mercredi 24 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400526 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MATRICON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 janvier 2024 au greffe de la cour administrative d'appel de Lyon sous le n° 24LY00106 renvoyée au tribunal administratif de Lyon par une ordonnance n° 24LY00106 du 17 janvier 2024 du président de la cour administrative d'appel de Lyon, et un mémoire enregistré le 23 janvier 2024 au greffe du tribunal administratif de Lyon, M. C B, représenté par Me Matricon, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler les décisions du 12 janvier 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) d'annuler la décision du 12 janvier 2024 par laquelle cette même autorité a prononcé son assignation à résidence pour une durée de 45 jours ;
3°) de mettre à la charge de l'État, au profit de son conseil, la somme de 1 200 euros, au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le requérant soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un vice de procédure en l'absence d'avis préalable du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ;
- cette décision méconnait les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire est illégale, étant fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de celle de l'obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an doit être annulée par voie de conséquence de celles des décisions d'obligation de quitter le territoire français sans délai ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision prononçant son assignation à résidence doit être annulée par voie de conséquence de celle des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refusant un délai de départ volontaire.
Par un mémoire, enregistré le 22 janvier 2024, la préfète du Rhône conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Flechet pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet, magistrate désignée ;
- les observations de Me Matricon, représentant M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les observations de Mme D, représentant la préfète du Rhône, qui conclut au rejet de la requête et soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé,
- et les observations de M. B, assisté de M. A, interprète en langue albanaise.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant albanais né le 29 mars 1985, est entré en France, pour la dernière fois, au cours du mois de mars 2022 selon ses déclarations. Par décisions du 12 janvier 2024 dont il demande l'annulation, la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination de cette mesure d'éloignement, lui a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". L'article R. 611-1 du même code prévoit que : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9° de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Toutefois, lorsque l'étranger est assigné à résidence aux fins d'exécution de la décision portant obligation de quitter le territoire français ou placé ou maintenu en rétention administrative en application du titre IV du livre VII, l'avis est émis par un médecin de l'office et transmis sans délai au préfet territorialement compétent. ". L'article R. 611-2 de ce code prévoit que : " L'avis mentionné à l'article R. 611-1 est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu : 1° D'un certificat médical établi par le médecin qui suit habituellement l'étranger ou un médecin praticien hospitalier ; 2° Des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. /Toutefois, lorsque l'étranger est placé ou maintenu en rétention administrative, le certificat prévu au 1° est établi par un médecin intervenant dans le lieu de rétention conformément à l'article R. 744-14. ". Il résulte de ces dispositions que lorsqu'elle envisage de prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre d'un étranger en situation irrégulière, l'autorité préfectorale n'est tenue de recueillir préalablement l'avis du collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que si elle dispose d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir que l'intéressé, résidant habituellement en France, présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une telle mesure d'éloignement.
3. Si M. B soutient souffrir d'asthme et problèmes cardiaques et suivre un traitement permettant de fluidifier son sang et soulager ses voies respiratoires, éléments dont il a fait état dès son audition par les services de police le 12 janvier 2024, il ne justifie de la réalité des problèmes de santé et du traitement médical invoqués par aucune pièce. A cet égard, l'évaluation relative à la détection des vulnérabilités dont il se prévaut se borne à mentionner que l'intéressé a fait état d'asthme et problèmes cardiaques et à relever un handicap ou une mobilité réduite sans d'avantage de précisions. Dans ces conditions, et en l'absence de tout élément médical suffisamment précis de nature à corroborer les déclarations de M. B s'agissant des pathologies dont il alléguait être atteint, la préfète du Rhône n'était pas tenue de recueillir un avis médical préalablement à l'édiction de la décision contestée. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure au regard des dispositions précitées des articles R. 611-1 et R. 611-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté. Pour les mêmes motifs, et alors au surplus que le requérant n'allègue pas être dans l'impossibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié à ses pathologies en cas de retour dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé en Albanie, la préfète n'a pas méconnu les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens soulevés à ce titre doivent être écartés.
4. En second lieu, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
5. M. B soutient que sa vie privée et familiale se situe désormais en France où il est entré en 2016, accompagné de son épouse et de leurs trois enfants nés en 2009, 2013 et 2016. Toutefois, il n'établit la présence continue de la cellule familiale et la scolarisation des enfants en France que depuis l'année 2022, expliquant d'ailleurs avoir quitté le territoire français à plusieurs reprises depuis l'année 2016 et n'y être installé avec sa famille de manière stable que depuis l'année 2022. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que son épouse, également de nationalité albanaise, résiderait régulièrement sur le territoire français. Ainsi, aucun obstacle ne s'oppose à ce que la cellule familiale de M. B se reconstitue hors du territoire français, notamment en Albanie où le requérant n'apparait pas dépourvu d'attaches. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle n'a, par suite, pas méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
6. En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé aux points précédents que le moyen, soulevé par la voie de l'exception, tiré de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
7. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 de ce code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; ()8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5.".
8. Il ressort des termes de l'acte attaqué que la préfète du Rhône a fondé le refus de délai de départ volontaire opposé à M. B sur le risque de fuite révélé par la circonstance que l'intéressé relevait des 2°) et 8°) de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. D'une part, le requérant ne peut utilement soutenir que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public, la décision de refus de délai de départ volontaire n'étant pas fondée sur le 1°) de l'article L. 612-2 précité. D'autre part, M. B, muni d'un passeport albanais le dispensant de visa, ne conteste pas s'être maintenu sur le territoire français au-delà de la période de 90 jours autorisée sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Ainsi, à supposer même que l'intéressé présente des garanties de représentation suffisantes, il résulte de l'instruction que la préfète du Rhône aurait, de la même manière, retenu l'existence d'un risque que M. B se soustraie à son obligation de quitter le territoire français si elle ne s'était fondée que le 2°) de l'article L. 612-3 précité visant les étrangers s'étant maintenus irrégulièrement sur le territoire français. Le requérant ne fait par ailleurs état d'une circonstance particulière justifiant l'octroi d'un délai de départ volontaire. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision de refus de délai de départ volontaire doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 2 à 5 que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision fixant le pays de destination par voie de conséquence de l'annulation de la mesure d'éloignement.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pendant un an :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision attaquée par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai.
12. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète n'aurait pas examiné la situation de M. B au regard des critères prévus par l'article L. 612-10 précité pour décider d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen particulier de la situation personnelle de M. B doit être écarté.
13. En troisième lieu, tel qu'il a été dit au point 5, M. B ne justifie s'être installé de manière stable sur le territoire français avec son épouse et ses enfants que depuis l'année 2022. Dans ces conditions, alors même que la présence de M. B ne représenterait pas une menace pour l'ordre public, en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, la préfète du Rhône n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
14. En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à l'interdiction de retour sur le territoire français pendant un an, être écarté pour les mêmes motifs que précédemment, s'agissant de l'obligation de quitter le territoire français.
15. En dernier lieu, à supposer même que M. B justifie d'une bonne intégration à la société française, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an emporterait des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision prononçant l'assignation à résidence :
16. Il résulte de ce qui a été exposé aux points 2 à 8 que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision prononçant son assignation à résidence par voie de conséquence de l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation des décisions du 12 janvier 2024 par lesquelles la préfète du Rhône l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de statuer sur la recevabilité des conclusions à fin d'annulation présentées contre cette dernière décision.
Sur les frais liés au litige :
18. En vertu des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal ne peut pas faire bénéficier la partie perdante du paiement par l'autre partie de ses frais d'instance. Par suite, les conclusions présentées à ce titre par M. B doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2024.
La magistrate désignée,
M. Flechet
La greffière,
F. Gaillard
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026