jeudi 5 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2401847 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | RAHMANI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 février 2024, Mme C A, veuve B, représentée par Me Rahmani, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai de huit jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans le délai d'un mois en lui délivrant, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 1 000 euros par mois à compter du cinquième mois suivant le dépôt de sa demande de titre de séjour, à parfaire au jour de la liquidation de son préjudice ;
4°) de mettre à la charge l'Etat, à verser à son conseil, la somme de 1 440 euros sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, faute pour le préfet de lui avoir communiqué les motifs de cette décision dans le délai d'un mois à compter de sa demande ;
- cette décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle, en particulier au regard de ses attaches privées et familiales en France ;
- elle méconnaît les dispositions combinées des articles L. 423-1 et L. 423-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- l'illégalité de la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- cette illégalité lui a causé un préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence qui doivent être évalués à la somme de 1000 euros par mois à compter du cinquième mois suivant le dépôt de sa demande de titre de séjour ; son préjudice est constitué par la situation de précarité administrative dans laquelle elle est restée pendant trente-deux mois, n'ayant pu, ni être embauchée, ni louer un logement.
La préfète du Rhône a produit des pièces, enregistrées le 14 novembre 2024.
Par décision du 7 décembre 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a décidé d'admettre Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par lettre du 14 novembre 2024, le tribunal a informé les parties de ce que le jugement à intervenir était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré du non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B.
Par un mémoire, enregistré le 15 novembre 2024, Mme B, a formulé des observations en réponse à cette lettre.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes, ni représentées.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Flechet.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, veuve B, ressortissante comorienne née le 4 juin 1989, est entrée sur le territoire français le 22 février 2020 sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " vie privée et familiale " valable du 12 février 2020 au 12 février 2021, pour rejoindre son époux. Le 5 mars 2021, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement du 4°) de l'article L. 313-11, ensuite codifié à l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à l'étranger marié avec un ressortissant français. Par lettre réceptionnée par la préfète du Rhône le 20 novembre 2023, elle a demandé la somme de 1 000 euros par mois à compter du cinquième mois suivant la date de dépôt de sa demande d'admission au séjour, en réparation des préjudices résultant de l'illégalité de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, et a sollicité un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicable à l'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France. La requérante demande au tribunal d'annuler la décision rejetant sa demande de renouvellement de titre séjour fondée sur l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la réparation des préjudices résultant de l'illégalité de cette décision.
Sur l'étendue du litige :
2. La préfète du Rhône a informé le tribunal, le 14 novembre 2024, qu'elle a décidé le 29 octobre 2024 de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", valable du 29 octobre 2024 au 28 octobre 2025, et que ce titre de séjour est en cours de fabrication. La requérante, qui se borne à relever qu'elle n'a pas reçu le courrier l'informant de la délivrance de ce titre, ne conteste pas l'existence de cette décision du 29 octobre 2024, qui rapporte implicitement mais nécessairement la décision implicite attaquée. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par Mme B ont perdu leur objet. Il n'y a donc pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions indemnitaires :
3. En premier lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui reprend les anciennes dispositions de l'article R. 311-12 du même code : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet. " Selon l'article R. 432-2 de ce code, qui reprend les anciennes dispositions de l'article R. 311-12-1 : " La décision implicite mentionnée à l'article R. 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois. / (). "
4. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 232-4 du même code : " Une décision implicite intervenue dans les cas où la décision explicite aurait dû être motivée n'est pas illégale du seul fait qu'elle n'est pas assortie de cette motivation. / Toutefois, à la demande de l'intéressé, formulée dans les délais du recours contentieux, les motifs de toute décision implicite de rejet devront lui être communiqués dans le mois suivant cette demande. Dans ce cas, le délai du recours contentieux contre ladite décision est prorogé jusqu'à l'expiration de deux mois suivant le jour où les motifs lui auront été communiqués ".
5. Il résulte de ces dispositions que le silence gardé pendant plus d'un mois sur une demande de communication des motifs d'une décision implicite de rejet, intervenue dans un cas où une décision explicite aurait dû être motivée, n'a pas pour effet de faire naître une nouvelle décision, détachable de la première et pouvant faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, mais permet seulement à l'intéressé de se pourvoir sans condition de délai contre la décision implicite initiale qui, en l'absence de communication de ses motifs, se trouve entachée d'illégalité.
