mercredi 10 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400664 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | PETIT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 janvier 2024, M. B A, représenté par Me Petit, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 21 décembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône :
- à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
- à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer, dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
- de s'assurer de l'effacement de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen consécutif à l'interdiction de retour sur le territoire français ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil sous réserve qu'il renonce à percevoir la part contributive de l'Etat.
Il soutient que :
1°) En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de fait, dès lors qu'elle fait état de l'absence de corrélation entre ses études universitaires et la formation en cours en qualité de chef de projet du bâtiment - coordonnateur BIM, et d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
2°) En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
3°) En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
4°) En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation personnelle ;
5°) En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée en fait et en droit ;
- elle est entachée d'un vice de procédure et d'un défaut de base légale ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en ce qu'il ne constitue aucunement une menace à l'ordre public.
La requête a été communiquée à la préfète du Rhône, qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 15 avril 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 6 mai 2024.
Par un mémoire du 5 mai 2024, qui n'a pas été communiqué, M. A persiste dans ses conclusions.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience ;
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Jourdan ;
- les observations de Me Petit, représentant M. A.
Une note en délibéré présentée pour M. A a été enregistrée le 21 juin 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, né le 11 décembre 1998, est entré en France le 14 septembre 2016 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa long séjour portant la mention " mineur scolarisé " afin d'y poursuivre des études supérieures. Son titre a été régulièrement renouvelé jusqu'au 31 décembre 2022. Le 4 novembre 2022, l'intéressé a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention " étudiant ". Par des décisions du 21 décembre 2023 dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, la préfète du Rhône lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.
En ce qui concerne la décision portant refus d'admission au séjour :
2. En premier lieu, Il ne ressort ni des termes de la décision en litige ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A. S'il est loisible au requérant de contester l'appréciation portée par l'autorité administrative s'agissant de sa réorientation vers une formation professionnalisante de niveau bac+3, il ressort toutefois de la lecture de la décision attaquée, que la préfète a effectivement pris en compte l'ensemble du parcours de l'intéressé depuis son arrivée sur le territoire national en 2016 et ainsi le déroulement chronologique des faits sur lesquels il lui revient de porter une appréciation, y compris le fait que la réorientation de l'intéressé pour l'année académique 2022/2023, cohérente ou non avec son cursus antérieur, ne lui a pas davantage permis de valider un diplôme depuis la validation de la deuxième année de licence à l'issue de l'année universitaire 2019/2020. Il résulte de ces éléments que les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier de sa situation doivent être écartés.
3. En second lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. () ". Il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement de titre de séjour présentée en qualité d'étudiant, de rechercher, à partir de l'ensemble du dossier et notamment au regard de sa progression dans le cursus universitaire, de son assiduité aux cours et de la cohérence de ses choix d'orientation, si le demandeur peut être regardé comme poursuivant effectivement ses études.
4. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de M. A, la préfète du Rhône s'est fondée sur la circonstance que M. A, à son arrivée en France, s'est inscrit en première année de licence PSCI pour l'année académique 2016/2017, laquelle a été validée. La préfète a toutefois relevé que l'intéressé s'était inscrit, au titre des années 2017/2018, 2018/2019 et 2019/2020, en deuxième année de licence génie civil, puis en troisième année de licence au titre des années universitaires 2020/2021 et 2021/2022, sans toutefois valider de diplôme. Par ailleurs, la préfète a considéré que l'inscription de l'intéressé pour l'année 2022/2023 dans un cursus en alternance en qualité de chef de projet du bâtiment en économie de la construction auprès du CFA AFIP, sans parvenir au demeurant à valider ce diplôme, constituait une réorientation dans un cursus sans lien direct avec ses précédentes études. La préfète a en outre relevé que l'inscription pour l'année 2023/2024 en formation chef de projet du bâtiment - coordonnateur BIM auprès du même organisme de formation en alternance, constituait une quatrième inscription consécutive à une formation de niveau bac+3 et qu'ainsi, au terme de sept années d'études supérieures, le requérant ne justifiait d'aucun diplôme, sans que les difficultés financières alléguées ne permettent de justifier ses échecs, la détention de ressources suffisantes de nature à couvrir ses frais de séjour et de scolarité étant une condition de délivrance d'un titre de séjour portant la mention " étudiant ". Enfin, la préfète a estimé que la présence de l'intéressé sur le territoire français constituait une menace pour l'ordre public au regard de la nature et de la gravité des faits pour lesquels il a été interpellé à de multiples reprises par les services de police et a été condamné par le tribunal correctionnel de Lyon.
