jeudi 2 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2310334 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires enregistrés le 30 novembre 2023 et les 7 et 14 février 2024, M. C B, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône :
- de le munir sous 8 jours d'une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler puis de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois sous astreinte de 50 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
- d'effacer son signalement aux fins de non admission dans le système d'information Schengen dans un délai de 15 jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros HT en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation ;
- le refus de séjour qui lui est opposé est entaché d'un vice de procédure, faute de justification de la consultation régulière du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- le refus de séjour critiqué méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le refus de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'obligation de quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte atteinte à l'intérêt supérieur de son enfant protégé par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le refus de séjour critiqué méconnaît les dispositions de l'article L. 424-3 (4°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'obligation de quitter le territoire français qui lui est opposée méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision fixant son pays de renvoi méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français qui lui sont opposés entache d'illégalité la décision portant interdiction de retour ;
- la décision d'interdiction de retour méconnaît les dispositions des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et résulte d'une erreur de droit ;
- la décision portant interdiction de retour est entachée d'un détournement de procédure.
Par un mémoire en défense enregistré le 28 février 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 12 janvier 2024.
Vu l'arrêté attaqué et les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Le président de la formation de jugement ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Richard-Rendolet,
- et les observations de Me Paquet pour M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant guinéen né en 1995, M. B conteste l'arrêté du 6 novembre 2023 par lequel la préfète du Rhône, statuant à nouveau sur sa situation à la suite d'une décision de la cour administrative d'appel de Lyon du 3 novembre 2022, a de nouveau refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, a fixé son pays de renvoi et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Traduisant un examen de la situation particulière du requérant à l'issue d'une nouvelle instruction, l'arrêté critiqué, qui fait en particulier état de façon circonstanciée du fondement de la demande de titre de séjour de l'intéressé, de l'avis émis par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) quant à son état de santé ainsi que de sa situation administrative, personnelle et familiale, comporte les éléments de fait et de droit qui donnent leur fondement aux décisions qu'il contient. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation des décisions en litige et du défaut d'examen de la situation du requérant doivent être écartés.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
3. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an (). / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
4. Il ressort des pièces du dossier que, contrairement à ce qu'allègue le requérant, la décision en litige a été prise sur avis d'un collège de trois médecins de l'OFII émis le 19 juin 2023 au vu des conclusions d'un rapport établi le 5 juin précédent par un médecin n'ayant lui-même pas siégé au sein de ce collège. Dans ces conditions, le moyen tiré en ses diverses branches de l'irrégularité de la procédure suivie au regard des dispositions des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont se prévaut le requérant doit être écarté.
5. Pour refuser une nouvelle fois de délivrer le titre de séjour sollicité par M. B en raison de son état de santé, la préfète du Rhône s'est fondée sur l'avis du 19 juin 2023 mentionné au point précédent selon lequel, bien que nécessitant une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, l'état de santé du requérant pouvait toutefois faire l'objet d'une prise en charge appropriée dans son pays d'origine. A l'appui de sa contestation, M. B fait valoir le suivi médical dont il bénéficie en raison des pathologies dont il souffre, en particulier le glaucome bilatéral dont il fait état et en raison duquel il a perdu la vision de l'œil droit ainsi que du syndrome de stress post-traumatique dont il souffre et lié à son pays d'origine et à son parcours migratoire. Toutefois et alors que la préfète du Rhône se prévaut notamment de la stabilisation médicalement constatée de la situation de l'œil gauche du requérant et des possibilités concrètes de suivi de l'état dépressif de M. B, les éléments avancés par ce dernier, en particulier les énonciations des certificats établis par un médecin psychiatre et un ophtalmologue le 15 février 2022, le 25 novembre 2022 et le 4 mai 2023, antérieurs à l'avis du 19 juin 2023, ne suffisent pas pour remettre en cause le bien-fondé de la décision préfectorale, prise conformément à cet avis et retenant la possibilité d'un suivi approprié du requérant en Guinée. Dans ces conditions et alors qu'eu égard à ses motifs, relatifs aux conséquences d'un défaut de suivi médical de l'intéressé, l'annulation du refus de titre de séjour opposé au requérant le 29 mai 2020 par un arrêt de la cour administrative d'appel de Lyon du 3 novembre 2022 ne faisait pas obstacle à ce que la préfète du Rhône se fonde sur les possibilités d'un tel suivi en Guinée, les moyens tirés de la violation des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que de la méconnaissance de la chose jugée doivent être écartés.
6. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger () qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. / (.) ". Aux termes de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants () l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Pour soutenir que les dispositions législatives et les stipulations citées au point précédent ont été méconnues, M. B se prévaut de sa résidence en France depuis l'année 2017, de la présence sur le territoire national de son fils A, né en 2023 de sa relation avec une ressortissante ivoirienne, de l'activité professionnelle qu'il y a exercée et des liens personnels qu'il y a tissés en raison notamment de son engagement bénévole dans le milieu associatif. Toutefois, si le requérant produit des attestations relatives à sa bonne insertion en France, M. B est séparé de la mère de son fils et ne démontre pas entretenir des liens réguliers avec celui-ci ni contribuer sérieusement à l'entretien et à l'éducation de son enfant, et les pièces produites, en particulier les justificatifs relatifs à l'exercice d'une activité rémunérée en 2022 et 2023, ne suffisent pas pour caractériser l'existence d'une insertion socio-professionnelle particulière en France de M. B. Dans ces conditions et compte-tenu des conditions du séjour en France de M. B, qui est né en 1995, qui n'a pas donné suite à l'arrêté de réadmission dont il a fait l'objet en 2017 et dont la demande d'asile formée en 2019 a été rejetée, le moyen tiré de ce que le refus de séjour en litige porterait une atteinte excessive à la vie privée et familiale du requérant en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Compte tenu de ce qui a été dit quant à l'absence d'établissement de l'existence de relations substantielles avec son fils résidant dans l'Ain, le moyen soulevé par M. B et tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de son enfant A protégé par les stipulations de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté. Les circonstances dont il est fait état ne permettent pas davantage de considérer que le refus critiqué résulte, s'agissant de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant, d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
8. Si M. B soutient que son éloignement méconnait les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que celles de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et si le requérant fait également valoir que la décision de la préfète du Rhône résulte d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de ses conséquences sur sa situation personnelle, ces moyens doivent être écartés pour les motifs de fait relatifs à la situation personnelle et familiale de M. B exposés au point précédent.
9. A l'appui de sa contestation, M. B se prévaut des dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers alors applicables et faisant obstacle à ce qu'un étranger fasse l'objet d'une obligation de quitter le territoire lorsque son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et lorsqu'il ne pourrait effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. Toutefois, il résulte de ce qui a été dit au point 5 que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
En ce qui concerne la fixation du pays de renvoi :
10. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines et traitements inhumains et dégradants. ". Si le requérant fait valoir les risques liés selon lui à un retour en Guinée compte tenu de son état de santé, en particulier d'un risque d'autolyse lié à une décompensation psychique, les éléments ainsi allégués ne suffisent pas, compte tenu de ce qui a été dit au point 5, pour considérer que les stipulations de cet article 3 ont été méconnues.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. Il résulte de ce qui a été dit ci-dessus que M. B n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français qui lui ont été opposés entache d'illégalité la décision d'interdiction de retour prise sur leur fondement.
12. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
13. Il ressort des pièces du dossier que, pour prononcer une interdiction de retour d'une durée de six mois à l'encontre du requérant, la préfète du Rhône s'est déterminée au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité en tenant compte en particulier, comme elle a pu le faire sans entacher sa décision d'une erreur de droit et sans méconnaître l'objectif poursuivi par le législateur, des conditions et de la durée de sa présence en France, de sa situation familiale, de son état de santé et de la circonstance également relevée qu'il s'était soustrait en 2017 à l'exécution d'un arrêté prévoyant son transfert vers l'état jugé alors responsable de l'examen de sa demande d'asile. Dans les circonstances de l'espèce et alors même qu'il est constant que la présence en France de M. B ne représente pas une menace pour l'ordre public, la décision en litige ne saurait être regardée, tant dans son principe que par sa durée, comme méconnaissant les dispositions précitées des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. B et dirigées contre l'arrêté du 6 novembre 2023 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions de la requête de M. B à fin d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il en soit fait application à l'encontre de l'Etat, qui n'est pas partie perdante.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 4 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gille, président,
M. Richard-Rendolet, premier conseiller,
Mme Feron, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 mai 2024.
Le rapporteur,
F-X. Richard-RendoletLe président,
A. Gille
La greffière,
F. de Biasi
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026