6. Mme B a déposé sa demande de renouvellement de son titre de séjour en préfecture du Rhône le 5 mars 2021. Au regard des dispositions citées au point 3 ci-dessus du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, une décision implicite de rejet est née du silence gardé par le préfet du Rhône sur cette demande. Une décision portant refus de renouvellement d'un titre de séjour est au nombre de celles devant être motivées en vertu de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Par un courrier reçu en préfecture le 20 novembre 2023, Mme B a sollicité la communication des motifs du rejet implicite ainsi opposé à sa demande fondée sur le 4°) de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors en vigueur. En l'absence de communication de ces motifs dans le mois suivant cette demande, la requérante est fondée à soutenir que la décision refusant de renouveler son titre de séjour en qualité de conjointe de Français méconnaît les dispositions précitées de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.
7. En deuxième lieu, il ne résulte pas de l'instruction que la préfète n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de la requérante avant de lui opposer le refus de renouveler son titre de séjour en qualité de conjointe de Français, en particulier au regard de ses attaches familiales en France.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français. ". En vertu de l'article L. 423-3 de ce code : " () Le renouvellement de la carte est subordonné au maintien du lien conjugal et de la communauté de vie avec le conjoint qui doit avoir conservé la nationalité française. "
9. Il résulte de l'instruction que le mariage de la requérante avec un compatriote également titulaire de la nationalité française a été célébré aux Comores le 17 juin 2016 et retranscrit le 21 mai 2019 sur les registres de l'état civil. Si elle indique vivre avec ce dernier et leurs enfants chez une amie dans le 9ème arrondissement de Lyon depuis son arrivée sur le territoire français, les pièces qu'elle produit ne permettent pas d'établir la communauté de vie du couple à la date de la décision implicite en litige, seul l'acte de naissance de leur enfant cadet, né le 14 mai 2020, mentionnant une adresse commune du couple. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le refus de renouveler son titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article L. 423-1 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Il résulte de l'instruction que Mme B résidait depuis moins de deux années sur le territoire français à la date de la décision implicite litigieuse. Ni les contrats d'intégration républicaine, dont plusieurs sont postérieurs à la date du refus de renouvellement de titre de séjour, ni les bulletins de salaires et contrats de travail, tous postérieurs à cette date, ne permettent de justifier d'une insertion sociale et de perspectives d'insertion professionnelle de l'intéressée sur le territoire national. Par ailleurs, la requérante, qui a vécu éloignée de son époux avant d'entrer en France, ne justifie pas d'une vie commune avec ce dernier à la date de l'acte contesté. Enfin, compte tenu du jeune âge à cette même date de leur enfant cadet né en France, et des années passées aux Comores par leur enfant ainé, aucun obstacle ne s'oppose à ce que ces derniers suivent leur mère hors de France, notamment aux Comores. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le refus de titre de séjour en litige a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels il a été pris, en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes raisons, ce refus n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'il emporte sur la situation personnelle de la requérante.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".
13. La requérante ne se prévaut pas, dans le cadre de ses conclusions indemnitaires, de l'illégalité fautive qui entacherait la décision implicite, distincte de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour en qualité de conjointe de Français, de refus de titre de séjour née du silence gardé par la préfète sur sa demande formée en qualité de mère d'enfant français. Par suite, la décision dont l'illégalité est invoquée ne méconnaît pas l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
14. Il résulte de ce qui précède que les préjudices dont Mme B demande réparation sont dépourvus de tout lien de causalité direct et certain avec l'unique vice de légalité dont est entachée la décision de refus de renouvellement de son titre de séjour en qualité de conjointe de Français, laquelle était justifiée sur le fond. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par la requérante doivent être rejetées.
Sur les frais liés à l'instance :
15. Mme B, a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par la décision du bureau d'aide juridictionnelle visée ci-dessus du 7 décembre 2023. Par suite, son conseil peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, sous réserve que Me Rahmani, avocate de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Rahmani de la somme de 800 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte de Mme B.
Article 2 : Sous réserve que la Me Rahmani renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, l'Etat versera à cette avocate une somme de 800 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme B, est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, veuve B, et à la préfète du Rhône.
Copie en sera adressée pour information à Me Rahmani.
Délibéré après l'audience du 21 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Marine Flechet, première conseillère,
Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.
La rapporteure,
M. Flechet
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
S. Saadallah
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026