LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2310284

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2310284

mercredi 6 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2310284
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantBONNET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistré le 1er décembre 2023, M. A C doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 novembre 2023 par lequel la préfète du Rhône a décidé sa remise aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile ;

2°) d'annuler la décision du 29 novembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

M. C soutient que les décisions attaquées sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 4 décembre 2023, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Pineau pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

La première vice-présidente du tribunal, chargée par intérim des fonctions de présidente du tribunal pour la période du 1er au 31 décembre 2023, a désigné M. Pineau pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 5 décembre 2023 :

- le rapport de M. Pineau, magistrat désigné,

- les observations de Me Bonnet, avocat pour M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête en soulevant le moyen tiré de l'exception d'illégalité de la décision de transfert à l'encontre de la décision portant assignation à résidence.

- et les observations de M. C, requérant, assisté de M. B, interprète en langue sousou, qui rappelle son parcours depuis la Guinée, expose les raisons pour lesquelles il entend solliciter l'asile et répond aux questions posées dans le cadre de l'instruction s'agissant des liens dont il dispose en France et en Espagne.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant guinéen né le 29 septembre 2003, déclare être entré en France, sans en justifier, en août 2022. L'intéressé a présenté une demande d'asile, le 23 juin 2023, auprès des services de la préfecture de police du Rhône. Toutefois, il est apparu après consultation du fichier Eurodac que l'intéressé avait été identifié en Espagne, suite à un franchissement irrégulier de la frontière, le 26 octobre 2022. Les autorités espagnoles ont été saisies, le 7 juillet 2023, d'une demande de prise en charge de M. C sur le fondement de l'article 13 du règlement n° 604/2013 et ces autorités ont explicitement fait connaitre leur accord pour la réadmission de l'intéressé, le 13 juillet 2023, sur le fondement de l'article 22 du règlement n° 604/2013. Par un arrêté du 29 novembre 2023, la préfète du Rhône a prononcé la remise de M. C aux autorités espagnoles, responsables de sa demande d'asile et par une décision du même jour la préfète l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours. M. C demande au tribunal de prononcer l'annulation de ces deux décisions de la préfète des Rhône.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision prononçant la remise aux autorités espagnoles :

2. Aux termes de l'article 17 du règlement du 26 juin 2013 susvisé : " Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. / L'État membre qui décide d'examiner une demande de protection internationale en vertu du présent paragraphe devient l'État membre responsable et assume les obligations qui sont liées à cette responsabilité. () ".

3. Il résulte de ces dispositions que la faculté laissée à chaque État membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile. Cette possibilité doit en particulier être mise en œuvre lorsqu'il y a des motifs sérieux et avérés de croire que l'intéressé courra, dans le pays de destination, un risque réel d'être soumis à la torture ou à des peines ou traitements inhumains ou dégradants contraires à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

4. M. C indique son souhait de rester en France et d'y voir examiner sa demande d'asile en soulignant qu'il a une maîtrise élémentaire de la langue française alors qu'il ne possède aucune notion d'espagnol. Toutefois, le requérant ne dispose d'aucune attache sur le territoire français où son entrée demeure récente. Par ailleurs, il n'est ni soutenu, ni allégué que M. C justifierait d'une situation particulière, notamment d'une vulnérabilité, devant conduire à ce que sa demande d'asile soit examinée en France en raison d'un obstacle s'opposant à son transfert en Espagne. Par suite, c'est sans commettre d'erreur manifeste d'appréciation que la préfète du Rhône a pu ne pas déroger aux critères de détermination de l'Etat responsable de la demande d'asile de M. C et prononcer en conséquence sa remise aux autorités espagnoles.

5. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 novembre 2023 de la préfète du Rhône portant remise aux autorités espagnoles.

En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence :

6. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de l'arrêté de remise aux autorités espagnoles dont le requérant a fait l'objet, le moyen tiré de l'illégalité de l'arrêté portant assignation à résidence par voie d'exception ne peut qu'être écarté.

7. En second lieu, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que l'exécution de la décision de remise aux autorités espagnoles prise à l'encontre de M. C ne demeurerait pas une perspective raisonnable. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation alors que cette décision attaquée impose à M. C de se présenter une fois par semaine, le mercredi à 8 heures 30, auprès des services de la gendarmerie nationale, brigade de Lyon 2, commune au sein de laquelle réside M. C qui, en outre, ne fait état d'aucune contrainte ayant trait à sa situation personnelle et familiale. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

8. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision du 29 novembre 2023 par laquelle la préfète du Rhône l'a assigné à résidence.

9. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de M. C doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête n° 2310284 de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A lansana, à Me Bonnet et à la préfète du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2023.

Le magistrat désigné,

N. Pineau

La greffière

F. Gaillard La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions