mercredi 31 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2400758 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BERTHIER |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 25 janvier 2024, sous le n° 2400758, et un mémoire complémentaire enregistré le 30 janvier 2024, M. et Mme E F, représentés par le cabinet Admys Avocats AARPI (Me Comte et Me Hamon), demandent au juge des référés :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 23 janvier 2024 par lequel le maire de La Bénisson-Dieu décide le placement des chiens dénommés B, D et Nala dans un lieu de dépôt adapté à leur accueil et à leur garde, leur remise à l'association Le sanctuaire de la dernière chance, autorise leur euthanasie sans délai après avis d'un vétérinaire mandaté par la direction départementale chargée des services vétérinaires, en cas de danger grave et immédiat pour les personnes ou les animaux domestiques, et met à leur charge tous les frais afférents aux opérations de garde et éventuellement d'euthanasie ;
2°) d'enjoindre à la commune de leur restituer le chien D, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Bénisson-Dieu la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'extrême urgence est remplie, dès lors que les chiens sont susceptibles de leur être enlevés à compter du vendredi 26 janvier 2024 au matin, ce qui porte une atteinte grave à leur droit de propriété ;
- l'atteinte à leur droit de propriété est manifestement illégale, dans la mesure où l'étude comportementale menée sur leurs trois chiens démontre que deux d'entre eux ne présentent aucun trouble d'agressivité et que, le troisième, dénommé D, a été seulement évalué comme un animal craintif pouvant présenter des réactions de défense ; par ailleurs, et depuis la mise en demeure du 11 janvier 2024, aucun des trois chiens n'est sorti de leur domicile ;
- ils s'engagent à mettre en œuvre un suivi de leurs animaux, de manière volontaire, pour une période de dressage.
La commune de La Bénisson-Dieu a produit des pièces, enregistrées les 29 et 30 janvier 2024.
II - Par une requête enregistrée le 28 janvier 2024, sous le n° 2400807, et un mémoire complémentaire enregistré le 30 janvier 2024, M. et Mme E F, représentés par le cabinet Admys Avocats AARPI (Me Comte et Me Hamon), demandent au juge des référés :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 26 janvier 2024 par lequel le maire de La Bénisson-Dieu décide le placement du chien dénommé D dans un lieu de dépôt adapté à son accueil et à sa garde, sa remise à l'association Le sanctuaire de la dernière chance, autorise son euthanasie sans délai après avis d'un vétérinaire mandaté par la direction départementale chargée des services vétérinaires, en cas de danger grave et immédiat pour les personnes ou les animaux domestiques et met à leur charge tous les frais afférents aux opérations de garde et éventuellement d'euthanasie ;
2°) d'enjoindre à la commune de leur restituer le chien D, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Bénisson-Dieu la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la condition d'extrême urgence est remplie, dès lors que leur chien D a été placé depuis le 26 janvier 2024 dans une association et peut être euthanasié à tout moment, ce qui porte une atteinte grave à leur droit de propriété ;
- l'atteinte à leur droit de propriété est manifestement illégale, dans la mesure où selon l'étude comportementale leur chien D a seulement été évalué comme un animal craintif pouvant présenter des réactions de défense ; par ailleurs, et depuis la mise en demeure du 11 janvier 2024, aucun des trois chiens n'est sorti de leur domicile ;
- ils s'engagent à mettre en œuvre un suivi de leurs animaux, de manière volontaire, pour une période de dressage.
Vu les décisions en litige et les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code rural et de la pêche maritime
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Besse, président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Lecas, greffière d'audience, M. Besse a lu son rapport et entendu les observations de :
- Me Ramière de Fortanier, représentant les requérants, qui a repris ses conclusions et moyens, en précisant en outre que le maire ne pouvait dans un premier temps, par un arrêté du 11 janvier 2024, les mettre en demeure de mettre en place tout dispositif empêchant la sortie des trois chiens avant de prendre les mesures en litige, alors pourtant qu'ils s'étaient conformés à cet arrêté ; que la décision en litige ne fait d'ailleurs pas référence à ce précédent arrêté ; que la plainte pénale déposée par leurs voisins a été classée sans suite ; qu'ils sont prêts à laisser les chiens à l'association le temps qu'ils soient dressés, avant de les récupérer ;
- Me Berthier, représentant la commune de La Bénisson-Dieu ; a insisté sur la dangerosité des chiens, dont l'agressivité a été mal évaluée par le vétérinaire, dès lors qu'il les a examinés séparément, sans que puisse jouer l'effet de meute, en précisant qu'est particulièrement dangereux le chien D ; elle a précisé que les habitants de la commune ont manifesté leur peur de ces chiens, qui ont fait preuve d'agressivité à de nombreuses reprises et errent fréquemment en dehors de la propriété de leurs maîtres, et que les deux plus jeunes chiens, B et D, n'ont jamais été dressés ; elle a aussi indiqué que le maire a été contraint de prendre plusieurs arrêtés successifs, ne trouvant pas d'association voulant prendre en charge les chiens, mais qu'il n'est pas opposé au retour de ces animaux chez ses propriétaires, dès lors d'une part qu'ils auraient été préalablement dressés et d'autre part que des mesures de sécurité adaptées visant à empêcher les chiens de sortir du terrain de leurs maîtres seraient prises :
- M. A C, maire de la commune de la Bénisson-Dieu.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2400758 et 2400807 présentées par M. et Mme F concernent les mêmes animaux, présentent à juger des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".