5. Si M. A se prévaut de ce qu'il a validé à l'issue de l'année 2019/2020 sa deuxième année de licence génie civile tout en travaillant à temps partiel dans le domaine de la livraison, ce dont il ne justifie pas en tout état de cause, ses résultats très faibles et l'absence d'obtention de diplômes caractérisent une absence de progression et de sérieux dans le suivi de ses études, une seconde inscription en troisième année de formation en alternance mettant en évidence la seule validation de quatre semestres des deux premières années de licence en huit années d'études supérieures. Par ailleurs, si M. A fait état de difficultés tant personnelles qu'administratives en raison de son isolement social et de la crise sanitaire, il ne ressort cependant pas de la seule note sociale du 3 janvier 2024, au demeurant postérieure à la décision attaquée, que son état de santé aurait été incompatible avec la poursuite d'études supérieures au cours des années universitaires 2017/2018 et 2018/2019, puis 2020/2021 à 2022/2023, et ne justifie pas davantage de la réalité des difficultés économiques dont il allègue avoir été victime ni de leur impact sur ses études. Enfin, si M. A fait état, d'une part, de ce qu'il a exécuté la peine de soixante-dix heures de travail d'intérêt général à laquelle il a été condamné par jugement correctionnel du 26 mai 2021 pour des faits de violence sur personne chargée de mission de service public suivie d'incapacité d'excédant pas huit jours commis le 12 octobre 2020 et, d'autre part, qu'il a réglé l'amende pénale de trois cents euros, effectué un règlement de cent euros au profit de l'association de prévention en alcoologie et addictologie du Rhône et participé le 8 janvier 2024 au stage de sensibilisation aux dangers de l'usage de produits stupéfiants dispensé par cette association, en exécution d'une composition pénale du 27 octobre 2023 suite à des faits d'usage illicite de stupéfiants et conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants commis les 15 août 2022, 17 juin 2023 et 13 août 2023, il est constant, d'une part, que les faits reprochés à M. A, revêtent tous un caractère délictuel et ont tous été pénalement sanctionnés, d'autre part, que les derniers faits sont récents. En tout état de cause, en se référant à la seule absence de progression dans le cursus universitaire, la préfète du Rhône n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni commis d'erreur d'appréciation en refusant de lui accorder un titre de séjour en qualité d'étudiant.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
7. En second lieu, en l'absence de tout élément particulier invoqué, et même en tenant compte des conséquences spécifiques à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de l'erreur manifeste d'appréciation et de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 3 et 4 du présent jugement concernant le refus de titre de séjour.
En ce qui concerne la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours :
7. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant un délai de départ volontaire de trente jours, doit être écarté.
8. En second lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni d'aucune des pièces du dossier que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de refuser de lui accorder à titre exceptionnel un délai de départ volontaire supérieur à trente jours. S'il est loisible au requérant de soutenir que sa situation personnelle aurait dû conduire à ce qu'un tel délai lui soit accordé, notamment eu égard au sérieux avec lequel il suit sa scolarité et à la perspective d'achèvement d'un cycle scolaire par l'obtention d'un diplôme, ce qui n'est au demeurant corroboré par aucune pièce du dossier, il entend ce faisant contester l'appréciation portée par l'autorité administrative mais cette divergence d'analyse ne saurait démontrer un défaut d'examen particulier de sa situation. Les moyens d'erreur de droit tel qu'articulé et de l'inexacte application des dispositions de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent par suite être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de ces illégalités, soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de destination, doit être écarté.
10. En second lieu, il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, dûment motivée, ni d'aucune autre pièce du dossier que la préfète du Rhône n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. A avant de fixer au pays dont il a la nationalité ou tout pays où il établit être légalement admissible le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office. Au contraire, la préfète a examiné la situation du requérant au regard des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en estimant que M. A ne démontrait pas être exposé à des traitements proscrits par ces stipulations et à cet égard, la circonstance que le requérant soit en cours de formation et de contrat d'apprentissage demeure sans incidence. Le moyen tiré de l'erreur de droit en l'absence d'examen particulier doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :
11. En premier lieu, en l'absence d'illégalité des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'illégalité de ces décisions, soulevé par la voie d'exception à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois, ne peut qu'être écarté.
12. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. "
13. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère. Il incombe ainsi à l'autorité compétente qui prend une décision d'interdiction de retour d'indiquer dans quel cas susceptible de justifier une telle mesure se trouve l'étranger. Elle doit, par ailleurs, faire état des éléments de la situation de l'intéressé au vu desquels elle a arrêté, dans son principe et dans sa durée, sa décision, eu égard notamment à la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, à la nature et à l'ancienneté de ses liens avec la France et, le cas échéant, aux précédentes mesures d'éloignement dont il a fait l'objet. Elle doit aussi, si elle estime que figure au nombre des motifs qui justifie sa décision une menace pour l'ordre public, indiquer les raisons pour lesquelles la présence de l'intéressé sur le territoire français doit, selon elle, être regardée comme une telle menace. En revanche, si, après prise en compte de ce critère, elle ne retient pas cette circonstance au nombre des motifs de sa décision, elle n'est pas tenue, à peine d'irrégularité, de le préciser expressément.
14. La décision d'interdiction de retour sur le territoire français vise l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et mentionne que M. A n'est pas démuni de liens personnels et familiaux en Guinée, que son comportement sur le territoire français a conduit une juridiction française à prononcer une condamnation pour des faits de violence sur personne chargée de mission de service public suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours et a conduit les services de police à interpeller l'intéressé à de multiples reprises pour des faits d'usage illicite de stupéfiants et conduite d'un véhicule en ayant fait usage de substances ou plantes classées comme stupéfiants, ce qui constitue une menace pour l'ordre public et manifeste un rejet des valeurs essentielles de la société française et de la République. Le préfet n'avait pas à se référer dans la motivation de sa décision à une précédente mesure d'éloignement qui n'existe pas. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, en fait et en droit, de la décision en litige doit être écarté.
15. En dernier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. A, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, réside en France depuis 2016 sous couvert de titres de séjour portant la mention " étudiant ", ne soutient ni n'allègue avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux sur le territoire français et présente une menace pour l'ordre public eu égard aux deux condamnations récentes dont il a fait l'objet, les derniers faits sanctionnés ne remontant qu'à quelques mois antérieurement à la décision attaquée. Par suite, la préfète du Rhône n'a commis aucune erreur d'appréciation en considérant que l'intéressé représentait une menace pour l'ordre public et en prononçant à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de six mois.
16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que cette requête doit être rejetée, en ce comprises les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction, d'astreinte et au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024, où siégeaient :
Mme Jourdan, présidente,
Mme Rizzato, première conseillère,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 juillet 2024.
La présidente-rapporteure,
D. Jourdan L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
C. Rizzato
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
C. Bertolo
La greffière,
I. Rignol
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice, à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026