mercredi 29 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2310052 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | LACHENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 novembre 2023, M. C B demande au Tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler les décisions du 22 novembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a ordonné son transfert aux autorités portugaises et l'a assigné à résidence.
Il soutient que :
- la décision de transfert méconnaît les articles 7 et 17 du règlement du 26 juin 2013 ;
- la décision d'assignation à résidence doit être annulée par voie de conséquence.
Par un mémoire enregistré le 27 novembre 2023, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête en soutenant que les moyens ne sont pas fondés.
La présidente du tribunal a désigné M. Reymond-Kellal, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 614-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu :
- la désignation d'office de Me Lachenaud,
- la prestation de serment de M. D, interprète en langue lingala,
- les décisions attaquées et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013,
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir, au cours de l'audience publique, présenté son rapport et entendu :
- les observations de Me Lachenaud, pour le requérant, qui conclut aux mêmes fins que les écritures produites, en soutenant les mêmes moyens ;
- et les déclarations de M. C B, assisté de M. D.
La préfète du Rhône n'étant ni présente, ni représentée.
Considérant ce qui suit :
Sur l'aide juridictionnelle :
1. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile par renvoi de l'article L. 572-6 du même code, il y a lieu d'admettre M. C B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire sur le fondement des dispositions de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur le surplus des conclusions :
2. En premier lieu, il résulte du g) de l'article 2 du règlement (UE) n° 604/2013 susvisé que, pour l'application à une personne majeure des dispositions mentionnant les " membres de la famille ", seuls le conjoint ou les enfants mineurs du demandeur présents sur le territoire des Etats membres ont la qualité de membres de sa famille. Par suite, en tout état de cause, la circonstance que la sœur de M. C B est présente en France ne lui ouvrait pas un droit à voir examiner sur le territoire sa demande d'asile en application des critères prévus par le règlement précité.
3. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en refusant d'autoriser l'examen dérogatoire par la France de la demande d'asile de M. C B, ressortissant angolais qui est entré sur le territoire européen sous couvert d'un visa délivré par les autorités portugaises, l'autorité préfectorale a, au seul motif qu'il ne serait pas isolé en France compte tenu de la présence de sa sœur, manifestement entaché d'erreur l'appréciation qu'elle a porté sur sa situation dans l'application de l'article 17 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013.
4. Il en résulte que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du 22 novembre 2023. Ses conclusions en ce sens, ainsi que celles accessoires, ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : M. C B est provisoirement admis à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de M. C B est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète du Rhône.
Copie en sera transmise à Me Lachenaud.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 novembre 2023.
Le magistrat désigné,
R. Reymond-Kellal
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026