LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2400806

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2400806

vendredi 2 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2400806
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantTOMASI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2024, M. A se disant Ilyes D, retenu au centre de rétention administrative de Lyon Saint-Exupéry (69125), demande au tribunal :

1°) de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 25 janvier 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an dont il fait l'objet, pour une durée supplémentaire de deux ans, portant la durée totale de l'interdiction de retour sur le territoire français à trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1000 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour celui-ci de renoncer à percevoir la part contributive versée par l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

M. D soutient que :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen préalable et sérieux de sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et revêt un caractère disproportionné au regard de sa situation personnelle et en l'absence d'élément nouveau relatif à la menace à l'ordre public ;

- elle méconnait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Des pièces ont été produites par le préfet du Puy-de-Dôme le 30 janvier 2024.

Vu les décisions attaquées et les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales,

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a délégué les pouvoirs qui lui sont attribués par les articles L. 614-7 à L. 614-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à Mme Collomb.

Les parties, dûment convoquées, ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Collomb, magistrate désignée ;

- les observations de Me Mahdjoub, représentant M. A se disant Ilyes D, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens et précise, s'agissant du moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme, que le requérant démontre sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses jumelles âgées de quatre ans par les nombreuses pièces versées au débat ainsi que par la production du jugement rendu par le juge aux affaires familiales ; cette mesure conduit à une expulsion automatique de l'ensemble de l'espace Schengen pour la même durée de trois ans ;

- les déclarations de M. A se disant Ilyes D, assisté par Mme F, interprète en langue arabe, qui indique avoir rencontré sa compagne il y a un an et que leur mariage religieux a été célébré au mois d'août 2023 ;

- et les observations de Me Tomasi, représentant le préfet du Puy-de-Dôme qui conclut au rejet de la requête en faisant valoir que les moyens ne sont pas fondés

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience conformément aux dispositions de l'article R. 776-26 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A se disant Ilyes D, ressortissant algérien, né le 2 novembre 1993, déclare être entrée en France en 2016. Par un arrêté du 31 octobre 2023, dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand le 8 novembre suivant, le préfet du Puy-de-Dôme l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par une décision du 13 novembre 2023, la même autorité a renouvelé la mesure d'assignation à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. A la suite de son interpellation et de son placement en garde à vue le 24 janvier 2024, le requérant a été placé en rétention administrative par une décision du préfet du Puy-de-Dôme du 25 janvier 2024. Par une décision du même jour, dont l'intéressé demande l'annulation, la même autorité a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an dont il fait l'objet pour une durée supplémentaire de deux ans, portant ainsi la durée totale de l'interdiction de retour sur le territoire français à trois ans à compter de l'exécution de quitter le territoire français prise à son encontre.

Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

1. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A se disant Ilyes D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

2. En premier lieu, la décision contestée est signée par Mme E C, directrice de la citoyenneté et de la légalité à la préfecture du Puy-de-Dôme, qui bénéficiait d'une délégation de signature à cet effet en date du 26 septembre 2023, publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture. Le moyen tiré de l'incompétence de l'acte attaqué doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée vise les considérations de droit, en particulier les dispositions des articles L. 612-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de fait sur lesquelles elle se fonde. Elle précise, notamment, que M. A se disant Ilyes D, qui ne justifie ni de la date ni des conditions de son entrée en France et qui est connu des forces de l'ordre sous différentes identités pour des faits de vol commis en 2016, en 2018 et qui a fait l'objet d'une condamnation en 2019, qu'il n'établit pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses deux filles âgées de quatre ans et ne justifie pas de liens familiaux intenses et stables en France. De surcroît, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Puy-de-Dôme se serait abstenu de procéder à un examen préalable et sérieux de la situation personnelle du requérant. Par suite cette décision, qui ne devait pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A se disant Ilyes D, satisfait aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen ne peuvent, dès lors, qu'être écartés.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français." ; et de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ". Et enfin, selon les termes de l'article L. 612-11 de ce code : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai () / Compte tenu des prolongations éventuellement décidées, la durée totale de l'interdiction de retour ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, sauf menace grave pour l'ordre public ".

