prévoit la création d'une surface de plancher de 357 m² à usage d'habitation et de 155 m² pour deux salles communes, l'une, pouvant accueillir 89 personnes, étant notamment destinée à la location de courte durée pour des réunions et l'autre étant à usage de fitness. Ce projet doit dès lors prévoir la réalisation de 6 places de stationnement pour les constructions à usage d'habitation et de 29 places de stationnement pour la salle de réunion, alors même qu'aucun siège ne serait prévu dans cette salle. Or, le projet prévoit la création de seulement huit places de stationnement. Par ailleurs, la circonstance qu'il existe un champ libre sur le terrain d'assiette du projet, qui permettrait d'accueillir le stationnement de 24 véhicules supplémentaires, est sans incidence sur la légalité de l'arrêté contesté, le projet ne prévoyant pas d'affecter ce champ au stationnement des véhicules. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme doit être accueilli.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ".

12. D'une part, un règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie, qui constitue une norme relevant de la police spéciale de la défense extérieure contre l'incendie et non de la réglementation de l'urbanisme, n'est pas au nombre des règles dont l'autorité administrative doit assurer le respect lors de la délivrance d'une autorisation d'urbanisme. Dans ces conditions, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce que le projet en litige méconnaît le règlement départemental de défense extérieure contre l'incendie.

13. Si le requérant fait valoir que la borne à incendie la plus proche est située à plus de 200 mètres des constructions projetées, d'une part, le projet est identifié comme présentant un aléa incendie ordinaire et peu élevé, le terrain étant situé en cœur de zone urbaine, d'autre part, la borne à incendie en cause, située à 264 mètres du projet, présente un fort débit de 57 m3 / heure. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que la configuration des lieux ferait obstacle à l'utilisation, le cas échéant, par les services de lutte contre l'incendie de leurs équipements, qui pourront être déployés jusqu'au fond du terrain d'assiette en empruntant le chemin privé. Enfin, le service départemental d'incendie et de secours de l'Ardèche a émis le 18 octobre 2022 un avis favorable au projet, en rappelant que le premier point d'eau incendie doit se trouver à une distance inférieure à 200 mètres et débiter au minimum 30 m3 / h tout en précisant que l'hydrant situé à plus de 200 mètres de l'établissement débite 57 m3 / heure. Dans ces conditions, le maire de Ruoms n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre de l'article R. 111-2 précité du code de l'urbanisme en délivrant le permis de construire attaqué.

Sur les conséquences du vice relevé :

14. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire () estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".

15. Le vice relevé au point 10 du présent jugement affecte une partie identifiable du projet et peut, eu égard à sa nature, faire l'objet d'une mesure de régularisation.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 9 décembre 2022 du maire de Ruoms et de la décision de rejet implicite de son recours gracieux en tant qu'ils méconnaissent les dispositions de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Ruoms, partie perdante, le versement à M. D d'une somme de 1 400 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Ces mêmes dispositions font en revanche obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par la commune de Ruoms et M. F sur ce même fondement.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 9 décembre 2022 du maire de Ruoms et la décision de rejet implicite du recours gracieux de M. D sont annulés dans les conditions fixées au point 16 du présent jugement.

Article 2 : La commune de Ruoms versera à M. D une somme de 1 400 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Les conclusions de la commune de Ruoms et de M. F présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B D, à la commune de Ruoms et à M. C F.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :

M. Jean-Pascal Chenevey, président,

Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère,

Mme Marie Chapard, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2024.

La rapporteure,

F.-M. ELe président,

J.-P. Chenevey

La greffière,

A. Baviera

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

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