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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2401652

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2401652

jeudi 22 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2401652
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantHMAIDA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 19 février 2024, enregistrée au greffe du tribunal le même jour, le magistrat désigné du tribunal administratif de Dijon a transmis au tribunal, en application des dispositions de l'article R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. A.

Par cette requête et un mémoire, enregistrés le 19 octobre 2023 et le 21 février 2024, M. B A, alors maintenu au centre de rétention de Lyon Saint Exupéry, représenté par Me Hmaida, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 octobre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jours de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros à verser à son conseil, au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour ce dernier de renoncer à la part contributive de l'État.

Il soutient que :

En ce qui concerne la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :

- le préfet a commis une erreur de droit et méconnu les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- la décision est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai ;

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 février 2024, le préfet de Saône-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Des pièces ont été enregistrées pour le préfet de la Loire les 20 et 21 février 2024.

La présidente du tribunal a désigné M. Bertolo pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu la prestation de serment de M. C, interprète en langue arabe.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bertolo,

- les observations de Me Hmaida, représentant M. A, qui soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut de base légale, dès lors que M. A a sollicité dès le 13 juillet 2023 le renouvellement de son titre de séjour ; en réponse à la substitution de base légale invoquée à titre subsidiaire par le préfet de Saône-et-Loire, elle indique soulever le moyen, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision du 23 août 2023 en tant que la clôture du dossier de M. A révèlerait une décision de refus de séjour, cette décision ayant été prise par une personne incompétente, ne comportant ni motivation ni éléments permettant d'identifier son signataire, étant entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur manifeste d'appréciation. Elle soutient, s'agissant de la vie privée et familiale de M. A, que celui est présent en France depuis plus de trois ans et qu'il y a résidé régulièrement. S'agissant de la décision de refus de délai de départ volontaire, elle indique reprendre les arguments développés contre l'obligation de quitter le territoire français s'agissant du renouvellement de la demande de titre de séjour. Elle indique que, contrairement à ce que soutient la préfète, M. A dispose de garanties de représentation et que la seule circonstance qu'il ait souhaité demeurer en France ne peut être interprété comme un refus d'exécuter l'obligation de quitter le territoire français. Enfin, s'agissant de l'interdiction de retour sur le territoire français, elle reprend les éléments concernant la vie privée et familiale de M. A et précise qu'aucune menace à l'ordre public ne peut lui être imputé sur le seul fondement de signalements au FAED.

- les observations de Me Renaud-Akni, substituant Me Tomasi, représentant le préfet de Saône-et-Loire, qui fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés. Elle fait valoir que la base légale retenue de l'obligation de quitter le territoire français est justifiée, dès lors que M. A s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français, et n'a demandé le renouvellement de son titre de séjour qu'après l'expiration de ce dernier. A titre subsidiaire, elle sollicite la possibilité d'une substitution de base légale fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que la décision de clôture du 23 août 2023 doit être interprétée comme une décision de refus de délivrance d'un titre de séjour. S'agissant de la vie privée et familiale de M. A, elle fait valoir que l'intéressé n'a qu'une durée de présence réduite en France, et qu'il ne démontre pas d'insertion professionnelle. Elle fait également valoir que le refus de délai de départ volontaire est fondé sur le maintien en situation irrégulière pendant plus d'un mois, que M. A a indiqué ne pas vouloir exécuter la mesure d'éloignement, et qu'il n'a pas justifié de garanties de représentation. Enfin, elle indique que la durée d'un an retenue pour l'interdiction de retour sur le territoire français n'est pas disproportionnée.

La clôture de l'instruction a été fixée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B A, ressortissant algérien né le 10 décembre 2000, demande au tribunal de prononcer l'annulation de l'arrêté du 16 octobre 2023 par lequel le préfet de Saône-et-Loire lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera reconduit d'office, et lui a fait interdiction de retour sur le territoire pour une durée d'un an.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 précédemment visée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; ". Aux termes de l'article R. 431-5 du même code : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. Lorsque sa demande porte sur un titre de séjour ne figurant pas dans cette liste, il présente sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire ; ".

