jeudi 30 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2310143 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | TOMASI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 novembre 2023, M. A B demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté daté du 21 septembre 2023 par lequel le préfet de l'Isère a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
- il n'est pas suffisamment motivé ;
- il est intervenu à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été mis en mesure de présenter des observations ;
- il est entaché d'une erreur de droit, faute pour le préfet de l'Isère d'avoir examiné les éléments concernant ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 19 de la charte de droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951.
Des pièces, enregistrées le 29 novembre 2023, ont été produites en défense par le préfet de l'Isère.
La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Gros, conseillère.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967 relatif au statut des réfugiés ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 30 novembre 2023 :
- le rapport de Mme Gros, qui a informé les parties, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions de l'arrêté du préfet de l'Isère, daté du 21 septembre 2023, fixant le pays de destination, retiré par un arrêté daté du 21 novembre 2023, notifié en cours d'instance, retrait devenu définitif à défaut d'avoir été contesté ;
- les observations de Me Dachary, représentant M. B, qui déclare se désister des conclusions à fin d'annulation de l'arrêté initial du préfet de l'Isère, daté du 21 septembre 2023, les conclusions et moyens de la requête devant être regardés comme dirigés contre l'arrêté du préfet de l'Isère, daté du 21 novembre 2023, qui l'a remplacé, et souligne, s'agissant du moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, que l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides aurait dû statuer en procédure normale sur la demande d'asile de M. B, qui aurait, alors, bénéficié du droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à la décision de la Cour nationale du droit d'asile,
- les observations de M. B, qui indique qu'il ignorait à son arrivée en France qu'il pouvait solliciter l'asile, qu'il a besoin de temps pour récupérer auprès de son frère des documents attestant des menaces pesant sur lui en Algérie et qu'il dispose de nombreuses attaches familiales en France, notamment à Grenoble,
- et les observations de Me Iririra Nganga, substituant Me Tomasi, pour le préfet de l'Isère, qui conclut au rejet de la requête aux motifs que la décision attaquée est suffisamment motivée et procède d'un examen particulier de la situation de M. B, que l'intéressé n'a sollicité l'asile qu'après son incarcération, que sa demande de protection internationale a été rejetée par une décision de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides du 9 novembre 2023 et qu'il n'apporte aucun élément à l'appui de ses allégations selon lesquelles il serait en danger en cas de retour en Algérie.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien né le 3 février 1992, déclare être entré en France au mois d'avril 2021. Le 5 janvier 2023, il a été condamné en dernier lieu par la cour d'appel de Grenoble à une peine d'emprisonnement de trois ans dont un an avec sursis pour cinq agressions sexuelles commises entre le 10 septembre 2021 et le 4 juillet 2022, dont trois sur des mineures de plus de 15 ans, et pour la détention d'un faux document d'identité. La cour d'appel de Grenoble l'a en outre condamné à une peine d'interdiction du territoire d'une durée de dix ans. Par un arrêté daté du 21 septembre 2023, dont M. B demande l'annulation, le préfet de l'Isère a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné en application de cette interdiction judiciaire du territoire français.
Sur la demande d'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur l'étendue du litige :
4. Lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision.
5. En l'espèce, l'arrêté initialement attaqué, daté du 21 septembre 2023, a été retiré pour être remplacé par un arrêté, daté du 21 novembre 2023, ayant la même portée et notifié à M. B en cours d'instance. Par suite, le recours de l'intéressé doit être regardé comme tendant également à l'annulation de cette dernière décision.
Sur le désistement partiel :
6. Lors de l'audience, M. B a, par l'intermédiaire de son avocate, déclaré se désister de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté initial du préfet de l'Isère, daté du 21 septembre 2023, qui, ainsi qu'il a été dit plus haut, a été retiré et remplacé par un arrêté du 21 novembre 2023. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, l'arrêté attaqué a été signé par M. Laurent Simplicien, secrétaire général, qui a reçu délégation à cet effet par arrêté du préfet de l'Isère du 21 août 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cet arrêté doit être écarté.
8. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué vise notamment l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelle l'interdiction du territoire français d'une durée de dix ans prononcée à l'encontre de M. B, mentionne la nationalité de l'intéressé et indique que sa demande d'asile, présentée en rétention administrative, a été rejetée le 9 novembre 2023 par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides statuant en procédure accélérée, le recours exercé auprès de la Cour nationale du droit d'asile ne présentant pas de caractère suspensif. Cet arrêté précise également que M. B, qui prétend que sa vie serait menacée par des djihadistes en Algérie, n'en justifie pas. Il comporte, ainsi, l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". Aux termes de l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. Cette personne peut se faire assister par un conseil ou représenter par un mandataire de son choix. () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le 17 novembre 2023, M. B a été informé que le préfet de l'Isère envisageait de le reconduire à destination de l'Algérie ou de tout autre pays dans lequel il serait légalement admissible en exécution de l'interdiction du territoire dont il fait l'objet et a été mis en mesure de présenter des observations. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté attaqué du 21 novembre 2023 serait entaché d'un vice de procédure, à défaut de procédure contradictoire préalable.
11. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; () ".
12. D'autre part, aux termes de l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 542-1 de ce code : " En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la notification de celle-ci. ". Aux termes de l'article L. 542-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : / () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 () ". Son article L. 531-24 dispose que : " L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / () 3° Le demandeur est maintenu en rétention en application de l'article L. 754-3. ".
13. En application de ces dispositions, le préfet peut légalement, dans le cas visé au d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et pour l'exécution d'une interdiction du territoire prononcée par le juge judiciaire, prendre une mesure d'éloignement à l'égard de l'intéressé y compris à destination de son pays d'origine après une décision de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, sans qu'y fasse obstacle la circonstance que celui-ci a saisi la Cour nationale du droit d'asile d'un recours à l'encontre de cette décision et sans être tenu, en conséquence, d'attendre que cette cour statue sur le sort de l'intéressé.
14. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 9 novembre 2023, l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides, statuant en procédure accélérée en application du 3° de l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a rejeté la demande d'asile de M. B. Le requérant ne peut utilement se prévaloir de l'irrégularité de la procédure d'examen de cette demande dans le cadre du présent litige. En application des dispositions du d) du 1° de l'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le droit de l'intéressé de se maintenir sur le territoire français a, ainsi, pris fin dès la décision de rejet prise par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides le 9 novembre 2023. Pour assurer l'exécution de l'interdiction du territoire prononcée par le juge judiciaire, le préfet de l'Isère pouvait, par suite, légalement fixer le pays d'origine de M. B comme pays de destination.
15. En cinquième lieu, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet de l'Isère a examiné les craintes dont faisait état M. B en cas de retour en Algérie. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit dont serait, à ce titre, entaché l'arrêté attaqué doit être écarté.
16. En sixième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 19 de la charte sur les droits fondamentaux de l'Union européenne : " () 2. Nul ne peut être éloigné, expulsé ou extradé vers un État où il existe un risque sérieux qu'il soit soumis à la peine de mort, à la torture ou à d'autres peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
17. M. B fait valoir qu'il est menacé de mort en Algérie par le père d'un jeune homme mortellement percuté par son propre père, qu'il qualifie de " djihadiste intégriste " et qui bénéficierait localement de soutiens, policiers notamment. Toutefois, l'intéressé n'apporte aucun élément de nature à établir la réalité et l'actualité de ses craintes en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 19 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
18. En septième lieu, aux termes de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951 : " 1. Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. () ".
19. M. B qui n'a pas la qualité de réfugié, ne peut utilement se prévaloir du principe de non-refoulement énoncé par les stipulations précitées de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951.
20. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 novembre 2023 par lequel le préfet de l'Isère a fixé le pays à destination duquel il sera éloigné en application de l'interdiction judiciaire du territoire dont il fait l'objet.
Sur les frais liés au litige :
21. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie de ses frais d'instance. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté initial du préfet de l'Isère, daté du 21 septembre 2023, fixant le pays de destination, retiré et remplacé par un arrêté du 21 novembre 2023.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de l'Isère.
Copie en sera adressée à l'association Forum Réfugiés - Cosi.
Rendu en audience publique le 30 novembre 2023.
La magistrate désignée,
R. Gros
La greffière,
C. Driguzzi
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026