LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2402850

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2402850

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2402850
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationJU Chambre Sociale
Avocat requérantDESFARGES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mars 2024, M. B A C, représenté par Me Pierre-Henry Desfarges, doit être regardé comme demandant au tribunal :

1)° d'annuler la décision du 26 octobre 2023, par laquelle la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a seulement accordé une remise partielle, d'un montant de 1 201,22 euros, de sa dette d'aide personnalisée au logement, d'un montant initial de 1 601,62 euros, laissant à sa charge la somme de 400,40 euros, et de lui accorder une remise totale de sa dette.

2°) de mettre à la charge de l'État ou de la caisse d'allocations familiales du Rhône une somme de 2 000 euros, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la requête est recevable ;

- la décision contestée a été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique et ne comporte aucune des informations prévues aux articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2, R.311-3-1 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il n'est pas établi que l'agent ayant effectué le contrôle ait été assermenté ;

- il n'a pas été informé de l'usage du droit à communication préalablement à l'adoption de la décision attaquée, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 114-21 du code de la sécurité sociale ;

- en méconnaissance du code civil, aucun décompte de la créance n'a été produit ;

- en ne lui ayant pas communiqué les conclusions du contrôle, la caisse d'allocations familiales du Rhône a méconnu le principe des droits de la défense, notamment le principe du contradictoire et l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision de la commission de recours amiable est insuffisamment motivée et en l'absence de décompte qui lui aurait permis de connaître les bases de liquidation, elle ne peut utilement contester la créance ;

- la caisse d'allocations familiales a pratiqué à tort des retenues sur les prestations familiales alors que l'indu était contesté ;

- l'indu n'est pas fondé dans son principe et procède d'un manquement aux obligations d'informations de l'allocataire de la caisse d'allocations familiales du Rhône ;

- la caisse d'allocations familiales du Rhône a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne lui accordant qu'une remise partielle de sa dette alors que celui-ci est de bonne foi et se trouve dans une situation particulièrement précaire.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2024, la caisse d'allocations familiales du Rhône fait valoir que la dette est soldée, et conclut au rejet de la requête comme non-fondée.

Elle soutient que si la requête est recevable, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. A C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 25 janvier 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente du tribunal a désigné Mme Jourdan, première vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Jourdan, présidente.

Aucune partie n'était présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite d'un contrôle diligenté le 12 juillet 2023 au domicile de M. A C, la caisse d'allocations familiales du Rhône lui a, par un courrier du 14 août 2023, demandé le reversement d'une somme totale de 1 671,62 euros correspondant à un indu d'aide personnalisée au logement constitué sur la période courant de janvier 2022 à novembre 2022. Le 25 août 2023, le requérant a formé un recours administratif préalable demandant une remise gracieuse de ces indus. Par une décision du 26 octobre 2023, la directrice de la caisse d'allocations familiales du Rhône a accordé à M. A C une remise partielle, d'un montant de 1 201,22 euros, de sa dette d'aide personnalisée au logement, d'un montant initial de 1 601,62 euros, laissant à sa charge la somme de 400,40 euros. Le requérant demande au tribunal d'annuler cette décision et de lui accorder une remise totale de sa dette.

Sur les conclusions à fin d'annulation et de remise :

2. Aux termes de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, applicable au recouvrement d'indus d'aide personnelle au logement en vertu de l'article L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation : " Tout paiement indu de prestations familiales est récupéré, sous réserve des dispositions des quatrième à neuvième alinéas de l'article L. 133-4-1, par retenues sur les prestations à venir ou par remboursement intégral de la dette en un seul versement si l'allocataire opte pour cette solution. () / Toutefois, par dérogation aux dispositions des alinéas précédents, la créance de l'organisme peut être réduite ou remise en cas de précarité de la situation du débiteur, sauf en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausses déclarations. () ".

3. Il appartient au tribunal, saisi d'une demande dirigée contre une décision refusant ou ne faisant que partiellement droit à une demande de remise de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait existant à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise ou une réduction supplémentaire. Pour l'examen de ces deux conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l'administration.

4. En premier lieu, M. A C ne peut, à l'appui de ses conclusions tendant à ce que lui soit accordée une remise de dette, utilement remettre en cause le bien-fondé de l'indu mis à sa charge. Dès lors, le moyen tiré de ce que les sommes dont le remboursement lui est demandé seraient injustifiées car procédant d'un manquement de la caisse d'allocations familiales du Rhône à ses obligations d'information doit être écarté comme inopérant.

5. En deuxième lieu, s'agissant de la contestation d'une décision de rejet d'une demande de remise de dette d'aide au logement, sont sans incidence sur le litige, les moyens tirés de ce que la décision attaquée aurait été prise par une autorité incompétente, qu'elle serait insuffisamment motivée ou qu'elle serait intervenue au terme d'une procédure irrégulière. Ainsi, M. A C ne peut utilement soutenir que la décision attaquée violerait ses droits de la défense pour insuffisance de motivation, et pour absence de décompte de l'indu, ni utilement soutenir qu'il n'a pas été informé de l'usage du droit à communication préalablement à l'adoption de la décision attaquée ou encore que la décision a été prise sur le fondement d'un traitement algorithmique. Il ne peut pas plus soutenir qu'en ne lui ayant pas communiqué les conclusions du contrôle, la caisse d'allocation familiales du Rhône a méconnu le principe des droits de la défense ou qu'il n'est pas établi que l'agent du contrôle ait été assermenté.

6. En troisième lieu, la circonstance que des retenues aient été réalisées par la caisse d'allocations familiales du Rhône alors même que l'indu était contesté, à la supposer établie, est en tout état de cause sans incidence sur la légalité de la décision contestée.

7. En quatrième lieu, M. A C fait valoir que sa précarité financière fait obstacle au remboursement de la somme qui lui est réclamée. Toutefois, si le requérant fait état de ses revenus et ses charges, il ne produit aucun justificatif permettant d'établir ses allégations. Ainsi il ne met pas le tribunal en mesure d'apprécier la situation de précarité qu'il invoque. Dès lors, M. A C n'est pas fondé à demander une remise de dette.

8. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A C tendant à l'annulation de la décision du 26 octobre 2023 en tant que sa demande de remise de dette a été refusée doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement des articles L. 761 du code de justice administrative et 37 de la loi du 11 juillet 1991

9. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'État ou de la caisse d'allocations familiales du Rhône une somme de 2 000 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. A C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et à la caisse d'allocations familiales du Rhône.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 octobre 2024.

La magistrate désignée,

D. JourdanLe greffier,

Y. Mesnard

La République mande et ordonne au ministre des solidarités, de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions