vendredi 6 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2311212 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème chambre |
| Avocat requérant | FLAMANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 décembre 2023, M. A C, représenté par Me Flamant et Me Lemasson, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté conjoint du 15 décembre 2023 par lequel le président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Ardèche (SDIS 07) et le ministre de l'intérieur ont d'une part, prolongé son détachement en qualité de colonel stagiaire auprès du SDIS de l'Ariège pour une durée de trois mois supplémentaires à compter du 20 juillet 2020 et d'autre part, ont mis fin à son stage à compter du 1er janvier 2021 ;
2°) d'enjoindre au SDIS 07 et au ministre de l'intérieur de procéder à sa titularisation dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous peine d'astreinte de 700 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge du SDIS 07 et de l'Etat une somme de 3 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé ;
- il a été pris au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine préalable de la commission administrative paritaire pour avis ;
- il est entaché d'une erreur de droit en ce qu'il méconnait le principe de non-rétroactivité des actes administratifs ;
- il est entaché d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation quant à sa manière de servir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 mai 2024 le service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Ardèche, représenté par BDO Avocats Lyon, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par un mémoire en défense enregistré le 29 octobre 2024, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre l'administration et le public ;
- le décret n° 2016-2008 du 30 décembre 2016 portant statut particulier du cadre d'emplois des capitaines, commandants et lieutenants-colonels de sapeurs-pompiers professionnels ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B, magistrate rapporteure et les conclusions de Mme Fullana Thevenet, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C est sapeur-pompier professionnel initialement employé par le Service départemental d'incendie et de secours (SDIS) de l'Ardèche au grade de lieutenant-colonel. Après avoir été admis en mai 2018 au concours interne de colonel de sapeurs-pompiers, le requérant a été placé en position de détachement auprès du SDIS de l'Ariège par un arrêté du 24 janvier 2020 pour y effectuer la période de stage requise de 6 mois en vue d'une titularisation dans ce grade, sur les fonctions de directeur départemental adjoint. Par un arrêté du ministre de l'intérieur et du président du conseil d'administration du SDIS de l'Ariège du 17 juillet 2020, le stage de M. C a été prolongé de trois mois. Par un arrêté du 7 décembre 2020 adopté par les mêmes autorités, il a été mis fin au stage de l'intéressé. Par un jugement n°s 2006366-2006797 du 31 mars 2023, le tribunal administratif de Toulouse a, à la demande de M. C, annulé ces deux arrêtés pour incompétence matérielle et a rejeté les conclusions présentées par l'intéressé tendant à ce qu'il soit enjoint au ministre de l'intérieur et au président du conseil d'administration du SDIS de l'Ariège de prononcer sa titularisation. Par ailleurs, par un arrêté du 14 janvier 2021, la présidente du conseil d'administration du SDIS de l'Ardèche a réintégré M. C au sein des effectifs du SDIS de l'Ardèche à compter du 1er janvier 2021, et a fixé les conditions de cette réintégration. Le ministre de l'intérieur et la présidente du conseil d'administration du SDIS de l'Ardèche ont pris un arrêté conjoint en date du 3 février 2021 régularisant la prolongation du détachement de M. C auprès du SDIS de l'Ariège pour la période du 20 juillet au 31 décembre 2020 et prononçant sa réintégration au sein des effectifs du SDIS de l'Ardèche à compter du 1er janvier 2021. Par un jugement n°s 2102642-2102643 du 13 septembre 2023, le tribunal administratif de Lyon a, à la demande de M. C, annulé ces deux arrêtés au motif que, ayant été pris en conséquence et sur le fondement des arrêtés annulés par le jugement du tribunal administratif de Toulouse du 31 mars 2023, ils étaient privés de base légale. M. C demande aujourd'hui l'annulation de l'arrêté conjoint du 15 décembre 2023 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer et le président du conseil d'administration du SDIS de l'Ardèche ont prolongé son détachement pour une durée de 3 mois à compter du 20 juillet 2020, ont mis fin à son stage en qualité de colonel stagiaire ainsi qu'à son détachement auprès du SDIS de l'Ariège à compter du 1e janvier 2021, ont refusé de le titulariser en qualité de colonel et ont prononcé à cette date sa réintégration au sein du SDIS de l'Ardèche
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Il en résulte qu'alors même que la décision de prolonger son stage puis de ne pas le titulariser est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne, elle n'est pas, sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire, au nombre des mesures qui ne peuvent légalement intervenir sans que l'intéressé n'ait été mis à même de faire valoir ses observations ou de prendre connaissance de son dossier, et n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et les règlements. En l'espèce, l'arrêté contesté par M. C ne revêtant pas un caractère disciplinaire, il n'entre dans aucune des catégories de mesures qui doivent être motivées en application du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté comme inopérant.