3. Aux termes de l'article L. 211-11 du code rural et de la pêche maritime : " I.- Si un animal est susceptible, compte tenu des modalités de sa garde, de présenter un danger pour les personnes ou les animaux domestiques, le maire ou, à défaut, le préfet peut prescrire à son propriétaire ou à son détenteur de prendre des mesures de nature à prévenir le danger. Il peut à ce titre, à la suite de l'évaluation comportementale d'un chien réalisée en application de l'article L. 211-14-1, imposer à son propriétaire ou à son détenteur de suivre la formation et d'obtenir l'attestation d'aptitude prévues au I de l'article L. 211-13-1. / En cas d'inexécution, par le propriétaire ou le détenteur de l'animal, des mesures prescrites, le maire peut, par arrêté, placer l'animal dans un lieu de dépôt adapté à l'accueil et à la garde de celui-ci. / Si, à l'issue d'un délai franc de garde de huit jours ouvrés, le propriétaire ou le détenteur ne présente pas toutes les garanties quant à l'application des mesures prescrites, le maire autorise le gestionnaire du lieu de dépôt, après avis d'un vétérinaire désigné par le préfet, soit à faire procéder à l'euthanasie de l'animal, soit à en disposer dans les conditions prévues au II de l'article L. 211-25. Le propriétaire ou le détenteur de l'animal est invité à présenter ses observations avant la mise en œuvre des dispositions du deuxième alinéa du présent I. / II.- En cas de danger grave et immédiat pour les personnes ou les animaux domestiques, le maire ou à défaut le préfet peut ordonner par arrêté que l'animal soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci et, le cas échéant, faire procéder à son euthanasie. / Est réputé présenter un danger grave et immédiat tout chien appartenant à une des catégories mentionnées à l'article L. 211-12, qui est détenu par une personne mentionnée à l'article L. 211-13 ou qui se trouve dans un lieu où sa présence est interdite par le I de l'article L. 211-16, ou qui circule sans être muselé et tenu en laisse dans les conditions prévues par le II du même article, ou dont le propriétaire ou le détenteur n'est pas titulaire de l'attestation d'aptitude prévue au I de l'article L. 211-13-1 ". Aux termes de l'article L. 211-14-1 du même code : " Une évaluation comportementale peut être demandée par le maire pour tout chien qu'il désigne en application de l'article L. 211-11. Cette évaluation est effectuée par un vétérinaire choisi sur une liste départementale. Elle est communiquée au maire par le vétérinaire. () "
4. Il résulte de l'ensemble de ces dispositions que le maire ou le préfet peut prendre des mesures visant à protéger les personnes ou animaux domestiques d'animaux susceptibles de présenter un danger pour eux, notamment en ordonnant une évaluation comportementale ou en invitant les propriétaires de l'animal à présenter des garanties supplémentaires de sécurité. En l'absence de garanties, le maire de la commune peut prendre des mesures coercitives tel le placement en lieu de dépôt de l'animal ou son euthanasie. En outre, en cas de danger grave et immédiat, le maire peut toujours ordonner que l'animal soit placé dans un lieu de dépôt adapté à la garde de celui-ci et, le cas échéant, faire procéder à son euthanasie.
5. Le fait, pour le maire d'une commune ou le préfet, de ne pas restituer un animal à son propriétaire ou d'ordonner son placement constitue une atteinte grave au droit de propriété de ce dernier. Toutefois, eu égard à l'office du juge des référés, cette atteinte, pour justifier une suspension de la mesure, est également subordonnée à l'existence d'une illégalité manifeste.
6. Il résulte suffisamment de l'instruction que le 4 janvier 2024, les trois chiens de race Rottweiller appartenant aux requérants, dénommés D, B et Nala, ont attaqué et tué, après l'avoir déchiquetée, la chienne de race border collie de leur voisin, dans la propriété duquel ils s'étaient introduits après avoir cassé le portail. Par un arrêté du 11 janvier 2024, le maire de La Bénisson-Dieu a ordonné à M. F de mettre en place immédiatement tout dispositif empêchant la sortie des trois chiens sur le domaine public, faute de quoi les animaux pourraient être récupérés par une association protectrice des animaux pour être placés dans un lieu de dépôt adapté. Par un nouvel arrêté du 23 janvier 2024, qui n'est pas fondé sur l'inexécution du précédent arrêté, mais sur les dispositions du II de l'article L. 211-1 du code rural et de la pêche maritime et sur le danger grave et immédiat pour les personnes ou les animaux domestiques que représentent ces chiens, il a décidé leur placement dans un lieu de dépôt adapté et leur remise, de manière définitive, à l'association le Sanctuaire de la dernière chance, l'arrêté précisant que les animaux pourraient être euthanasiés sans délai après avis d'un vétérinaire mandaté par la direction départementale chargée des services vétérinaires. Un membre de cette association étant venu récupérer le chien D le 26 janvier 2024, le maire de la commune a pris un nouvel arrêté autorisant le placement de ce seul chien, ce même jour. M. et Mme F, qui ne sont pas recevables à demander au juge des référés l'annulation de ces deux arrêtés, doivent être regardés comme demandant la suspension de leur exécution.
7. Il résulte de l'instruction, selon les témoignages produits au dossier, que les requérants ont adopté un comportement gravement négligent et irresponsable, leurs chiens, de race Rottweiller, sortant fréquemment de leur propriété et ayant l'habitude d'errer aux alentours, sans collier ni laisse ni muselière, y compris d'ailleurs le 6 janvier 2024, après l'incident relaté au point précédent. Par ailleurs, ces chiens s'étaient déjà attaqués à plusieurs reprises au portail des propriétaires du chien tué le 4 janvier 2024. En outre, plusieurs témoignages produits au dossier démontrent que les habitants de ce village ont été témoins de l'agressivité de ces chiens, du comportement désinvolte de leurs maîtres et font état de leur crainte de se promener près de chez eux. Enfin, il résulte également de l'instruction que les requérants se montrent souvent incapables de se faire obéir de leurs chiens, que les deux jeunes chiens n'ont jamais été dressés et que, s'agissant du chien dénommé D, qui est le chien alpha du groupe et le plus dangereux des trois selon les analyses produites, il a fallu trois-quarts d'heure à la personne membre de l'association qui l'a recueilli le 26 janvier dernier pour arriver à lui mettre une muselière.
8. M. et Mme F soutiennent toutefois que les arrêtés du maire des 23 et 26 janvier 2024 sont entachés d'une erreur manifeste dans l'appréciation de la dangerosité des trois chiens, l'étude comportementale menée par le vétérinaire ayant conclu au fait que les chiens Nala et B ne présentent aucune agressivité, soit un risque de niveau 1, et le chien D un " risque de dangerosité faible pour certaines personnes ou certaines activités ", soit un niveau de dangerosité de niveau 2. Toutefois, au regard de la nature et de la gravité des faits constatés le 4 janvier 2024, et des éléments rappelés au point précédent, qui témoignent de ce que cet incident n'était pas isolé, il ne résulte pas de l'instruction qu'en estimant que le fait que les époux F conservent la garde de leurs chiens constitue un danger grave et immédiat pour les personnes et les animaux, et en ordonnant pour ce motif le placement des animaux dans un lieu de dépôt adapté, le maire de La Bénisson-Dieu aurait entaché sa décision d'une illégalité manifeste.
9. Toutefois, il résulte tant de l'étude comportementale menée par le docteur G, vétérinaire, que de l'analyse du comportement de D, chien le plus dangereux des trois, faite par la personne membre de l'association qui l'a recueilli, que ces chiens, une fois dressés et placés dans un contexte où ils feraient l'objet d'une surveillance adaptée, ne présentent pas un danger tel qu'une mesure d'euthanasie soit nécessaire au regard de l'objectif de sauvegarde de l'ordre public. Par suite, et alors même que cette mesure d'euthanasie ne serait susceptible d'intervenir qu'après avis d'un vétérinaire de la direction des services vétérinaires, les requérants sont fondés à demander la suspension dans cette mesure de ces arrêtés.
10. Enfin, la présente ordonnance ne fait pas obstacle, le cas échéant, et au regard des échanges intervenus en cours d'audience entre les parties, qui ont convenu qu'un retour de ces chiens au domicile des requérants serait possible une fois ceux-ci préalablement dressés et des mesures de sécurisation du terrain des requérants prise, que le maire de La Bénisson-Dieu, s'il le croit opportun et légal, procède au retrait ou à l'abrogation de ses arrêtés.
11. Il résulte de ce qui précède qu'il y a seulement lieu de suspendre l'exécution des arrêtés des 23 et 26 janvier 2024 en tant qu'ils prévoient, en leur article 4, la possibilité d'euthanasier les chiens D, B et Nala, une fois ceux-ci placés. Par ailleurs, et pour les mêmes motifs, il y a lieu de rejeter les conclusions tendant à la restitution sous astreinte du chien dénommé D à ses maîtres.
Sur l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les requérants tendant à la mise à la charge de la commune de La Bénisson-Dieu d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens qu'ils ont exposés.
ORDONNE :
Article 1er : L'exécution des articles 4 des arrêtés des 23 et 26 janvier 2024 du maire de La Bénisson-Dieu, autorisant le cas échéant à euthanasier les chiens dénommés D, Nala et B est suspendue.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme E F et à la commune de La Bénisson-Dieu.
Fait à Lyon, le 31 janvier 2024.
Le juge des référés,
T. Besse
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
2-2400807
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026