vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2402126 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
| Avocat requérant | LAWSON BODY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2024, Mme B D épouse C, représentée par Me Lawson-Body, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel le préfet de la Loire a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle pourrait être reconduite d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et, en tout état de cause, de lui remettre dans l'attente une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de huit jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, à charge pour son conseil de renoncer à percevoir la part contributive de l'Etat à sa mission d'aide juridictionnelle.
Mme C soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris par une autorité incompétente ;
En ce qui concerne la décision refusant le renouvellement du titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, le préfet ne justifiant pas avoir saisi pour avis le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ni que cet avis a été régulièrement rendu;
- elle est entachée d'une erreur de droit, dès lors que le préfet s'est cru lié par l'avis des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 3, paragraphe 1er de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Le préfet de la Loire a produit des pièces, enregistrées le 24 avril 2024.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 février 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience, à laquelle elles n'étaient ni présentes ni représentées.
Seul le rapport de Mme Allais a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, née le 6 juin 1981, de nationalité russe, a sollicité le 13 février 2023 le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par les décisions attaquées en date du 12 décembre 2023 le préfet de la Loire a rejeté cette demande et a assorti son refus d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et d'une décision fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et d'astreinte :
S'agissant de l'ensemble des décisions attaquées :
2. L'arrêté en litige a été signé par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, qui disposait à cet effet d'une délégation, par un arrêté du préfet de la Loire du 13 juillet 2023, publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture du 24 juillet suivant, librement accessible aux juges et aux parties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
S'agissant de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour :
3. En premier lieu, le refus de renouvellement du titre de séjour dont bénéficiait Mme C fait mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Cette décision est donc suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer la carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat (). / Si le collège des médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée ". Et selon l'article R. 425-11 du même code : " Pour l'application de l'article L. 425-9, le préfet délivre le titre de séjour " portant la mention vie privée et familiale " au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé (). La partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
5. D'une part, il ressort des pièces du dossier qu'un rapport médical relatif à la situation de Mme C a été établi le 19 juillet 2023 par le Dr A, médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. C'est ainsi, nécessairement au vu de ce rapport que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rendu son avis du 7 août 2023 produit en défense par le préfet de la Loire. Cet avis mentionne qu'il a été rendu par les trois médecins qui composent le collège, qui ont été régulièrement désignés et ont tous signé l'avis. En outre, il ressort des documents produits en défense par le préfet de la Loire que le médecin qui a rédigé le rapport préalable prévu par l'article R. 425-11 du code précité, ne faisait pas partie du collège conformément aux dispositions de l'article R. 425-14 du même code. Dès lors, les moyens tirés des vices de procédure relatifs à l'absence d'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, et à l'absence de preuve que le médecin rapporteur n'a pas siégé en son sein, doivent être écartés.
6. D'autre part, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le préfet de la Loire se serait senti lié par l'avis du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et aurait méconnu l'étendue de sa compétence. Au contraire, il ressort des termes mêmes de la décision attaquée que le préfet s'est approprié l'avis émis par le collège de médecins le 7 août 2023 après avoir constaté qu'aucune pièce du dossier de demande de titre de séjour ne venait utilement contredire cet avis médical. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.
7. Enfin, pour refuser de renouveler à Mme C le titre de séjour sollicité en raison de son état de santé, le préfet s'est approprié l'avis précité du collège de médecins selon lequel si l'état de santé de la requérante nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, toutefois, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont elle est originaire, et vers lequel elle peut voyager sans risque médical, elle peut bénéficier effectivement d'un traitement approprié. Mme C soutient que son traitement n'est pas disponible dans son pays d'origine. L'indisponibilité alléguée de son traitement n'est toutefois pas établie par les certificats médicaux versés aux débats, établis pour la plupart postérieurement à la décision attaquée, et qui se bornent à décrire l'état de santé de la requérante ainsi que la nature de son traitement sans préciser si ce dernier serait impossible à poursuivre en Russie. Par ailleurs, si l'intéressée soutient que son pays d'origine connaît des difficultés de prises en charge médicale et d'accès au soin, elle ne verse au dossier que des rapports aux caractères généraux qui n'établissent pas qu'elle éprouverait des difficultés personnelles à accéder à des soins en cas de retour en Russie. Enfin, les certificats médicaux qu'elle produit n'établissent pas davantage que les troubles dont elle est affectée trouvent leur origine dans des évènements subis dans son pays d'origine, ce qui ferait obstacle à ce que les soins s'y poursuivent. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Et selon les termes de l'article 3, paragraphe 1er de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
9. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que Mme C est entrée irrégulièrement en France en 2019 à l'âge de 37 ans. A la date de la décision attaquée, elle justifiait d'une durée de quatre années sur le territoire, ce qui est récent. Son époux et son fils majeur font également l'objet d'une mesure d'éloignement et elle n'établit pas que la reconstitution de sa vie privée et familiale en Russie, pays dont tous les membres de la famille ont la nationalité, serait impossible. Si elle soutient qu'elle mène à bien son intégration au sein de la société française et qu'elle suit des cours d'apprentissage du français, cette circonstance n'est, en toute hypothèse, pas établie par les pièces versées aux débats. Dans ces conditions, la décision portant refus du renouvellement de son titre de séjour ne porte pas au droit de la requérante au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise et ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.
10. Mme C fait valoir, d'autre part, que ses quatre enfants mineurs, nés en 2019, 2017, 2015 et 2007, sont scolarisés en France. Il ne ressort toutefois pas des pièces du dossier que la scolarité des intéressés ne pourrait pas se poursuivre en Russie. Par ailleurs, pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 9, aucun élément ne démontre l'impossibilité de poursuivre la vie privée et familiale de la requérante et de ses enfants dans leur pays d'origine. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet de la Loire aurait porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
11. En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que Mme C n'a pas démontré l'illégalité de la décision refusant de renouveler son titre de séjour. Elle n'est, en conséquence, pas fondée à s'en prévaloir à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français.
12. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués aux points 7 et 9, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la mesure d'éloignement doit également être écarté.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, la requérante n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision refusant de renouveler son titre de séjour, elle n'est, en conséquence, pas fondée à s'en prévaloir à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de la décision fixant son pays de renvoi.
14. En deuxième lieu, la décision fixant le pays de renvoi vise les dispositions de l'article L. 721-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, indique la nationalité de l'intéressée et précise qu'elle n'établit pas que son retour dans son pays l'exposerait à des traitements inhumains ou cruels au sens des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle est donc suffisamment motivée en droit et en fait.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux évoqués aux points 7 et 9, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision fixant le pays de destination doit également être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées, et par voie de conséquence les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte.
Sur les frais liés au litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et celles de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D épouse C et au préfet de la Loire.
Délibéré après l'audience du 17 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Besse, président,
Mme Allais, première conseillère,
Mme de Lacoste Lareymondie, première conseillère
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mai 2024.
La rapporteure
A. Allais
Le président,
T. Besse
La greffière,
S. Lecas
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°2402126
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026