mardi 2 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2311234 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | VIBOUREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 décembre 2023, M. A G, représenté par Me Vibourel, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler la décision du 29 décembre 2023 par lequel la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix-huit mois ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'erreur de fait dès lors que la mesure d'éloignement est dirigée contre M. C E, né le 24 mars 1999 à Yopougon ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- En ce qui concerne le refus de départ volontaire :
- il méconnaît l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète ne justifie pas des raisons pour lesquelles il y aurait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement ;
- En ce qui concerne l'interdiction de retour d'une durée de dix-huit mois :
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'inscription dans le système d'information Schengen entraîne l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour et constitue une mesure d'expulsion automatique de tout l'espace Schengen ;
- elle porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale.
La préfète du Rhône a produit des pièces, le 2 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Bardad en application de l'article R. 776-15 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bardad, première conseillère ;
- les observations de Me Messaoud, substituant Me Vibourel, avocate de M. G, qui reprend les conclusions et moyens de la requête et précise que la mesure d'éloignement du 11 octobre 2022 n'a pas été reçue par le requérant, que le refus de départ volontaire est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale, que la mesure d'éloignement du 20 juillet 2020 a été abrogée dès lors qu'il bénéficiait d'un récépissé de demande de carte de séjour et que l'interdiction de retour est illégale compte tenu de l'illégalité de la mesure d'éloignement et du refus de délai de départ volontaire ;
- les observations de M. G ;
- les observations de Mme B, représentant la préfète du Rhône.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A G, ressortissant béninois né le 24 avril 1999, est entré en France, le 3 mars 2019, selon ses déclarations. Par une décision du 29 décembre 2023, notifiée le même jour, la préfète du Rhône a obligé M. G à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois. Par un second arrêté du 29 décembre 2023, notifié le même jour, la préfète l'a placé en rétention administrative. M. G demande l'annulation de la décision du 29 décembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'une durée de dix-huit mois.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente () ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de l'intéressé, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
3. En premier lieu, les décisions du 29 décembre 2023 ont été signées par Mme F D, chef du bureau de l'éloignement de la préfecture du Rhône, qui disposait d'une délégation de signature consentie à cet effet par un arrêté du 30 novembre 2023, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, accessible au juge et aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire des décisions attaquées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, les décisions attaquées énoncent les considérations de droits et de fait sur lesquelles elles sont fondées notamment le 3° de l'article L. 611-1, le 1° et le 3° de l'article L. 612-1, le 5° et le 8° de l'article L. 612-3 et les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, elles mentionnent les éléments relatifs à la situation personnelle, familiale et professionnelle du requérant. Dans ces conditions, les décisions attaquées sont suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier ni des termes des décisions contestées que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. G. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; () ".
7. M. G se prévaut de la présence en France d'une part, de sa tante, ressortissante française, au domicile de laquelle il est hébergé et d'autre part, de son frère, pris initialement en charge par l'aide sociale à l'enfance, qui serait désormais majeur. Il invoque également son parcours universitaire et professionnel sur le territoire national. Toutefois, il n'apporte, dans le cadre de la présente instance, aucun élément établissant notamment que son frère résiderait en France, que ce séjour serait régulier ni, le cas échéant, de l'intensité de ses liens avec ce dernier. De même, M. G ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire national. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes de la décision du 29 décembre 2023 que M. G a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d'une interdiction de retour d'une durée de vingt-quatre mois, le 20 juillet 2020, sous l'identité de M. C E né le 24 mars 1999, de nationalité ivoirienne, notifiée par voie administrative le même jour, qu'il a refusé de signer. L'intéressé a fait l'objet d'un refus de délivrance d'un titre de séjour, avec obligation de quitter le territoire français dans le délai trente jours, le 11 octobre 2022, réputée notifiée, le 19 octobre 2022. En outre, le comportement du requérant a été signalé par les services de police, le 20 juillet 2020, pour port d'arme prohibé de catégorie D, le 24 mai 2021, pour des faits d'outrage à une personne chargée d'une mission de service public, rébellion, menace de mort ou d'atteinte aux biens dangereuse pour les personnes à l'encontre d'un chargé de mission de service public, le 8 octobre 2021 pour violence commise en réunion suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, le 29 décembre 2021, pour recel de biens provenant d'un vol et le 7 décembre 2023, pour des faits de menace réitérée de crime contre les personnes. M. G a été condamné, pour les faits de rébellion et d'outrage précités, au paiement d'une amende de 400 euros, par une ordonnance pénale du tribunal judiciaire de Paris du 5 octobre 2021. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la préfète du Rhône aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, l'autorité administrative n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation notamment au regard de la situation personnelle de l'intéressé.
