vendredi 15 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309557 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELARL AD JUSTITIAM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 10 novembre et 28 décembre 2023, Mme A B, représentée par la SELARL Ad Justiciam (Me Thinon), demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 12 octobre 2023 par lesquelles le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire national d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
- en cas d'annulation pour un motif de légalité externe, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
- en cas d'annulation pour un motif de légalité interne, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la même date.
Elle soutient que :
- les décisions contestées sont entachées d'incompétence de leur signataire ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
- elle est disproportionnée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
La requête a été communiquée au préfet de la Loire qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes, ni représentées.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de M. Gueguen a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, née le 12 juin 1971 en Italie, déclare être de nationalité serbe et être entrée en France le 27 février 2011. Après s'être présentée auprès des services de la préfecture du Puy-de-Dôme le 2 mars suivant, l'intéressée a déposé une demande d'asile qui a été rejetée tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 31 mai 2012, que par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 9 janvier 2013. Le 13 janvier suivant, Mme B a sollicité des services de la préfecture du Puy-de-Dôme la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, par un arrêté du 18 septembre 2013, le préfet du Puy-de-Dôme a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée d'office. Au cours du mois de juin 2014, Mme B a sollicité des services de la préfecture de la Loire, la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions alors applicables des articles L. 313-11, 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et, par un arrêté du 26 mai 2015, dont la légalité sera confirmée par un jugement du tribunal du 29 avril 2016, le préfet de la Loire a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée d'office. Le 4 avril 2016, l'intéressée a de nouveau sollicité des services de la préfecture de la Loire la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " et, par un arrêté du 26 mars 2019, dont la légalité sera confirmée tant par un jugement du tribunal du 3 décembre suivant que par une ordonnance de la cour administrative d'appel de Lyon du 26 mai 2020, le préfet de la Loire a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être éloignée d'office. Le 13 janvier 2021, Mme B a une nouvelle fois sollicité des services de la préfecture de la Loire la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " sur le fondement des dispositions alors applicables des articles L. 313-11, 7° et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'intéressée justifiant par tout moyen résider en France habituellement depuis plus de dix ans, le préfet de la Loire, qui envisageait de refuser son admission exceptionnelle au séjour, a saisi la commission du titre de séjour qui a émis un avis favorable à la proposition de l'autorité préfectorale le 10 mars 2023. Enfin, par des décisions du 12 octobre 2023, dont la requérante demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire national d'une durée de deux ans.
2. Par un arrêté du 13 juillet 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Loire le 24 juillet suivant, accessible tant au juge qu'aux parties, le préfet de la Loire a donné délégation permanente de signature à M. C D, sous-préfet de Saint-Étienne, secrétaire général de la préfecture de la Loire, à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions, documents et correspondances administratives dans le cadre de la procédure relevant du droit des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. Selon les termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
4. Mme B soutient que la décision contestée porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, dès lors qu'elle réside sur le territoire français depuis " presque treize ans " et qu'elle y dispose de nombreuses attaches. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la durée de présence en France de l'intéressée, entrée irrégulièrement sur le territoire français à l'âge de trente-neuf ans, après avoir résidé au Kosovo, pays dont elle a déclaré avoir la nationalité dans le questionnaire rempli le 9 mars 2021, n'est due qu'à son maintien en situation irrégulière, la requérante ne contestant pas s'être soustraite aux trois précédentes mesures d'éloignement dont elle avait fait l'objet les 18 septembre 2013, 26 mai 2015 et 26 mars 2019, alors au surplus que la légalité de cette dernière mesure avait été confirmée par les juridictions administratives compétentes. Par ailleurs, si l'intéressée verse au débat les extraits d'actes de naissance de deux de ses petits-enfants, nés à Roanne les 26 juillet 2018 et 26 août 2019, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", valide du 30 janvier 2023 au 9 janvier 2024, délivrée à l'une de ses deux filles, mineure à la date de la décision en litige, la carte de résident, valide du 7 octobre 2015 au 6 octobre 2025, d'une personne qu'elle présente dans ses écritures comme étant son neveu, les récépissés de demandes de cartes de séjour, valides du 17 août 2023 au 16 février 2024 et du 1er septembre 2023 au 28 février 2024, respectivement délivrés à des personnes qu'elle présente comme étant ses petits-fils, la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " vie privée et familiale ", valide du 9 janvier 2023 au 8 janvier 2027, délivrée à une personne qu'elle a présentée aux services préfectoraux comme étant sa mère, les cartes de résident, valides du 13 juillet 2014 au 12 juillet 2024, délivrées à deux personnes qu'elle présente comme étant son frère et sa belle-sœur, ainsi que trois témoignages respectivement rédigés les 28 octobre, 20 novembre et 25 décembre 2023 par deux connaissances, dont une bénévole de l'association " Secours Catholique ", et la compagne de l'un de ses fils, ces éléments ne suffisent pas à démontrer l'intensité et la stabilité des liens privés et familiaux dont elle se prévaut sur le territoire national. En outre, Mme B n'établit ni même n'allègue être insérée socialement et professionnellement sur le territoire français, alors qu'il ressort des termes de la décision contestée que ses conditions d'existence sont empreintes d'une grande précarité, l'intéressée ne justifiant d'aucun revenu et la commission du titre de séjour ayant relevé, le 10 mars 2023, qu'elle avait " des difficultés pour s'exprimer et compren(ait) difficilement les questions qui lui (étaient) posées ", sa fille résidant régulièrement sur le territoire français lui ayant traduit principalement le déroulé de la séance. Enfin, alors qu'il ressort des pièces du dossier que cinq de ses six enfants résident irrégulièrement sur le territoire national et que l'un de ses fils et sa belle-fille font également l'objet d'un refus de séjour assorti d'une mesure d'éloignement dont la légalité a été confirmée par des jugements du même jour, la requérante ne fait état d'aucune circonstance de nature à faire obstacle à la poursuite de sa vie privée et familiale, en compagnie de sa fille mineure, dans tout autre pays que la France. Dans ces circonstances, eu égard aux conditions de son séjour en France, le préfet de la Loire n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme B en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est infondé et doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
5. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour, le moyen tiré de ce que la décision contestée devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté.
6. En second lieu, en l'absence d'argumentation particulière, et en tenant compte des conséquences spécifiques de la décision contestée, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement en litige sur la situation personnelle de Mme B doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux exposés au point 4.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans :
7. En premier lieu, selon les termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code prévoit à cet égard que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
8. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise.
9. Pour prononcer une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans à l'encontre de Mme B, le préfet de la Loire, après avoir précisé qu'il avait procédé à un examen d'ensemble de sa situation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a relevé que les enfants de l'intéressée avaient également vocation à regagner leur pays d'origine et qu'elle s'était soustraite aux trois précédentes mesures d'éloignement dont elle avait fait l'objet, la dernière de ces mesures lui ayant été notifiée le 26 mars 2019 et ayant été confirmée tant par le tribunal le " (19 novembre 2019) " que par la cour administrative d'appel le 26 mai 2020. En l'espèce, la requérante, qui ne conteste pas le principe même de l'interdiction de retour sur le territoire national dont elle fait l'objet, soutient qu'elle constitue une " décision disproportionnée " dès lors qu'elle l'empêchera de " voir sa famille et notamment ses enfants et petits-enfants " alors qu'elle réside en France " depuis presque treize années ". Cependant, il résulte de ce qui a été précédemment exposé au point 4 que Mme B ne justifie pas de l'ancienneté, de la stabilité et de l'intensité des liens privés et familiaux dont elle se prévaut sur le territoire français, alors que cinq de ses six enfants y résident en situation irrégulière, et qu'elle a précédemment fait l'objet de trois mesures d'éloignement les 18 septembre 2013, 26 mai 2015 et 26 mars 2019. Dans ces conditions, en dépit de la durée de présence en France de l'intéressée et alors même qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que sa présence sur le territoire français représentait une menace pour l'ordre public, le préfet de la Loire n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en prononçant à l'encontre de Mme B une interdiction de retour sur le territoire national d'une durée de deux ans, soit la durée maximale prévue par les dispositions de l'article L. 612-8 du même code.
10. En second lieu, en l'absence d'argumentation particulière, et en tenant compte des conséquences spécifiques de la décision contestée, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté par les mêmes motifs que ceux précédemment exposés au point 4.
11. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Loire.
Délibéré après l'audience du 23 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Baux, présidente,
M. Bertolo, premier conseiller,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mars 2024.
Le rapporteur,
C. Gueguen
La présidente,
A. Baux
La greffière,
I. Rignol
La République mande et ordonne au préfet de la Loire, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026