jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2401719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | DOUCERAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 février et 6 juin 2024, M. C B, représenté par Me Doucerain, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de six mois ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard et de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la préfète n'a pas examiné s'il pouvait faire l'objet d'une admission exceptionnelle au séjour en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- la décision fixant le pays de destination a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est illégale compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français et du refus de délai de départ volontaire ;
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation au regard des exigences des articles L. 211-1 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et des articles L. 612-8 et L. 612-10 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article 42 du règlement (CE) n° 1987/2006 du 20 décembre 2006 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération ; il n'a pas été informé par une décision écrite des mentions précisées par la directive 95/46/CE relative à la protection des données ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- l'annulation de l'interdiction de retour implique l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans l'espace Schengen en vertu de l'article R. 511-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010.
Par un mémoire en défense enregistré le 6 juin 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 6 juin 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au 24 juin 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Bardad, première conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. C B, ressortissant marocain né le 1er janvier 1989, serait entré en France, le 19 janvier 2014, selon ses déclarations. Il a sollicité, le 5 février 2019, un titre de séjour portant la mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Par un arrêté du 11 juillet 2019, le préfet du Val d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le recours exercé à l'encontre de cet arrêté a été rejeté par un jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 13 février 2020. A la suite de son mariage en France avec une ressortissante française, le 21 mai 2022, M. B a sollicité, le 8 juin 2022, un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par décisions du 7 juillet 2022, la préfète de l'Ain a rejeté sa demande, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le recours exercé à l'encontre de ces décisions a été rejeté par une ordonnance du président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Lyon du 29 septembre 2022, puis par une ordonnance du président de la 3ème chambre de la cour administrative d'appel de Lyon du 6 janvier 2023. M. B a, de nouveau, sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le 1er décembre 2023. Par un arrêté du 14 février 2024, la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai, fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 14 février 2024.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, les décisions contestées ont été signées par M. D A, directeur de la citoyenneté et de l'intégration en vertu d'une délégation de signature consentie par un arrêté du 11 décembre 2023 de la préfète de l'Ain publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de l'Ain le 13 décembre 2023, accessible au juge et aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions en litige doit être écarté.
En deuxième lieu, les décisions portant refus de délivrance du titre de séjour, obligation de quitter le territoire français sans délai et fixant le pays de destination énoncent les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle sont fondées. L'autorité administrative n'était pas tenue de mentionner l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et familiale du requérant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.
3. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes de décisions attaquées que la préfète de l'Ain n'aurait pas procéder à l'examen particulier de la situation de M. B. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
En ce qui concerne le refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier et en particulier des termes de la décision attaquée que M. B a présenté une demande de titre de séjour, le 1er décembre 2023, sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en qualité de conjoint d'une ressortissante française. Par suite, la préfète de l'Ain n'était pas tenue de rechercher s'il pouvait faire l'objet d'une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
6. M. B se prévaut de sa présence en France depuis plus de sept ans et de son mariage avec une ressortissante française. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant serait entré en France en 2014 sans justifier de la continuité de son séjour sur le territoire national depuis cette date, qu'il s'est marié le 21 mai 2022 et que la communauté de vie avec son épouse présentait un caractère récent à la date de la décision contestée. Par ailleurs, à l'exception de son union avec une ressortissante française, et notamment en dépit de la promesse d'embauche dont il dispose, M. B ne démontre pas avoir en France des liens d'une ancienneté et d'une intensité particulières. En outre, le requérant a fait l'objet de deux précédentes mesures d'éloignement qu'il n'a pas exécutées. Enfin, il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents. Compte tenu des conditions de son séjour en France, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, l'autorité administrative n'a pas commis d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a porté au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
8. En second lieu, compte tenu de ce qui a été exposé au point 7, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Par suite, le moyen doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. L'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, le requérant ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision à l'encontre de la décision fixant le pays à destination duquel il sera reconduit.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été précédemment exposé que l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire et refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire n'étant pas établie, le requérant ne peut se prévaloir, par la voie de l'exception, de l'illégalité de ces décisions à l'encontre de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ". Aux termes de l'article L. 613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées. ".
12. Il ressort des termes de la décision contestée que la préfète de l'Ain s'est référée à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux critères mentionnés à l'article L. 612-10 de ce code, a relevé que M. B ne justifiait pas de circonstances humanitaires particulières, qu'il se maintenait sur le territoire français à la suite de deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre les 11 juillet 2019 et 7 juillet 2022 dont la légalité a été confirmée par les juridictions administratives, que l'unité familiale pourra se reconstituer en France après la délivrance d'un visa auprès des autorités consulaires françaises au Maroc, que si l'intéressé se prévalait d'un séjour en France depuis le mois de janvier 2014, il n'apportait aucun document probant à l'appui de ses allégations et que l'interdiction de retour était prononcé alors même que le comportement de l'intéressé ne constituait pas une menace pour l'ordre public. Cette motivation atteste que l'autorité administrative a pris en compte l'ensemble des critères prévus par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cette décision et de ce que cette décision ne répond pas aux exigences des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 42 - Droit à l'information - du règlement (CE) n° 1987/2006 du Parlement européen et du Conseil du 20 décembre 2006 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen de deuxième génération (SIS II) : " 1. Les ressortissants de pays tiers qui font l'objet d'un signalement introduit en vertu du présent règlement sont informés conformément aux articles 10 et 11 de la directive 95/46/CE. Cette information est fournie par écrit, avec une copie de la décision nationale, visée à l'article 24, paragraphe 1, qui est à l'origine du signalement, ou une référence à ladite décision. / () ".
14. Il ressort des termes de l'arrêté du 14 février 2024, en particulier de son article 4, que M. B a été informé de ce qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de son interdiction de retour. Par suite, le moyen tiré du défaut d'information du signalement dans le système d'information Schengen doit être écarté comme manquant en fait.
15. En dernier lieu, l'interdiction de retour n'étant pas annulée, le requérant ne peut utilement soutenir qu'une telle annulation implique l'effacement du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen en vertu de l'article R. 511-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 7 du décret n° 2010-569 du 28 mai 2010.
16. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée y compris ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et à la préfète de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
M. Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,Le président,
N. BardadJ. Segado
La greffière,
F. Abdillah
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026