3. En deuxième lieu, le requérant soutient que la commission administrative paritaire (CAP) n'a pas été consultée avant la prise de l'arrêté attaqué. Toutefois, s'il est vrai qu'entre fin 2020 et fin 2023 l'administration n'a pas ressaisi la CAP de la situation de M. C, l'arrêté en litige mentionne bien l'avis de la commission en date du 27 novembre 2020, par ailleurs produit en défense. En l'espèce, le président du conseil d'administration du SDIS de l'Ardèche et le ministre de l'intérieur pouvaient légalement tenir compte de la consultation qui avait eu lieu le 27 novembre 2020 avant une première mesure de prolongation de stage et de non-titularisation annulée sur un vice d'illégalité externe dès lors que les éléments justifiant la prolongation de stage puis la non-titularisation pour insuffisance professionnelle de M. C avaient alors été portés à la connaissance de la commission. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
4. En troisième lieu, si les décisions administratives ne peuvent légalement disposer que pour l'avenir, s'agissant des décisions relatives à la carrière des fonctionnaires, des militaires ou des magistrats, l'administration peut, en dérogation à cette règle, leur conférer une portée rétroactive dans la stricte mesure nécessaire pour assurer la continuité de la carrière de l'agent intéressé ou procéder à la régularisation de sa situation. En l'espèce, suite aux différentes annulations contentieuses prononcées d'abord par le tribunal administratif de Toulouse, puis par le tribunal administratif de Lyon, l'administration était tenue de placer M. C dans une situation administrative régulière pour la période du 20 juillet 2020 au 1er janvier 2021 et ainsi assurer la continuité de sa carrière. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit procédant du non-respect du principe de non-rétroactivité des actes administratifs doit être écarté.
5. En dernier lieu, aux termes de l'article 4 du décret du 30 décembre 2016 susvisé dans sa rédaction alors en vigueur : " Le recrutement en qualité de colonel de sapeurs-pompiers professionnels intervient après inscription sur une liste d'aptitude établie : / 1° En application des dispositions du 2° de l'article 36 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée ; / 2° En application des dispositions du 1° de l'article 39 de la même loi. () ". Aux termes de l'article 7 de ce décret : " Les lauréats inscrits sur les listes d'aptitude mentionnées à l'article 4 sont nommés élèves colonels. / A compter de cette nomination, ils sont mis à disposition auprès de l'école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers pour une durée de vingt-quatre mois. / Ils sont, à l'issue de la formation prévue à l'article 8, inscrits par le ministre chargé de la sécurité civile sur la liste d'aptitude mentionnée au même article. / Il est mis fin à la mise à disposition mentionnée au deuxième alinéa dès leur recrutement en qualité de colonels stagiaires ". En vertu de l'article 8 de ce décret : " Les élèves colonels reçoivent une formation organisée par l'école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers. / () / Les élèves colonels ayant validé leur formation sont inscrits sur une liste d'aptitude classant par ordre alphabétique les candidats déclarés aptes à exercer un emploi de colonel. / Lorsque l'élève colonel ne valide pas sa formation, il est soit licencié sur décision conjointe du ministre chargé de la sécurité civile et du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours soit, s'il avait auparavant la qualité de fonctionnaire, réintégré dans son corps ou son cadre d'emplois ". Aux termes de l'article 9 de ce texte : " Les officiers des sapeurs-pompiers inscrits sur la liste d'aptitude mentionnée à l'article 8 sont nommés colonels stagiaires pour une durée de six mois par arrêté conjoint du ministre chargé de la sécurité civile et du président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours. / Pendant la durée de leur stage, ils sont placés en position de détachement auprès du service départemental d'incendie et de secours qui a procédé à leur recrutement. / La titularisation des colonels stagiaires intervient par décision conjointe des mêmes autorités à la fin du stage ". Enfin, en application de l'article 11 de ce même décret : " Les colonels stagiaires peuvent, sur décision conjointe du ministre chargé de la sécurité civile et du président du conseil d'administration du service d'incendie et de secours, être autorisés à effectuer un stage complémentaire d'une durée maximale de six mois. Si ce stage a été jugé satisfaisant, les intéressés sont titularisés. / Lorsque la titularisation n'est pas prononcée, le stagiaire est soit licencié sur décision conjointe des mêmes autorités soit, s'il avait auparavant la qualité de fonctionnaire, réintégré dans son corps ou cadre d'emplois d'origine ".
