mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400641 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CADOUX |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2024, sous le n°2400641 et des pièces enregistrées le 31 mai 2024, M. C A, représenté par la Selarl Lozen avocats (Me Cadoux), demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 22 décembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, en cas d'annulation de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir,
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, et de lui délivrer, le temps de l'instruction, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours, et, en cas d'annulation de la seule décision portant obligation de quitter le territoire français, de réexaminer sa situation, et de lui délivrer, le temps de l'instruction, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
Sur la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- elle est entachée d'un vice de procédure, dès lors que la préfète n'apporte pas la preuve qu'un avis a été rendu par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, ni que le médecin ayant établi le rapport médical transmis au collège n'est pas intervenu au cours de la délibération ;
- elle méconnaît l'article L. 425-29 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation de son état de santé ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation ne répondait pas à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour sur lequel elle est fondée ;
- elle est infondée dès lors qu'il remplit les conditions pour obtenir un titre de séjour de plein droit à raison de son état de santé ;
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
3°) Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
- elle méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
La préfète du Rhône a communiqué des pièces enregistrées le 23 janvier 2024.
Par une ordonnance du 15 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2024.
II. Par une requête, enregistrée le 22 janvier 2024, sous le n°2400643, et des pièces enregistrées le 31 mai 2024, Mme E A, représentée par la Selarl Lozen avocats (Me Cadoux), demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 22 décembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône en cas d'annulation de la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour :
- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir,
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, et de lui délivrer, le temps de l'instruction, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours, et, en cas d'annulation de la seule décision portant obligation de quitter le territoire français, de réexaminer sa situation, et de lui délivrer, le temps de l'instruction, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de sept jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'incompétence ;
Sur la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation de l'état de santé de son époux ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la préfète a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation ne répondait pas à des motifs exceptionnels justifiant son admission au séjour au titre de l'article L.435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
- elle est illégale du fait de l'illégalité du refus de délivrance d'un titre de séjour sur lequel elle est fondée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
3°) Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire ;
La préfète du Rhône a communiqué des pièces enregistrées le 23 janvier 2024.
Par une ordonnance du 15 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2024.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Jourdan.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées présentées par M. et Mme A, membres d'une même famille, posent des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. M. et Mme A, respectivement nés les 14 avril 1968 et 2 août 1977, de nationalité albanaise, sont entrés en France le 23 avril 2018, accompagnés de leurs deux enfants. Leurs demandes d'asile ont été rejetées tant par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), le 30 juillet 2018, que par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA), le 3 juillet 2019. Les 17 avril et 21 juin 2023, M. et Mme A ont sollicité le renouvellement de leurs titres de séjour fondés sur l'état de santé de M. A. Par deux arrêtés en date du 22 décembre 2023, dont les requérants demandent au tribunal de prononcer l'annulation, la préfète du Rhône a refusé de renouveler leurs titres de séjours, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, et a fixé le pays à destination duquel ils pourront être reconduits d'office.
3. Les décisions attaquées, en date du 22 décembre 2023, ont été signées par Mme B D, directrice des migrations et de l'intégration, qui a reçu délégation à cet effet par un arrêté de la préfète du Rhône, en date du 30 novembre 2023 régulièrement publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, accessible tant au juge qu'aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté.
En ce qui concerne les refus de titre de séjour :
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre la carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'office et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. (). ".
5. Il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées ont été prises après l'intervention de l'avis, rendu le 22 septembre 2023, du collège des médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration concernant l'état de santé de M. A. En outre, le médecin ayant établi le rapport médical n'a pas participé à la délibération du collège composé de trois autres médecins. Les requérants ne sont donc pas fondés à soutenir que les décisions attaquées seraient entachées d'un vice de procédure en l'absence de cet avis.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
7. Pour rejeter la demande de titre de séjour présentée par M. A, le préfet du Rhône s'est approprié le sens de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration du 22 septembre 2023 et a considéré que si l'état de santé de M. A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il pourra, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du pays dont il est originaire, y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Si le requérant produit plusieurs certificats médicaux concernant les traitements réguliers dont il fait l'objet à la suite notamment de problèmes cardiaques, ces documents ne permettent pas de considérer qu'il serait dans l'impossibilité de recevoir ces soins dans son pays d'origine, les certificats n'apportant aucun élément au sujet de la disponibilité de ces traitements en Albanie, pas davantage que la simple production d'un article de conseils aux voyageurs tiré du site internet d'une pharmacie française, au demeurant non circonstancié ni daté. Ainsi, M. A ne remet pas utilement en cause l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour aurait été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En troisième lieu, M. A, qui ne produit pas sa demande de titre de séjour, n'établit pas avoir en outre demandé la délivrance d'un titre de séjour en raison de ses attaches privées et familiales en France sur le fondement des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, il ne peut utilement soutenir que l'article L. 423-23 aurait été méconnu.
9. En quatrième lieu, Mme A se prévaut de ce que l'état de santé de son époux justifie qu'il soit admis au séjour en France et qu'elle-même puisse bénéficier d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il résulte de ce qui a été dit au point 6 que le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
10. En cinquième lieu, M. et Mme A n'établissent pas avoir demandé la délivrance d'un titre de séjour en raison de leurs attaches privées et familiales ou de l'intégration professionnelle dont fait état la requérante sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, ils ne peuvent utilement soutenir que la préfète aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que leur situation ne répondait pas à des motifs exceptionnels justifiant leur admission au séjour au titre de l'article L.435-1.
11. Enfin, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
12. Il ressort des pièces du dossier que Mme et M. A, qui sont entrés en France six ans avant les décisions attaquées, se prévalent de la présence en France de leurs deux enfants, de la régularité du séjour de leur aîné, de l'intégration professionnelle dont la requérante apporte la preuve par la production d'un contrat de travail et de quinze fiches de paye en qualité d'employée à domicile pour la période courant de septembre à décembre 2023, ainsi que de l'état de santé de M. A, ces éléments ne permettent pas à eux seuls de considérer que la préfète aurait porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a pris les décisions attaquées. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne les décisions portant obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, M. et Mme A n'ayant pas démontré l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour prises à leur encontre, ils ne sont pas fondés à soutenir que les décisions portant obligation de quitter le territoire français seraient illégales du fait de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour.
14. En second lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. A pourra effectivement bénéficier en Albanie d'un traitement approprié à son état de santé. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, notamment de l'avis rendu par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, que son état de santé peut lui permettre de voyager sans risque vers ce pays. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, par suite, être écarté.
15. Enfin, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation dirigés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 12 du présent jugement concernant les refus de titres de séjour.
En ce qui concerne les décisions fixant le pays de destination :
16. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ce que les décisions contestées devraient être annulées par voie de conséquence de l'illégalité de ces décisions doit être écarté.
17. En second lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A risquerait d'être privé de toute prise en charge médicale adaptée à son état de santé en cas de retour dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
18. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions de ces requêtes doivent être rejetées en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de M. et Mme A sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C A, à Mme E A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Rizzato, première conseillère,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.
La présidente,
D. Jourdan
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. Rizzato
La greffière,
I. Rignol
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Nos 2400641-2400643
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026