lundi 22 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 2 novembre 2023 et le 18 janvier 2024, M. A C, représenté par Me Vray, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 15 jours et a fixé le pays de destination ainsi que l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel il l'a assigné à résidence pour 45 jours, ou, à titre subsidiaire, de suspendre l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français jusqu'au prononcé de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de 8 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle doit être suspendue jusqu'à la décision à intervenir de la Cour nationale du droit d'asile ;
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle viole les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision d'assignation à résidence :
- elle est insuffisamment motivée et n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- le préfet ne démontre pas en quoi son éloignement sous 45 jours est une perspective raisonnable compte tenu de son état de santé et de sa vulnérabilité, en méconnaissance de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les modalités de l'assignation à résidence sont disproportionnées par rapport à l'objectif poursuivi par la mesure et ne sont pas compatibles avec son état de santé ;
Des pièces ont été produites par le préfet de la Loire le 20 décembre 2023.
M. C a formulé le 26 octobre 2023 une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été définitivement statué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a délégué à Mme Marie Chapard les pouvoirs qui lui sont attribués en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 22 janvier 2024, Mme Marie Chapard a présenté son rapport et entendu les observations de :
- Me Vray, pour M. C, reprenant les conclusions et moyens de ses écritures, en faisant notamment valoir que l'épouse de son client est militante du parti d'opposition du Mouvement National Uni, parti géorgien pro-européen, et qu'il est lui-même sympathisant de ce parti, ce qui les a conduits à déposer une demande d'asile en France ; que la procédure qui a fait suite au contrôle d'identité de M. C n'a pas été communiquée par la préfecture ; que les décisions querellés ne permettent pas d'identifier leur fondement et ne font pas état de l'état de santé de M. C ; que ses problèmes de santé ont rendu particulièrement difficile son récit devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et que les modalités de son assignation sont incompatibles avec cet état ;
- M. C, assisté de Mme D, interprète en langue géorgienne, soutenant qu'il a informé les services de police des menaces dont il fait l'objet en Géorgie et de son recours devant la Cour nationale du droit d'asile ; que l'Office aurait souhaité des vidéos ou des documents audio pour appuyer ses déclarations mais qu'il ne dispose pas de ce genre de preuve ; qu'il a été percuté par une voiture en Géorgie et s'y trouve ainsi en danger ; qu'il a signalé ses problèmes de santé à la police et qu'il regrette d'avoir dérobé des bouteilles d'alcool pour calmer ses douleurs au dos.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant géorgien né le 17 août 1984, entré en France à la fin du mois de février 2023 selon ses déclarations, demande l'annulation de l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet de la Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 15 jours et a fixé le pays de destination ainsi que de l'arrêté du 17 janvier 2024 par lequel il l'a assigné à résidence pour 45 jours.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Le premier alinéa de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 dispose que " dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Aux termes de l'article 61 du décret susvisé du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire peut être accordée dans une situation d'urgence (). / L'admission provisoire est accordée par () le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle () sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
3. Au cas particulier, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre d'office, à titre provisoire, M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin de suspension :
4. Aux termes de l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont le droit au maintien sur le territoire a pris fin en application des b ou d du 1o de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions prévues à la présente section, demander au tribunal administratif la suspension de l'exécution de cette décision jusqu'à l'expiration du délai de recours devant la Cour nationale du droit d'asile ou, si celle-ci est saisie, soit jusqu'à la date de la lecture en audience publique de la décision de la cour, soit, s'il est statué par ordonnance, jusqu'à la date de la notification de celle-ci. "
5. Il ressort des pièces du dossier que M. C a vu sa demande de réexamen de demande d'asile, déposée le 11 juillet 2023, rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides par une décision du 29 septembre 2023. Un recours a été introduit devant la Cour nationale du droit d'asile contre cette décision le 13 octobre 2023. Si les motifs de la décision de l'Office indiquent que ses liens familiaux avec l'Abkhazie, région séparatiste géorgienne, ont donné lieu à des réponses précises de sa part et ne font ainsi pas de doute, ils relèvent également que " aucun membre de sa famille n'a rencontré de problèmes en raison de leur vécu en Abkhazie " et qu'il " ne fait état d'aucune crainte en raison de ses liens familiaux avec l'Abkhazie ". L'Office pointe aussi des déclarations de M. C " vagues et peu spontanées " qui " n'ont pu permettre d'établir son militantisme politique " aux côtés de son épouse et en soutien au parti d'opposition du Mouvement National Uni. A l'appui de sa demande de suspension de l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le requérant n'apporte, dans ses écritures et à l'audience, aucun élément plus précis et circonstanciés que ceux avancés devant l'Office. Les faits qu'il allègue quant à son engagement politique ne peuvent ainsi être considérés comme établis, pas plus que les craintes qu'il exprime dans le cas d'un retour en Géorgie. Dans ces conditions, ses conclusions à fin de suspension de la mesure d'éloignement dont il fait l'objet, fondées sur l'article L. 752-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. "
7. La décision portant obligation de quitter le territoire français en litige vise, notamment, plusieurs articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont l'article L. 611-1 4°, qui est cité, et qui en constitue le fondement. Elle mentionne également les conditions d'entrée en France de M. C ainsi que les démarches qu'il a effectuées depuis 2009 pour obtenir l'asile, y compris l'appel pendant devant la Cour nationale du droit d'asile contre la décision de refus de réexamen rendu par l'Office français de protection des réfugiés et apatride le 29 septembre 2023. L'arrêté attaqué fait également état d'éléments quant à sa situation personnelle et familiale. Il comporte ainsi l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par ailleurs, le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble de la situation de l'intéressé. Cette décision satisfait donc à l'exigence de motivation prévue par l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font état d'éléments de fait propres à la situation de l'intéressé, que le préfet n'aurait pas procédé, ainsi qu'il y était tenu, à l'examen particulier de la situation de l'intéressé. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige serait entaché d'illégalité, faute d'avoir été précédé d'un examen particulier de l'affaire.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. / () ".
10. Il ressort des pièces du dossier, notamment de trois certificats médicaux établis entre le 31 juillet 2023 et le 22 septembre 2023 par des praticiens du centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, que M. C souffre de douleurs lombaires, liées à une fracture ancienne, qualifiée de relativement stable par les médecins, ainsi que de coliques hépatiques nécessitant une ablation de la vésicule biliaire. Il ressort également de l'entretien du 25 septembre 2023 conduit par un agent de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides qu'il se déplace avec une béquille depuis un accident survenu en 2020. S'il soutient que cet état nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il ne le démontre pas et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait pas recevoir les soins appropriés dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-3 précité doit être écarté.
11. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux figurant au point 5 du présent jugement, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
12. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 25 octobre 2023.
En ce qui concerne la décision d'assignation à résidence :
13. En premier lieu, l'arrêté attaqué vise, notamment, les L. 731-1, L. 732-1, L. 732-3, R. 732-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne également la décision portant obligation de quitter le territoire français sous 30 jours dont M. C fait l'objet depuis le 25 octobre 2023, l'adresse qu'il a déclarée lors de son audition, le fait qu'il dispose d'une pièce d'identité ainsi que les démarches à accomplir par l'administration pour mettre en œuvre son éloignement. L'arrêté du préfet de la Loire comporte ainsi l'énoncé des éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par ailleurs, le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble de la situation de l'intéressé. Ce dernier n'est ainsi pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut de motivation.
14. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui font état d'éléments de fait propres à la situation de M. C, que le préfet n'aurait pas procédé, ainsi qu'il y était tenu, à l'examen particulierde sa situation. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige serait entaché d'illégalité, faute d'avoir été précédé d'un examen particulier de l'affaire.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". Aux termes de l'article L. 732-3 de ce code : " L'assignation à résidence prévue à l'article L. 731-1 ne peut excéder une durée de quarante-cinq jours. / Elle est renouvelable une fois dans la même limite de durée ". L'article L. 733-1 de ce code dispose que : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie () ". Aux termes de l'article L. 733-2 du même code : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures () ". L'article R. 733-1 de ce code dispose que : " L'autorité administrative qui a ordonné l'assignation à résidence de l'étranger en application des articles L. 731-1, L. 731-3, L. 731-4 ou L. 731-5 définit les modalités d'application de la mesure : / 1° Elle détermine le périmètre dans lequel il est autorisé à circuler muni des documents justifiant de son identité et de sa situation administrative et au sein duquel est fixée sa résidence ; / 2° Elle lui désigne le service auquel il doit se présenter, selon une fréquence qu'elle fixe dans la limite d'une présentation par jour, en précisant si l'obligation de présentation s'applique les dimanches et les jours fériés ou chômés ; / 3° Elle peut lui désigner une plage horaire pendant laquelle il doit demeurer dans les locaux où il réside ".
16. D'une part, une mesure d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile consiste, pour l'autorité administrative qui la prononce, à déterminer un périmètre que l'étranger ne peut quitter et au sein duquel il est autorisé à circuler et, afin de s'assurer du respect de cette obligation, à lui imposer de se présenter, selon une périodicité déterminée, aux services de police ou aux unités de gendarmerie. D'autre part, si une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit comporter les modalités de contrôle permettant de s'assurer du respect de cette obligation et notamment préciser le service auquel l'étranger doit se présenter et la fréquence de ces présentations, ces modalités de contrôle sont divisibles de la mesure d'assignation elle-même.
17. Pour les mêmes motifs que ceux figurant aux points 5 et 10 du présent jugement, M. C n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 731-1 en ce que le préfet n'aurait pas tenu compte de sa vulnérabilité et de son état de santé pour apprécier ses perspectives raisonnables d'éloignement.
18. L'arrêté attaqué prévoit que M. C, assigné à résidence dans le département de la Loire, doit se présenter au commissariat de police de Saint-Etienne tous les jours du lundi au vendredi, à 10h, y compris les jours fériés. S'il soutient que ces modalités ne sont pas compatibles avec son état de santé puisqu'elles supposent un trajet à pieds de 20 minutes, il n'en fait pas la démonstration, aucune des pièces produites ne permettant d'établir qu'il ne peut réaliser ce trajet. En outre, s'il soutient que l'arrêté attaqué indique, à tort, qu'il est domicilié au 8 allée des Artilleurs à Saint-Etienne alors qu'il produit une attestation d'hébergement dans un appartement thérapeutique au 29 rue des Teinturiers, il ressort des termes de l'arrêté attaqué qu'il aurait lui-même déclaré résider rue des Artilleurs lors de son audition par les services de police et qu'il a, en tout état de cause, comme le prévoit l'arrêté en litige, la possibilité d'informer le commissariat d'une modification de son lieu d'hébergement.
19. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 17 janvier 2024.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à fin d'injonction, sous astreinte, présentées par M. C doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
21. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie des frais qu'elle a exposés à l'occasion du litige soumis au juge. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par M. C doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1 : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe 23 janvier 2024.
La magistrate désignée,
M. B,
La greffière,
E. Gros
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026