6. Pour apprécier la légalité d'une décision de prolongation de stage puis d'une décision de refus de titularisation, il incombe au juge de vérifier qu'elle ne repose pas sur des faits matériellement inexacts, qu'elle n'est entachée ni d'erreur de droit, ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de l'insuffisance professionnelle de l'intéressé, qu'elle ne revêt pas le caractère d'une sanction disciplinaire et n'est entachée d'aucun détournement de pouvoir et que, si elle est fondée sur des motifs qui caractérisent une insuffisance professionnelle mais aussi des fautes disciplinaires, l'intéressé a été mis à même de faire valoir ses observations.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment du rapport du président du conseil d'administration du SDIS de l'Ariège, où il était détaché, en date du 25 septembre 2020 et de ses pièces jointes, que durant l'ensemble de sa période de stage M. C n'a pas donné satisfaction, tant sur le plan relationnel et comportemental que sur le plan technique et opérationnel. L'intéressé n'a pas fait la démonstration des qualités relationnelles attendues d'un colonel de sapeurs-pompiers professionnel faisant fonction de directeur départemental adjoint compte-tenu de ses positionnements inadaptés, voire méprisants en interne vis-à-vis de ses collègues subordonnés ou supérieur hiérarchique. Il est notamment reproché à M. C d'avoir souhaité recadrer une pharmacienne en charge de la traçabilité sanitaire des véhicules d'intervention en réaction à sa prise de parole justifiée et adaptée pour indiquer que contrairement au bilan présenté par l'intéressé le carnet de suivi des désinfections desdits véhicules existait bien, d'avoir dénigré publiquement le directeur administratif et financier du SDIS de l'Ariège, sollicité le chef de service des systèmes d'information et de communication (SIC) pour réécouter une bande téléphonique sans respecter la ligne hiérarchique et en indiquant au chef SIC que son refus l'exposerait à une sanction disciplinaire voire à des poursuites pénales, et enfin, il lui est reproché de verrouiller le canal de communication entre les cadres du SDIS et leurs homologues chefs de centre, ce qui nuit au bon fonctionnement du service et peut avoir un impact sur les missions de secours dévolues au SDIS. Ces insuffisances professionnelles liées au comportement de M. C vis-à-vis de ses collègues se sont également exprimées en externe au SDIS vis-à-vis de partenaires de premier plan notamment à travers le dénigrement péremptoire et infondé du travail et de l'implication des infirmières du centre hospitalier du Val d'Ariège le 31 janvier 2020, soit à peine une dizaine de jour après sa prise de fonction. En outre, M. C, qui se borne à invoquer la crise sanitaire de la covid-19 et le manque de moyens, n'a pas non plus démontré sa capacité à accomplir les missions normalement dévolues à son grade sur le plan professionnel, technique et opérationnel, ni qu'il possède les aptitudes nécessaires à l'exercice des fonctions qui lui ont été confiées alors même que son positionnement inadapté entrainant des difficultés relationnelles globales majeures permettent de considérer que sa manière de servir est susceptible de porter atteinte au bon fonctionnement du service et à sa réputation.
8. Il ressort également des pièces du dossier, alors qu'une prolongation de stage d'une durée de trois mois supplémentaires a été accordé à M. C pour lui permettre de démontrer son aptitude professionnelle aux fonctions afférentes au grade de colonel des sapeurs-pompiers professionnel en vue de sa titularisation dans ledit grade, l'intéressé n'a pas d'avantage démontré les qualités humaines et techniques indispensables à l'exercices des fonctions afférentes à un tel grade. Il ressort des pièces du dossier que la manière de servir de M. C, prise dans son ensemble, révèle l'incapacité de l'intéressé à accomplir correctement les missions qui lui sont confiées dans le cadre normal des fonctions de haut niveau auxquelles il a vocation à être appelé. Par suite, en prenant la décision d'une part de prolonger le stage d'une durée de trois mois, puis de ne pas titulariser M. C à l'issue de sa période de stage prolongée et de mettre fin à son détachement, entrainant sa réintégration dans son corps d'origine des lieutenants-colonels des sapeurs-pompiers professionnels, le président du conseil d'administration du SDIS de l'Ardèche et le ministre de l'intérieur n'ont pas commis d'erreur de fait ni d'erreur manifeste d'appréciation.
9. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à obtenir l'annulation de l'arrêté conjoint du 15 décembre 2023. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté en litige doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction sous astreinte présentées par M. C.
Sur les frais liés au litige :
10. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge du SDIS de l'Ardèche qui n'est pas la partie perdante du présent litige la somme sollicitée par M. C en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. C une somme de 500 euros à verser au SDIS de l'Ardèche sur le fondement des mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : M. C versera une somme de 500 euros au SDIS de l'Ardèche au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, au président du conseil d'administration du service départemental d'incendie et de secours de l'Ardèche et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 22 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Pascale Dèche, présidente,
Mme Ludivine Journoud, conseillère,
Mme Charlotte Pouyet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 décembre 2024.
La rapporteure,
L. B
La présidente,
P. Dèche
La greffière,
S. Hosni
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et au préfet de l'Ardèche en ce qui les concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026