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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2309569

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2309569

jeudi 8 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2309569
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantCLEMENT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 novembre 2023, Mme B D, représentée par Me Quentin Clément, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2023 par lequel la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de demande d'asile valant autorisation provisoire de séjour et de procéder à l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour ce dernier de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle en cas d'admission définitive à l'aide juridictionnelle ou, à défaut, de mettre à la charge de l'Etat la même somme au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

S'agissant des moyens communs aux décisions attaquées :

- les décisions attaquées ont été signées par une autorité incompétente ;

S'agissant du refus de délivrance d'une attestation de demande d'asile :

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le principe général du droit à mener une vie familiale normale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

S'agissant du refus de délai de départ volontaire :

- la décision la privant de délai de départ volontaire est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

S'agissant du pays de destination :

- la décision fixant le pays de destination est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est illégale en raison de l'impossibilité de quitter le territoire français à destination de la Biélorussie ;

S'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation.

La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui a produit des pièces le 13 novembre 2023.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 20 décembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fullana,

- les observations de Me Clément, représentant Mme D, qui a repris ses conclusions et moyens, confirmé l'existence d'une erreur de plume s'agissant de la mention dans ses écritures d'une décision portant assignation à résidence et soutenu, en outre, que la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,

- et les observations de Mme D, assistée d'une interprète en langue russe.

La préfète n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Mme D a produit une note en délibéré, enregistrée le 24 janvier 2024.

Considérant ce qui suit :

1. Mme D, ressortissante biélorusse née le 18 novembre 1965, est entrée en France le 10 novembre 2013 sous couvert d'un visa de court séjour. Elle a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée le 9 juin 2015 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et le 2 novembre 2016 par la Cour nationale du droit d'asile. Elle a sollicité le 5 janvier 2017 la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé qui a été rejetée par un arrêté du préfet du Rhône du 7 juin 2019 l'obligeant également à quitter le territoire français. Elle a présenté une première demande de réexamen de sa demande d'asile qui a été déclarée irrecevable par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 24 novembre 2020, décision confirmée le 24 février 2021 par la Cour nationale du droit d'asile. Elle a sollicité à nouveau le réexamen de sa demande d'asile le 20 juillet 2021 et par arrêté du même jour, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer une attestation de demande d'asile et a décidé de l'obliger à quitter le territoire français. Sa demande d'asile a donné lieu à une décision de clôture par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 30 juillet 2021. Mme D a présenté une nouvelle demande de réexamen de sa demande d'asile le 9 novembre 2023. Elle demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 9 novembre 2023 par lequel la préfète du Rhône, après avoir estimé que l'intéressée ne bénéficiait pas d'un droit au maintien sur le territoire français et qu'elle ne pouvait dès lors pas se voir délivrer une attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois.

Sur l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Mme D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 20 décembre 2023. Il n'y a pas lieu, par suite, de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur le moyen commun aux décisions attaquées :

3. L'arrêté attaqué a été signé par Mme A C, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, titulaire d'une délégation de signature à cet effet en cas d'absence ou d'empêchement de la directrice des migrations et de l'intégration, par un arrêté de la préfète du Rhône du 13 octobre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du Rhône du 16 octobre suivant. Le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée doit, par suite, être écarté.

Sur la décision portant refus de délivrance d'une attestation de demande d'asile :

4. Aux termes de l'article L. 521-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'enregistrement de sa demande d'asile a été effectué, l'étranger se voit remettre une attestation de demande d'asile (). / La délivrance de cette attestation () ne peut être refusée que dans les cas prévus aux c ou d du 2° de l'article L. 542-2. () ". Aux termes de l'article L. 542-1 du même code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci ". Et aux termes de l'article L. 542-2 de ce code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : () 2° Lorsque le demandeur : () c) Présente une nouvelle demande de réexamen après le rejet définitif d'une première demande de réexamen ; () ".

5. Il résulte de ce qui a été dit au point 1 que Mme D a sollicité un premier réexamen de sa demande d'asile qui a été déclaré irrecevable par une décision du 24 novembre 2020 de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, confirmée le 24 février 2021 par la Cour nationale du droit d'asile. Ce rejet étant devenu définitif, la requérante relève, pour la demande de réexamen qu'elle a présentée le 9 novembre 2023, du cas prévu au c) du 2° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans lequel le préfet peut refuser de délivrer une attestation de demande d'asile. Dans ces conditions, la circonstance, à la supposer établie, que la décision de clôture de sa deuxième demande de réexamen serait intervenue le 30 juillet 2021 en raison de difficultés rencontrées pour la distribution de son courrier, ne révélant ainsi, selon l'intéressée, aucune manœuvre dilatoire ou abusive, n'est pas de nature à démontrer que la préfète du Rhône a entaché la décision en litige d'une erreur manifeste d'appréciation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable à la date de l'arrêté attaqué : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".

7. Il ressort des pièces du dossier que Mme D est suivie depuis le mois de novembre 2018 par un médecin psychiatre pour un état dépressif majeur qui nécessite un traitement médicamenteux et un accompagnement régulier. Si elle fait valoir qu'elle est isolée dans son pays d'origine et bénéficie en France d'un accompagnement médico-social, elle ne produit aucune pièce de nature à démontrer qu'elle ne pourrait pas bénéficier effectivement d'une prise en charge et d'un traitement appropriés dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

8. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que Mme D est entrée en France le 10 novembre 2013 accompagnée de son fils alors mineur et s'est maintenue sur le territoire français en dépit des deux mesures d'éloignement dont elle a fait l'objet respectivement le 7 juin 2019 et le 20 juillet 2021. Elle ne justifie d'aucune insertion sociale et professionnelle particulière et ne se prévaut d'aucune attache familiale en France, à l'exception de son fils, désormais majeur, qui est également en situation irrégulière. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas au droit de Mme D au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs et eu égard à ce qui a été dit précédemment s'agissant de son état de santé, la décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision portant refus de délai de départ volontaire :

10. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant refus de délai de départ volontaire par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

Sur la décision fixant le pays de destination :

11. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des traitements inhumains ou dégradants " et aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

13. Si Mme D expose qu'elle a dû fuir son pays d'origine en raison de son engagement passé au sein de la principale organisation de défense des droits humains dans son pays d'origine, elle ne produit aucun élément circonstancié et probant de nature à établir qu'elle serait de ce fait personnellement exposée à des risques en cas de retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, et alors d'ailleurs que ses précédentes demandes d'asile ont été rejetées, les moyens tirés de ce que la décision fixant le pays de destination méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

14. En dernier lieu, si Mme D soutient que la décision fixant le pays de destination est entachée d'illégalité en raison de l'impossibilité actuelle de rejoindre la Biélorussie, du fait de la fermeture de l'espace aérien entre ce pays et les Etats membres de l'Union européenne dans le contexte de l'offensive armée engagée par la Russie contre l'Ukraine, ainsi qu'en attestent les communications du ministère français des affaires étrangères, une telle circonstance n'est pas de nature à entacher la décision fixant le pays de destination d'illégalité mais est seulement de nature à faire obstacle à l'exécution de la mesure d'éloignement à destination de ce pays.

Sur la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

15. En premier lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, Mme D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français par voie de conséquence de l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

16. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

17. Pour prononcer à l'encontre de Mme D une interdiction de retour sur le territoire français et en fixer la durée à six mois, la préfète du Rhône a tenu compte des conditions de séjour de l'intéressée sur le territoire français et a relevé qu'elle ne justifiait pas d'une vie privée et familiale en France, son fils étant également en situation irrégulière, et qu'elle s'était soustraite à l'exécution de mesures d'éloignement dont elle avait fait l'objet en juin 2019 et en juillet 2021. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, la préfète du Rhône n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation en décidant de prononcer une interdiction de retour sur le territoire français. Pour les mêmes motifs, elle n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en fixant la durée de cette interdiction de retour à six mois.

18. Il résulte de ce qui précède que Mme D n'est pas fondée à soutenir que les décisions du 9 novembre 2023 de la préfète du Rhône sont entachées d'illégalité et à en demander l'annulation. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à la mise en œuvre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre Mme D, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 février 2024.

La magistrate désignée,

M. FullanaLa greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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