8. En deuxième lieu, si M. G soutient que la mesure d'éloignement est entachée d'erreur de fait dès lors qu'elle mentionne qu'il a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire sans délai, le 20 juillet 2020, sous l'identité de M. C E né le 24 mars 1999, de nationalité ivoirienne, il ressort du Fichier automatisé des empreintes digitales (FAED), produit en défense, par la préfète du Rhône, que l'intéressé est connu sous deux identités, celle de M. C E né le 24 mars 1999 et celle de M. A G, né le 24 mars 1999. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
9. En dernier lieu, le requérant ne saurait, en tout état de cause, se prévaloir de l'abrogation de la mesure d'éloignement du 20 juillet 2020 au motif qu'il bénéficiait d'un récépissé de demande de carte de séjour alors qu'il a fait usage de l'identité de M. C E né le 24 mars 1999, auprès du préfet de police de Paris, lorsque cette mesure d'éloignement lui a été notifiée, par voie administrative, le 20 juillet 2020, et que le récépissé en cause lui a été délivré sous une autre identité, celle de M. A G.
En ce qui concerne le refus d'octroyer un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612 1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes () ".
11. La préfète du Rhône s'est fondée, pour considérer qu'il existait un risque de soustraction à la décision portant obligation de quitter le territoire français, d'une part, sur l'inexécution des décisions d'éloignement précédemment prononcées à l'encontre de M. G et d'autre part, sur le fait que le comportement de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. Si le requérant fait valoir qu'il n'a pas eu connaissance de la mesure d'éloignement du 11 octobre 2022, cette décision lui a été envoyée par lettre recommandée et le pli présenté à l'adresse de l'intéressé, le 19 octobre 2022, a été retourné à la préfecture avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir qu'il n'a pas eu connaissance de l'obligation de quitter le territoire français du 11 octobre 2022. Par ailleurs, l'obligation de quitter le territoire du 20 juillet 2020, lui a été notifiée par la voie administrative et il a refusé de la signer. De même, compte tenu des faits mentionnés au point 7 du présent jugement, qui présentent un caractère répété témoignant notamment de l'absence d'insertion de l'intéressé en France, la préfète du Rhône a pu valablement considérer que le comportement de M. G représentait une menace pour l'ordre public et qu'il ne disposait pas de garanties de représentation suffisantes. Dans ces conditions, la situation de M. G relevait du champ d'application du 1° et du 3° de l'article L. 612-2 et du 5° et 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision lui refusant l'octroi d'un tel délai procèderait d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois :
12. En premier lieu, l'illégalité de la mesure d'éloignement et de la décision portant refus de départ volontaire n'étant pas établie, le requérant n'est pas fondé à se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
14. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour prononcer à l'encontre de M. G, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de dix-huit mois, la préfète du Rhône s'est fondée notamment sur la durée du séjour du requérant et l'absence d'insertion sociale ou professionnelle particulière. L'autorité administrative a également relevé que le comportement du requérant représentait une menace à l'ordre public compte tenu des interpellations dont il avait fait l'objet et qu'il s'était soustrait aux précédentes mesures d'éloignement prononcées à son encontre.
15. En l'espèce, M. G s'est vu refuser un délai de départ volontaire et ne justifie d'aucune circonstance humanitaire au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, il se trouve dans la situation prévue par ces dispositions selon lesquelles le préfet doit prononcer une interdiction de retour. Par ailleurs, il ne ressort pas du dossier qu'en fixant à dix-huit mois la durée de cette interdiction, la préfète du Rhône aurait pris une mesure disproportionnée notamment au regard de la situation de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
16. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte disproportionnée au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté à supposer que M. G ait entendu le soulever à l'encontre de la décision attaquée. L'interdiction de retour n'est pas davantage entachée d'erreur dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur leur situation personnelle.
17. En dernier lieu, si le requérant soutient que l'interdiction de retour en litige produit des effets sur un éventuel droit au séjour dans un autre État membre de l'espace Schengen en ce que cette décision, qui emporte une inscription dans le système d'information Schengen et l'impossibilité d'obtenir un visa ou un titre de séjour, constitue une mesure d'expulsion automatique dans tout l'espace Schengen, une telle assertion relève d'une conséquence de l'interdiction de retour en litige, mais demeure sans incidence quant à la légalité de cette mesure.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. G doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. G est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A G et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 janvier 2024.
La magistrate désignée,
N. BARDAD
Le greffier,
T. CLEMENT
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026