jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2402093 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 6ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ROBIN VERNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2024, Mme A B, représentée par la SCP Robin Vernet, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions du 29 novembre 2023 par lesquelles la préfète du Rhône a rejeté sa demande de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et à tout le moins de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il incombe à la préfète du Rhône de communiquer à l'instance l'entier dossier du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- la décision de refus de séjour est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation et d'une erreur de fait quant à son insertion professionnelle; elle a été prise à la suite d'une procédure irrégulière faute pour la préfète de justifier de la réalité de l'avis émis par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ; elle méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français étant fondée sur une décision de refus de délivrance de titre de séjour illégale, elle sera annulée par voie d'exception d'illégalité ; elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant à 30 jours le délai de départ volontaire étant fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale, elle sera annulée par voie d'exception d'illégalité ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision fixant le pays de renvoi sera annulée par voie de conséquence de l'annulation des décisions précédentes ; elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
La préfète du Rhône a produit des pièces qui ont été enregistrées le 7 mars 2024.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 25 janvier 2024.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le président ayant dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Delahaye, premier conseiller,
- et les observations de Me Lulé substituant Me Robin pour Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante angolaise née le 3 décembre 1958, s'est vue délivrer le 6 juillet 2021 une carte de séjour au regard de son état de santé dont elle a sollicité le renouvellement le 6 septembre 2022. Par les décisions attaquées du 29 novembre 2023, la préfète du Rhône a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de 30 jours, et a fixé le pays à destination duquel elle pourra être éloignée d'office.
Sur la décision de refus de séjour :
2. En premier lieu, la décision comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté. En outre, alors qu'il est constant que la demande de titre de l'intéressée visait exclusivement au renouvellement de son titre de séjour en qualité d'étranger malade, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Rhône, qui n'était pas tenue de rappeler l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle et professionnelle de l'intéressée, se soit abstenue de procéder à un examen particulier et complet de sa situation préalablement à son édiction, ni qu'elle aurait commis une erreur de fait quant à son insertion professionnelle en France.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : () 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ". L'article R. 425-11 de ce code dispose que : " Pour l'application du 11° de l'article L. 313-11, le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé. / Les orientations générales mentionnées à la quatrième phrase du 11° de l'article L. 313-11 sont fixées par arrêté du ministre chargé de la santé ".
4. D'une part, la préfète du Rhône a produit à l'instance l'avis du 8 mars 2023 rendu par le collège des médecins de l'OFII préalablement à l'édiction de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure à ce titre doit être écarté.
5. D'autre part, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
6. Pour refuser de renouveler le titre de séjour de Mme B en qualité d'étranger malade, la préfète du Rhône s'est appropriée l'avis rendu le 8 mars 2023 par le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, aux termes duquel si l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de son pays d'origine, elle peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et qu'au vu des éléments de son dossier et à la date de l'avis, elle peut voyager sans risque vers son pays d'origine. Mme B fait valoir qu'elle souffre d'une hypertension artérielle sévère non équilibrée résistante, d'un état de stress post-traumatique avec des troubles anxio-dépressifs associés et d'un glaucome, que ses médicaments ne sont pas distribués dans son pays d'origine, et à supposer qu'ils le soient, elle ne pourrait pas y avoir un accès effectif du fait des pénuries de médicaments, de leur prix très élevé et de leur absence de remboursement et qu'elle ne pourrait pas davantage avoir un accès effectif au suivi médical spécialisé et pluridisciplinaire en cardiologie, psychiatrie et psychologie que son état implique. Toutefois, à l'exception de deux certificats médicaux de son médecin traitant rédigés en des termes très généraux, l'intéressée ne produit aucune pièce médicale établi par les médecins spécialistes qui la suivent indiquant que le traitement médicamenteux dont elle bénéficie pour le traitement de son hypertension ne serait pas disponible dans son pays d'origine, alors que la liste des médicaments dont elle se prévaut n'est pas à elle seule de nature à l'établir, et qu'il n'y a pas lieu de rechercher si le suivi médical dont la requérante pourrait bénéficier dans son pays d'origine est équivalent à celui offert en France. En outre, s'agissant de ses troubles anxio-dépressifs et de son glaucome, si la requérante justifie de son suivi médical, les pièces produites ne sont pas de nature à démontrer qu'elle ne pourrait pas bénéficier d'un traitement approprié à ces deux pathologies dans son pays d'origine, ni d'établir de manière suffisamment probante un lien entre ses troubles psychiatriques et des évènements traumatisants qu'elle aurait subis dans son pays d'origine qui ne permettrait pas d'envisager un traitement effectivement approprié dans ce pays. Enfin, la documentation générale produite par la requérante concernant le système sanitaire en Angola n'est pas plus de nature à démontrer que les traitements qui lui sont nécessaire ne lui seraient pas accessibles en raison de leur coût ou de l'état du système de santé angolais. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la préfète du Rhône aurait méconnu les stipulations précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
7. En quatrième lieu, Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
8. Mme B fait valoir qu'elle démontre ses efforts d'insertion puisqu'elle a obtenu un emploi en qualité d'intervenante auprès d'enfant depuis le mois de mai 2022. Toutefois, il est constant que l'intéressée, célibataire sans enfant, et entrée en France en 2017, n'est pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu la majeure partie de son existence. En outre, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, il n'apparait pas que son état de santé impliquait nécessairement à la date de la décision attaquée sa présence en France pour être prise en charge médicalement. Par suite, alors même que l'intéressée justifie avoir été employé en qualité d'intervenant auprès d'enfant dans une structure d'insertion et de vacataire auprès de la ville de Lyon du mois d'avril 2022 au mois de novembre 2023 lorsqu'elle bénéficiait d'une carte de séjour, le refus de titre de séjour qui lui a été opposée ne porte pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. La décision en litige n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité du refus de titre de séjour sur lequel se fonde l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
11. Compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus sur l'état de santé de l'intéressée, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, compte tenu de ce qui a été dit ci-dessus et en l'absence d'autre élément, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. La décision en litige n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur les décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que la requérante n'est pas fondée à soutenir que les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination doivent être annulées par voie de conséquence de l'annulation de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et de celle lui faisant obligation de quitter le territoire français.
14. En second lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
15. Au regard de ce qui a été dit précédemment sur son état de santé, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'elle serait exposée à un risque vital dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de ce que la préfète du Rhône aurait pour ce motif méconnu les stipulations précitées de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Elle n'est pas davantage fondée à soutenir que les décisions fixant le délai de départ volontaire et le pays de destination sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il y ait lieu d'ordonner la communication de l'entier dossier médical de Mme B que les conclusions aux fins d'annulation présentées par l'intéressée doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la préfète du Rhône.
Délibéré après l'audience du 4 juillet 2024, à laquelle siégeaient :
M. Segado, président,
Mme Delahaye, premier conseiller,
Mme Bardad, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
Le rapporteur,
L. Delahaye
Le président,
J. Segado
La greffière,
F. Abdillah
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026