5. Il résulte de la combinaison des dispositions citées au point précédent que, lorsqu'un ressortissant étranger faisant l'objet d'une mesure initiale d'interdiction de retour sur le territoire français se maintient sur le sol national, alors qu'il a fait l'objet d'une mesure d'éloignement sans délai de départ volontaire, l'autorité administrative a la faculté de prolonger la durée d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée maximale de deux ans.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et cela n'est d'ailleurs pas discuté, que M. A se disant Ilyes D a fait l'objet, le 31 octobre 2023 d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui opposant une interdiction initiale de retour sur le territoire français d'une durée d'un an dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Clermont-Ferrand le 8 novembre 2023. L'intéressé, qui s'est maintenu sur le territoire français, ne soutient ni même n'allègue avoir cherché à régulariser sa situation administrative et n'a, en outre, pas respecté les obligations de présentation aux service de gendarmerie dont était assortie la mesure d'assignation prise à son encontre en dernier lieu le 22 décembre 2023, un procès-verbal constatant ses manquements ayant été établi le 22 décembre 2023. A la suite de l'interpellation de M. A se disant Ilyes D le 24 janvier 2024, le préfet du Puy-de-Dôme a ainsi pu constater que l'intéressé, qui avait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, s'était maintenu irrégulièrement sur le territoire national. Il s'ensuit qu'en prononçant à son encontre une décision de prolongation d'un an, de la mesure d'interdiction de retour sur le territoire français dont il était l'objet, le préfet du Puy-de-Dôme a fait une exacte application des dispositions de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, M. A se disant Ilyes D fait état de la présence en France de ses deux enfants dont la mère est une compatriote en situation régulière sur le territoire français et dont il contribue à l'entretien et à l'éducation ainsi que la circonstance qu'il vit en concubinage avec une ressortissante française avec laquelle il s'est marié religieusement. Il ressort toutefois des termes de la décision attaquée que l'autorité préfectorale, après avoir relevé que le requérant ne précisait ni l'identité ni la date de naissance de ses deux enfants, s'est fondée sur le jugement rendu par le tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand le 7 juin 2023, qui précise que les deux petites filles, nées le 25 août 2019, résident habituellement au domicile de leur mère et que le requérant ne bénéficie que d'un simple droit de visite. M. A se disant Ilyes D soutient qu'il contribue à l'entretien et à l'éducation de ses deux filles " à proportion de (ses) moyens ". Toutefois, en se contentant de produire quelques photographies, des factures éparses d'achats de vêtements et de nourriture, des certificats de scolarité, un récépissé de dépôt de plainte pour non présentation d'enfant au titre de la journée du 29 octobre 2023 ainsi qu'une attestation de sa compagne, le requérant n'apporte pas la preuve de cette contribution ni même qu'il entretient des liens avec elles. Dans ces conditions, l'intéressé ne peut se prévaloir de liens anciens, intenses et stables en France. De surcroît, s'agissant de la menace à l'ordre public que représente la présence sur le territoire national de M. A se disant Ilyes D, l'autorité préfectorale a relevé que l'intéressé est défavorablement connu des forces de l'ordre sous différentes identités pour des faits commis en 2017 et en 2018, de vol aggravé par deux circonstances, de vol avec arme, vol aggravé sans violence et vol à la roulotte mais également, qu'il a fait l'objet, sous l'identité de M. B D, ressortissant algérien né en novembre 2000, d'une condamnation par le tribunal pour enfants du 19 novembre 2019 à un emprisonnement délictuel de deux mois. Par suite, la circonstance que le requérant n'a pas commis de nouvelles infractions ne suffit pas à remettre en cause l'appréciation portée par l'autorité préfectorale des infractions commises au cours des années 2017 et 2018 compte tenu de la gravit édes faits commis et à leur répétition. Dans ces conditions, le préfet du Puy-de-Dôme n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation ni que cette mesure serait manifestement disproportionnée au regard de sa situation personnelle. Si le requérant soutient que la prolongation de l'interdiction de retour sur le territoire français en litige conduit à une expulsion automatique de l'ensemble de l'espace Schengen pour cette durée complémentaire, du fait de son inscription dans le système d'information Schengen, cette inscription, qui n'est qu'une conséquence de la décision en litige, n'a pas d'incidence sur la légalité de cette mesure.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

8. M. A se disant Ilyes D fait valoir que sa vie privée et familiale est désormais installée en France où résident ses jumelles nées en 2019 dont il contribue à l'entretien et à l'éducation ainsi que sa concubine, une ressortissante française avec laquelle il vit depuis un an à la date de la décision attaquée et qu'il a épousée religieusement. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant ne produit aucun élément permettant d'établir l'ancienneté de sa vie commune avec sa concubine ainsi que la réalité de leur mariage religieux. De surcroît, qu'il a été dit précédemment, l'intéressé n'apporte pas la preuve de sa contribution à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants. Il ressort de surcroît des pièces du dossier que le juge aux affaires familiales du tribunal judiciaire de Clermont-Ferrand qui a prononcé le divorce du requérant avec la mère de ses jumelles, une ressortissante algérienne qu'il avait épousée en 2019 et dont il vivait séparé depuis le 15 décembre 2021, n'avait accordé à l'intéressé qu'un simple droit de visite, sans hébergement, à raison de huit heures par semaine. Par ailleurs, M. A se disant Ilyes D ne soutient ni même n'allègue être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu l'essentiel de son existence et où réside une partie de sa famille. Enfin, le requérant ne justifie d'aucune insertion socio-professionnelle en France. Ainsi, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et ainsi méconnait les stipulations susmentionnées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. En dernier lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".

10. Le requérant fait état de sa participation à l'entretien et à l'éducation de ses jumelles qui sont scolarisées en classe de moyenne section de maternelle au titre de l'année scolaire 2023-2024. Toutefois, ainsi qu'il a été dit précédemment, le requérant ne justifie pas contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses deux filles ni entretenir des liens avec elles. En outre, la décision attaquée n'a ni pour objet ni pour effet de séparer les deux filles mineures du requérant de leur mère avec laquelle elles vivent depuis leur naissance. Le requérant n'est donc pas fondé à soutenir que le préfet du Puy-de-Dôme aurait porté une atteinte particulière à l'intérêt supérieur de ses deux filles. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. A se disant Ilyes D doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : M. A se disant Ilyes D est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A se disant Ilyes D et au préfet du Puy-de-Dôme.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 février 2024

La magistrate désignée,

C. COLLOMB

La greffière,

E. GROS

La République mande et ordonne au préfet du Puy-de-Dôme en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour exécution conforme,

Un greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions