mardi 17 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2403609 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 avril 2024, M. B A, représenté par Me Zouine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2024 par lequel la préfète de l'Ain a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain :
- à titre principal, de lui délivrer, dans le délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir, un titre de séjour temporaire mention " vie privée et familiale ", et de le munir sans délai d'un récépissé valant autorisation de travail ;
- à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, en lui délivrant, dans l'attente, un récépissé valant autorisation de travail ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros hors taxe à verser, à son conseil, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir le bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne l'arrêté pris dans son ensemble :
- l'arrêté attaqué a été signé par une autorité incompétente ;
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard de sa volonté d'insertion et des liens amicaux qu'il a tissés sur le territoire français ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde relative des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'elle pourrait entraîner sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle fait échec à l'obtention de son diplôme alors qu'il achève sa dernière année de formation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale, par voie d'exception, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre séjour et de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 août 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.
La préfète fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Par ordonnance du 6 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée en dernier lieu au 26 août 2024.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 mars 2024.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique ;
- le décret n° 2020-1406 du 18 novembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à 1'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Roux, conseillère,
- et les observations de Me Lulé, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant bangladais né le 4 mai 2005, est entré en France, selon ses déclarations, le 9 septembre 2020. Le 16 octobre 2020, il a été confié aux services de l'aide sociale à l'enfance de l'Ain. L'intéressé a, par un dossier déposé en préfecture le 22 juin 2023, sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par l'arrêté attaqué du 11 janvier 2024, la préfète de l'Ain a refusé de délivrer à M. A le titre demandé, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays d'origine ou tout pays pour lequel il établit être légalement admissible comme pays de destination.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté attaqué a été signé, pour la préfète et par délégation, par M. D C, directeur de la citoyenneté et de l'intégration à la préfecture de l'Ain. Par un arrêté du 11 décembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture n° 01-2023-267, et accessible tant au juge qu'aux parties, la préfète de l'Ain a donné délégation à M. D C pour signer, notamment, les décisions concernant l'admission au séjour et les mesures d'éloignement des étrangers, ainsi que les décisions dont elles peuvent être assorties. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions contestées doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou s'il entre dans les prévisions de l'article L. 421-35, l'étranger qui a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance ou à un tiers digne de confiance au plus tard le jour de ses seize ans se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte est délivrée sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de la formation qui lui a été prescrite, de la nature des liens de l'étranger avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur son insertion dans la société française. ".
4. Lorsqu'il examine une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", présentée sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire ou entre dans les prévisions de l'article L. 421-35 de ce code, que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il a été confié, depuis qu'il a atteint au plus l'âge de seize ans, aux services de l'aide sociale à l'enfance. Si ces conditions sont remplies, il ne peut alors refuser la délivrance du titre qu'en raison de la situation de l'intéressé appréciée de façon globale au regard du caractère réel et sérieux du suivi de sa formation, de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Le juge de l'excès de pouvoir exerce sur cette appréciation un entier contrôle.
5. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été pris en charge par les services d'aide sociale à l'enfance du département de l'Ain avant ses seize ans, que sa demande de titre de séjour a été déposée dans l'année suivant son dix-huitième anniversaire et qu'aucun élément relevé n'est susceptible de caractériser une menace pour l'ordre public. Si l'avis de sa structure d'accueil est favorable et s'il suit une formation pour l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle depuis le 13 septembre 2021, il ressort toutefois de ses bulletins de notes établis au titre des années scolaires 2021-2022 et 2022-2023, qu'il a obtenu des résultats scolaires relativement faibles, en-dessous de la moyenne générale de sa classe, et que le conseil de classe a déploré un investissement insuffisant de sa part, ainsi que de trop nombreuses absences, dont la plupart ne sont pas justifiées. Si le requérant se prévaut de son état de santé pour justifier de ses nombreuses absences à l'école, la seule production d'une ordonnance de changement de pansement à domicile tous les deux jours ne saurait suffire à en attester. Dans ces circonstances, la seule production d'une attestation de formation établie par la conseillère principale d'éducation de son établissement scolaire le 29 janvier 2024, déclarant que M. A est un apprenti discret et gentil, qui exprime clairement le souhait de réussir sa formation et obtenir son diplôme de CAP, et d'une attestation de son employeur garantissant le sérieux de son travail, ne permettent pas de remettre sérieusement en cause l'appréciation portée par l'autorité préfectorale relative à l'absence de caractère sérieux du suivi de sa formation. Il ressort également des pièces du dossier que M. A a redoublé sa seconde année de certificat d'aptitude professionnelle, à la suite de son échec à ses examens en 2023. Concernant sa maîtrise de la langue française, il ressort du rapport de situation établi par sa structure d'accueil le 15 mars 2023 que, si la réalisation d'un trimestre au collège lui a permis de faire des progrès en langue, l'apprentissage du français reste compliqué et il a encore besoin d'un accompagnement mais n'a pas suivi les cours proposés par un bénévole en ce sens. Il ressort également de ses bulletins de notes que plusieurs de ses professeurs font état de ses difficultés de compréhension de la langue française. Il n'atteste également pas ne plus avoir de liens dans son pays d'origine. Par suite, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et en particulier de l'absence de caractère sérieux de la formation suivie par M. A alors qu'il était pris en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, la préfète de l'Ain n'a pas commis d'erreur de droit ni d'appréciation dans la situation de l'intéressé en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. A fait valoir que le centre de sa vie privée et familiale se situe en France, où il a développé un solide réseau amical et où il suit une formation de certificat d'aptitude professionnelle en alternance depuis 2021. Toutefois, l'intéressé, qui est entré en France comme mineur isolé depuis un peu plus de trois ans à la date d'adoption de la décision attaquée, ne justifie, ni même n'allègue, être dépourvu d'attaches familiales et personnelles dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de quinze ans. Il n'établit également pas suffisamment de l'intensité des relations qu'il a créées sur le territoire français. En outre, s'il se prévaut de son insertion professionnelle, la seule production d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée à temps plein, effectuée par son employeur en alternance, ne suffit pas à démontrer une insertion significative, alors qu'il ne justifie d'aucun diplôme, ni d'une expérience professionnelle particulièrement significative en France à la date de la décision attaquée. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté une atteinte excessive au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant, au regard des motifs du refus opposé. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit dès lors être écarté. Dans ces mêmes circonstances, cette décision n'est pas entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. A.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.
9. En second lieu, en l'absence d'élément propre à la mesure d'éloignement, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7. Pour les mêmes motifs, la décision en litige n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, en l'absence d'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé, par voie d'exception, à l'encontre de la décision fixant le délai de départ volontaire doit être écarté.
11. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ".
12. M. A soutient que le délai de trente jours qui lui a été imparti par la préfète de l'Ain pour quitter le territoire français était insuffisant compte tenu de sa volonté de passer les examens relatifs à son diplôme de certificat d'aptitude professionnelle en juin 2024. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant aurait demandé un délai de départ volontaire supérieur à trente jours auprès de la préfète de l'Ain, et il résulte de ce qui a été exposé ci-dessus qu'il n'atteste pas du caractère sérieux du suivi de ses études. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision lui accordant un délai de départ volontaire de droit commun de trente jours serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen doit ainsi être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. En l'absence d'illégalité des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de cette illégalité et soulevé par voie d'exception à l'encontre de la décision fixant le pays de destination doit être écarté.
14. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A ne peuvent qu'être écartées. Il en est de même, par voie de conséquence, de ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Ain.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bour, présidente ;
Mme Jorda, conseillère ;
Mme Le Roux, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 septembre 2024.
La rapporteure,
J. Le Roux
La présidente,
A-S. Bour
La greffière,
C. Touja
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026