4. M. A soutient que le préfet de Saône-et-Loire a commis une erreur de droit dès lors qu'il a sollicité le renouvellement de sa carte de séjour le 13 juillet 2023, et qu'il ne se trouvait donc pas dans la situation prévue par les dispositions du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, si M. A a bénéficié de certificats de résidence temporaires en qualité de " conjoint de français " valables du 26 février 2021 au 25 février 2022, puis du 8 juin 2022 au 7 juin 2023, il ressort des pièces du dossier qu'il n'a sollicité en ligne le renouvellement d'un titre de séjour " visiteur " que le 13 juillet 2023, cette demande ayant au demeurant été clôturée au plus tard le 23 août 2023 au motif qu'il devait faire parvenir son dossier par courrier dès lors que sa situation avait changé. D'autre part, si le requérant produit un formulaire de demande de titre de séjour comportant un tampon en date du 2 août 2023 du bureau des migrations et de l'intégration de la préfecture de Saône-et-Loire, cette demande faisant état d'un changement de situation est également postérieure à l'expiration de son certificat de résidence et le préfet de Saône-et-Loire, par un courrier non daté produit à l'instance par M. A, lui a renvoyé ses pièces au motif qu'il devait réaliser sa demande par le biais d'un téléservice. Par suite, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas commis d'erreur de droit en estimant que l'intéressé, à l'expiration de son droit au séjour, s'était maintenu sur le territoire sans avoir demandé le renouvellement de son titre de séjour, et n'a ainsi pas méconnu les stipulations précitées.

5. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France régulièrement le 20 décembre 2020 muni de son passeport algérien revêtu d'un visa de type C. Compte tenu de son mariage le 26 novembre 2019 à Oran avec une ressortissante française, il a bénéficié d'un certificat de résidence algérien en qualité de conjoint de français le 26 février 2021, renouvelé le 8 juin 2022 et valable jusqu'au 7 juin 2023. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et notamment des propres déclarations de l'intéressé aux service de police qu'il est séparé de son épouse, célibataire et sans charge de famille. Il ne fait pas valoir de liens personnels stables et intenses en France, alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt ans et où résident ses parents, ses frères et ses sœurs. Par ailleurs, s'il a exercé une activité professionnelle dans le bâtiment dans le cadre de missions temporaires d'octobre 2021 à septembre 2022, ces éléments ne permettent pas de justifier d'une insertion sociale et professionnelle particulière. M. A est en outre défavorablement connu des services de police et a été interpellé le 4 octobre 2023 pour des faits de vol avec violences en état d'ivresse, vol à l'étalage et usage de stupéfiants. Dans ces conditions, eu égard aux conditions de séjour du requérant en France, le préfet de Saône-et-Loire, en l'obligeant à quitter le territoire français, n'a pas, au regard des buts poursuivis par cette décision, porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :

5. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision lui refusant un délai de départ volontaire.

6. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ;

4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".

7. M. A soutient qu'il a effectivement déposé une demande de renouvellement de carte de séjour, qu'il justifie de garanties de représentation et notamment d'une résidence effective. Toutefois, comme il a été dit précédemment, le requérant s'est maintenu sur le territoire plus d'un mois après l'expiration de son certificat de résidence et n'a pas sollicité le renouvellement de celui-ci dans les délais impartis par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet de Saône-et-Loire était fondé, pour ce seul motif, à considérer que l'intéressé présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il faisait l'objet, et en conséquence à lui refuser le bénéfice d'un délai de départ volontaire. Le moyen tiré de " l'erreur manifeste d'appréciation " doit donc être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

8. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision fixant le pays de destination.

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

9. Le requérant n'établissant pas l'illégalité de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français, il n'est pas fondé à exciper de son illégalité à l'encontre de la décision lui faisant interdiction de retour sur le territoire français.

10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

11. M. A s'est vu refuser tout délai de départ volontaire pour exécuter l'obligation de quitter le territoire prise à son encontre. Dès lors, seules des circonstances humanitaires pouvaient faire obstacle à ce que soit prononcée à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de Saône-et-Loire a fixé la durée de l'interdiction de retour au regard des critères énoncés à l'article L. 612-10 précité. Il a notamment relevé que l'intéressé est entré récemment sur le territoire, qu'il ne dispose pas de liens anciens et stables en France, qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et que son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il n'est en outre pas établi que des circonstances humanitaires justifieraient que l'autorité administrative ne prononce pas d'interdiction de retour. Dans les circonstances de l'espèce, le préfet de Saône-et-Loire n'a pas commis " d'erreur manifeste d'appréciation " ni méconnu les dispositions précitées en fixant à un an la durée de l'interdiction de retour en France faite à l'intéressé.

12. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée, en ce comprises ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et au titre des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E :

Article 1er : M. B A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, au préfet de Saône-et-Loire et au préfet de la Loire.

Copie en sera adressée à Me Hmaida.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 février 2024.

Le magistrat désigné,

C. BertoloLa greffière,

F. Gaillard

La République mande et ordonne au préfet de Saône-et-Loire et au préfet de la Loire en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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