LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2308999

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2308999

mardi 30 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2308999
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre
Avocat requérantLAWSON BODY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 octobre 2023, M. B C, représenté par Me Lawson Body, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 28 août 2023 par lequel le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Loire, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien de dix ans dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et de lui délivrer durant ce réexamen une autorisation provisoire de séjour sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :

- l'arrêté a été pris par une autorité incompétente ;

- il est entaché d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles 6, 2) et 7 bis a) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et méconnaît ces stipulations ; la communauté de vie avec son épouse n'a pas cessé au moment du dépôt de la demande de titre de séjour et il n'a jamais reçu les deux convocations envoyées à l'adresse du foyer conjugal ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale compte tenu de l'illégalité du refus de séjour ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- elle est illégale compte tenu de l'illégalité du refus de séjour et de la mesure d'éloignement.

Le préfet de la Loire a produit des pièces, les 28 décembre 2023 et 9 janvier 2024.

Par une ordonnance du 28 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 5 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Bardad, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant algérien né en janvier 1972, est entré régulièrement en France le 11 mars 2019 avec un visa de court séjour valable du 10 mars 2019 au 5 septembre 2019. Il a sollicité, le 6 mai 2021, la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles 6 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par un arrêté du 28 août 2023, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. C demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, l'arrêté en litige a été signé par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général, qui disposait d'une délégation de signature consentie par arrêté du préfet de la Loire du 13 juillet 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture le 24 juillet 2023, et accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Le préfet de la Loire n'était pas tenu d'énoncer l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de l'absence de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision attaquée ni des pièces du dossier que l'autorité administrative n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation personnelle de M. C.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien : " () / Le certificat de résidence valable dix ans est délivré de plein droit sous réserve de la régularité du séjour pour ce qui concerne les catégories visées au a, au b, au c, et au g : / a) Au ressortissant algérien, marié depuis au moins un an avec un ressortissant de nationalité française, dans les mêmes conditions que celles prévues à l'article 6 nouveau 2, et au dernier alinéa de ce même article () ". Aux termes de l'article 6 du même accord : " () ¨ Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale" est délivré de plein droit : / () / 2. Au ressortissant algérien, marié avec un ressortissant de nationalité française, à condition que son entrée sur le territoire français ait été régulière, que le conjoint ait conservé la nationalité française et, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, qu'il ait été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ; / () / Le premier renouvellement du certificat de résidence délivré au titre du 2 ci-dessus est subordonné à une communauté de vie effective entre les époux ".

6. Il ressort des pièces du dossier que M. C s'est marié en Algérie, le 5 juin 2018, avec une ressortissante française, Mme D A. Il a sollicité, le 6 mai 2021, la délivrance d'un certificat de résidence algérien portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des articles 6 et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Il allègue que, contrairement à ce qu'a retenu le préfet, il remplit la condition de communauté de vie avec son épouse pour se voir délivrer un certificat de résidence d'un an en qualité de conjoint d'une ressortissante française au regard de l'article 6 de l'accord franco-algérien, cette délivrance étant présentée par l'intéressé comme étant un premier renouvellement de titre, et pour se voir aussi délivrer un premier certificat de résidence de dix ans au regard du a) de l'article 7 bis de cet accord. Toutefois, il résulte des stipulations énoncées au point 5 du présent jugement d'une part, que l'octroi et le premier renouvellement du certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " délivré de plein droit au ressortissant algérien marié avec un ressortissant de nationalité française et, d'autre part, la délivrance d'un certificat de résidence de dix ans à un ressortissant algérien, en qualité de conjoint d'un ressortissant français, sont soumis à la condition d'une communauté de vie effective entre les époux. En l'espèce, si M. C soutient que la communauté de vie avec son épouse n'avait pas cessé à la date de dépôt de sa demande de titre de séjour en 2021, cette condition s'apprécie à la date de la décision attaquée. Il ressort ensuite des pièces du dossier que la préfecture de la Loire lui a adressé deux convocations datées des 17 mars 2023 et 11 mai 2023, à l'adresse communiquée par le requérant, dans le cadre de la vérification de la communauté de vie, auxquelles le requérant n'a pas répondu. Si M. C fait valoir qu'il n'a pas reçu lesdites convocations, ces deux convocations ont été régulièrement envoyées à l'adresse de son domicile communiquée par l'intéressé, le premier pli ayant été retourné à l'administration le 4 avril 2023 revêtu des mentions présenté et avisé le 18 mars 2023 et " Pli avisé et non réclamé " et le second pli ayant été retourné à l'administration le 31 mai 2023, revêtu aussi des mentions présenté et avisé le 18 mars 2023 et " Pli avisé et non réclamé ". Par ailleurs, les pièces produites par le requérant, datant des années 2019 à 2023, et qui attestent essentiellement de l'envoi de correspondances à l'adresse du domicile des époux, ne permettent pas d'attester de l'existence d'une communauté de vie effective avec son épouse à la date du 28 août 2023. Dans ces conditions, en l'absence de communauté de vie établie au moment où le préfet a prononcé la décision de refus de séjour en litige, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations des articles 6, 2) et 7 bis a) de l'accord franco-algérien mentionnées ci-dessus et de l'erreur d'appréciation au regard de ces stipulations doivent être écartés.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

7. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité du refus de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

8. L'illégalité du refus de titre de séjour et de la mesure d'éloignement n'étant pas établie, M. C n'est pas fondé à exciper, par la voie de l'exception, de leur illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.

9. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée y compris ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au préfet de la Loire.

Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :

M. Segado, président,

M. Delahaye, premier conseiller,

Mme Bardad, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.

La rapporteure,

N. BardadLe président,

J. Segado

La greffière,

N. Renoud-Genty

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions