lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2309713 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 novembre 2023 au greffe du tribunal administratif de Grenoble, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 22 mai 2023 par lesquelles le préfet de la Savoie a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour.
Il soutient que :
- contrairement à ce qu'a estimé le préfet, sa présence ne représente pas une menace pour l'ordre public ;
- les décisions de refus de titre de séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2023 au greffe du tribunal administratif de Grenoble, le préfet de la Savoie conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. Xhabej ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 15 novembre 2023, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Lyon le 16 novembre 2023, le président du tribunal administratif de Grenoble a transmis au tribunal administratif de Lyon les conclusions de la requête de M. Xhabej tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative ;
La présidente du tribunal a désigné Mme Reniez, première conseillère, pour statuer en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique du 20 novembre 2023, Mme Reniez, magistrate désignée, a présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Debbache, avocate, représentant M. Xhabej, qui demande l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de destination, et qui soutient que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation le comportement de l'intéressé ne constituant pas une menace pour l'ordre public et compte tenu de l'intégration du requérant en France ;
- les observations de M. Xhabej ;
- les observations de Me Morisson-Cardinaud, substituant Me Tomasi, représentant le préfet de la Savoie, qui soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. Xhabej, ressortissant albanais né en 1996, a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler les décisions du 22 mai 2023 par lesquelles le préfet de la Savoie a refusé de renouveler son titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Suite au placement en centre de rétention de M. Xhabej, le président du tribunal administratif de Grenoble a renvoyé au tribunal administratif de Lyon les seules conclusions de la requête tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. M. Xhabej a par ailleurs également demandé au cours de l'audience du 20 novembre 2023 l'annulation de la décision fixant le pays de destination.
2. Il est constant que M. Xhabej, qui a déclaré être entré sur le territoire français en 2012, a obtenu un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 8 juillet 2015 au 7 juillet 2016 et renouvelé jusqu'au 7 octobre 2021. Il est célibataire sans charge de famille et il n'allègue ni n'établit être dépourvu d'attaches familiales en Albanie où résident ses parents selon ses déclarations lors de son audition 15 septembre 2021. S'il fait valoir qu'il a obtenu un CAP installateur thermique et a des compétences en peinture et ainsi des perspectives professionnelles, il a été condamné le 16 septembre 2021 par le tribunal correctionnel de Chambéry à un an d'emprisonnement avec sursis probatoire pendant deux ans pour agression sexuelle imposée à un mineur de quinze ans le 14 septembre 2021. Dans ces conditions, le préfet de la Savoie, qui a à juste titre estimé que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation en prenant à son encontre les décisions en litige portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
3. Il résulte de ce qui précède que M. Xhabej n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 22 mai 2023 par lesquelles le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions présentées par M. Xhabej tendant à l'annulation des décisions du 22 mai 2023 par lesquelles le préfet de la Savoie l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet de la Savoie et au tribunal administratif de Grenoble.
Lu en audience publique le 20 novembre 2023.
La magistrate désignée,
E. Reniez
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026