mardi 30 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309378 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | FRERY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 novembre 2023, Mme A B, épouse C, représentée par Me Frery, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 20 juillet 2023 par laquelle le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la " mention vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours ;
3°) d'enjoindre au préfet de procéder, sans délai, à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le moyen commun aux décisions attaquées :
- elles sont insuffisamment motivées ;
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
- il est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle dès lors notamment que le préfet, pour écarter l'application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprend la même argumentation ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle satisfait à la durée et aux conditions de séjour prévues par l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- il méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement et de la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours ;
- elle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle est disproportionnée au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Par un mémoire en défense enregistré, le 12 décembre 2023, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés en sont pas fondés.
Par une ordonnance du 6 décembre 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 28 décembre 2023.
Mme C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère,
- les observations de Me Tronquet, substituant Me Frery, avocate de Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, épouse C, ressortissante arménienne née le 26 octobre 1982, est entrée en France, le 5 septembre 2018, sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de court séjour, délivré par les autorités grecques. Elle a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours, le 10 décembre 2020, à la suite du rejet de sa demande d'asile. Le recours exercé à l'encontre de cette décision a été rejeté, par un jugement du tribunal administratif de Lyon, le 3 mars 2021. Mme C a sollicité, le 22 mai 2023, la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 20 juillet 2023, le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an. Mme C demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
2. Les décisions attaquées énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles sont fondées. L'autorité administrative n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale de Mme C. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes de la décision attaquée que le préfet de l'Ardèche n'aurait pas procédé à l'examen particulier de la situation de Mme C. La circonstance que le préfet, pour écarter l'application des dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, reprendrait la même argumentation n'est pas, à elle seule, de nature à révéler un défaut d'examen dès lors que l'autorité administrative s'est livrée à une appréciation de la situation personnelle et familiale de la requérante. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / (). ".
5. Mme C, qui se prévaut essentiellement d'emplois en qualité d'employée de maison et personnel de ménage rémunérés par chèques emploi-service universel (CESU) (CESU), d'une promesse d'embauche en qualité de vendeuse en boulangerie pour une rémunération brute de 1 572,58 euros voire des travaux de jardinage effectués par son époux, rémunérés par CESU pour un montant total de 1 680 euros, de la promesse d'embauche en qualité de plaquiste pour une rémunération de 1 709,28 euros dont il disposerait, ne justifie d'aucune circonstance humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel susceptible de lui ouvrir un droit au séjour en vertu des dispositions de l'article L. 435-1. Pour les mêmes motifs, le préfet de l'Ardèche n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation au regard de ces dispositions en prenant le refus de titre de séjour en litige.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. ()". Aux termes de l'article Article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
7. Il ressort des pièces des dossiers que Mme C, et son époux sont entrés en France le 5 septembre 2018 avec leurs trois enfants nés en Arménie, en 2005, 2006 et 2008. La famille a présenté une demande d'asile, le 9 octobre 2018, qui a fait l'objet d'une décision de rejet, par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, le 29 novembre 2019, puis par la Cour nationale du droit d'asile, le 7 octobre 2020. Le préfet a prononcé, à l'encontre des intéressés, une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, le 10 décembre 2020. Le recours exercé à l'encontre de cet arrêté a été rejeté, par un jugement du tribunal administratif de Lyon, le 3 mars 2021. En l'espèce, la requérante, qui s'est ensuite maintenue sur le territoire français en dépit de cette mesure d'éloignement confirmée par le tribunal, ne justifie d'aucune intégration particulière sur le territoire national en dépit des efforts d'intégration dont elle se prévaut. Son époux fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. L'intéressée n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales en Arménie où réside ses parents et sa sœur et où elle a vécu la majeure partie de son existence. Par ailleurs, aucune circonstance ne fait obstacle à ce que la cellule familiale puisse se reconstituer en Arménie, pays dont tous les membres de la famille ont la nationalité, et où les enfants du couple, pourront poursuivre leur scolarité quand bien même l'aîné des enfants aurait obtenu un titre de séjour de plein droit. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de la vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
8. En dernier lieu, aux termes de 1'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
9. Le refus de titre de séjour n'a ni pour effet ni pour objet de séparer Mme C de ses enfants. La cellule familiale pourra se reconstituer en Arménie tel que cela a été exposé au point 5 du présent jugement, les enfants pouvant notamment y poursuivre leur scolarité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
10. En l'absence de tout autre argument, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1° de la convention relative aux droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés pour les motifs qui ont été précédemment exposés.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
11. Il résulte de tout ce qui vient d'être dit que la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le délai de départ volontaire.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
12. En premier lieu, l'illégalité de la mesure d'éloignement n'étant pas établie, la requérante n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de cette décision à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.
13. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants. "
14. Si M. Mme C soutient que l'ensemble de la famille a dû fuir l'Arménie à la suite de menaces, elle n'établit pas la réalité des risques dont elle se prévaut en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, le 29 novembre 2019, puis par la Cour nationale du droit d'asile, le 7 octobre 2020. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
15. En premier lieu, la décision obligeant la requérante à quitter le territoire et celle lui octroyant un délai de départ volontaire de trente jours n'étant pas illégales, Mme C n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de ces décisions à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'interdiction de retour sur le territoire français.
16. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
17. Ainsi qu'il a été dit, la requérante ne possède pas d'attaches personnelles ou familiales fortes en France, où elle ne justifie pas davantage d'une insertion particulière caractérisée par son ancienneté et sa stabilité. La circonstance que son fils aîné ait obtenu une carte de séjour temporaire ne permet pas à elle seule de caractériser des liens familiaux forts sur le territoire français dès lors que la cellule familiale peut se reconstituer en Arménie. Par ailleurs, comme il a été dit précédemment, l'intéressé s'est soustrait volontairement à une précédente mesure d'éloignement prononcée le 10 décembre 2020 et confirmée par le tribunal le 3 mars 2021. Dans ces conditions, Mme C n'est pas fondée à soutenir que le préfet de l'Ardèche a méconnu les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni davantage que l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an serait disproportionnée ou entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
18. En dernier lieu, compte tenu des éléments précédemment exposés et alors qu'en outre il n'existe aucun obstacle pour que le fils de la requérante qui est titulaire d'un titre de séjour puisse rendre visite au requérant et à sa famille en Arménie pendant la durée de l'interdiction, la requérante n'est pas fondée à soutenir que cette décision d'interdiction de retour pour une durée d'un an méconnaît les stipulations de de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle méconnaît celles de l'article 3-1° de la convention relative aux droits de l'enfant, ni qu'elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme C doit être rejetée y compris ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 16 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 janvier 2024.
La rapporteure,Le président,
N. BardadJ. Segado
La greffière,
N. Renoud-Genty
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026