mardi 14 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309548 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | LEBEAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, M. F C, représenté par Me Lebeaux, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire
2°) d'annuler les décisions du 9 novembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de douze mois ;
3°) de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à ce qu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile se soit prononcée sur sa demande d'asile ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
M. C soutient que :
En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :
- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente, en l'absence de délégation de signature ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- la préfète n'a pas procédé à un examen sérieux et préalable de sa situation personnelle ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination méconnaissent les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision lui refusant un délai de départ volontaire méconnait les articles L. 612-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire ;
- elle méconnait les articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et présente un caractère disproportionné ;
En ce qui concerne les conclusions subsidiaires à fin de suspension :
- il présente des éléments sérieux de nature à justifier son maintien sur le territoire français jusqu'au terme de l'examen de son recours par la Cour nationale du droit d'asile.
Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Rhône les 13 et 14 novembre 2023.
La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertolo, qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions tendant à ce que l'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français soit suspendue jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile, dès lors que la Cour a rendu un jugement d'irrecevabilité le 30 octobre 2023 ;
- les observations de Me Lebeaux, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens que sa requête, ainsi que celles de M. C ;
- les observations de Mme B, représentant la préfète du Rhône.
La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F C, ressortissant guinéen né le 17 mars 2001, demande au tribunal d'annuler les décisions du 9 novembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de douze mois, et à titre subsidiaire de suspendre l'exécution de la mesure d'éloignement jusqu'à ce qu'à ce que la Cour nationale du droit d'asile se soit prononcée sur sa demande d'asile.
Sur les conclusions à fin de suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement :
2. La préfète du Rhône a produit en défense le relevé TelemOfpra duquel il ressort que la Cour nationale du droit d'asile a rejeté par ordonnance pour irrecevabilité le 30 octobre 2023 le recours de M. C à l'encontre de la décision du 11 avril 2023 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides rejetant sa demande d'asile. Il n'y a ainsi pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant à obtenir cette suspension, qui sont sans objet.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, les décisions ont été signées par Mme E D, cheffe du bureau de l'éloignement, qui disposait d'une délégation de signature à cet effet par arrêté de la préfète du Rhône du 13 octobre 2023, régulièrement publié le 16 octobre 2023 au recueil des actes administratifs spécial. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions en litige manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, les décisions attaquées précisent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elles se fondent, et notamment les circonstances que M. C est défavorablement connu des services de police, que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, ainsi que les éléments de situation personnelle. Il ne ressort en outre pas des pièces du dossier que la préfète du Rhône se serait abstenue d'examiner la situation personnelle de M. C. Par suite, cette décision, qui ne devait pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de l'intéressé, satisfait aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; ".
7. M. C se prévaut de la naissance de sa fille de nationalité française le 26 janvier 2023, ainsi que d'un jugement en assistance éducative du 18 octobre 2023 du juge des enfants du tribunal judiciaire de Bourgoin-Jallieu qui lui a octroyé un droit de visite médiatisé une fois tous les quinze jours. Toutefois, il ressort du même jugement que par décision en date du 9 mai 2023, le juge des enfants a confié sa fille à sa grand-mère maternelle, et que ses droits de visite ont été réservés, l'intéressé ne s'étant pas manifesté auprès de l'aide sociale à l'enfance après que la mère de l'enfant a refusé ses visites, qu'il n'a pas sollicité de nouvelles de sa fille et que sa capacité à prendre en charge l'enfant n'a pas été évaluée. Par ailleurs, si ce jugement indique que M. C reprend progressivement sa place auprès de son enfant, l'intéressé ne justifie par aucun élément de la réalité de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de sa fille. Par suite, la préfète du Rhône n'a pas méconnu les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en obligeant M. C à quitter le territoire français.
8. En quatrième lieu, selon l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitement inhumains ou dégradants ".
9. Si M. C indique avoir fui son pays car il aurait été victime de persécutions et traitements inhumains et dégradants de la part des autorités, il a également indiqué lors de son audition par les services de police le 9 novembre 2023 qu'il avait quitté son pays " pour être bien ", et en raison des coups d'État et de la corruption y régnant. Il ne verse au débat aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité des craintes invoquées en cas de retour dans son pays d'origine, alors que sa demande de protection a été rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 30 octobre 2023 pour irrecevabilité. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français et celle fixant le pays à destination duquel il pourra, le cas échéant, être éloigné d'office méconnaîtraient les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
11. Il ressort de la décision contestée que la préfète du Rhône a refusé d'octroyer un délai de départ volontaire à M. C aux motifs qu'il représentait une menace à l'ordre public et qu'il ne présentait pas de garanties de représentation. Il ressort des pièces du dossier que M. C a été, en dernier lieu, placé en garde à vue le 8 novembre 2023 pour des faits de transport, détention et offre ou cession non autorisée de stupéfiants, affaire traitée en flagrant délit et pour laquelle il est personnellement mis en cause. Par ailleurs, s'il n'a à ce jour pas fait l'objet de condamnations pénales, il est très défavorablement connu des services de police pour des faits d'outrage à un agent d'un exploitant de réseau de transport public de personnes, violence et outrage sur une personne dépositaire de l'autorité publique, violence commis en réunion suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours, rébellion, détention et usage illicite de stupéfiants, vol et recel de bien provenant d'un vol. Compte-tenu de ce que ces faits ont été commis sur une courte période de temps et présentent un caractère réitéré, la préfète du Rhône n'a pas inexactement qualifié les faits de l'espèce en estimant que M. C représentait une menace pour l'ordre public. Par suite, la préfète du Rhône était fondée, pour ce seul motif et en l'absence de circonstance particulière invoqué par l'intéressé, à considérer que M. C présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, et en conséquence à lui refuser le bénéfice d'un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
12. En sixième lieu, le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui refusant un délai de départ volontaire, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
14. M. C s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre. Dès lors, seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que la préfète du Rhône a fixé la durée de l'interdiction de retour au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité. Elle a notamment relevé que l'intéressé, qui séjourne irrégulièrement sur le territoire, ne disposait pas de liens suffisamment anciens et stables en France, n'établissant en particulier pas qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de sa fille, et qu'il constituait une menace pour l'ordre public. Il n'est pas établi que des circonstances humanitaires justifieraient que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Dans ces conditions, la préfète n'a pas commis d'erreur d'appréciation ni méconnu les dispositions précitées en fixant à douze mois la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 9 novembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée de douze mois
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante, la somme réclamée par le requérant au profit de son avocat sur le fondement combiné à celui de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. C tendant à la suspension de l'exécution de la mesure d'éloignement dans l'attente de la décision de la Cour nationale du droit d'asile.
Article 2 : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. F C et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée à Me Lebeaux.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
C. BertoloLe greffier,
T. Clément
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026