LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2403612

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2403612

mardi 23 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2403612
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationELOIGNEMENT
Avocat requérantSGUAGLIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 17 avril 2024, M. B A, actuellement détenu au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, et représenté par Me Sguaglia, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office, a prononcé une interdiction de retour de 7 ans à son encontre et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non admission au sein du système d'information Schengen ;

3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", sous astreinte de 50 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions et de le munir, dans cette attente et dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, d'une autorisation provisoire de séjour ;

4°) d'enjoindre à la préfète de l'Ain de procéder à l'effacement du signalement aux fins de non admission au sein du système d'information Schengen ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros HT à verser à son conseil au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve du renoncement à la part contributive de l'Etat.

Il soutient que :

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

- l'arrêté litigieux a été pris par une autorité incompétente, en l'absence d'une délégation de signature régulière et publiée ;

- il est entaché d'insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;

Sur les moyens dirigés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- ces décisions méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elles méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

Sur les moyens dirigés contre la décision portant interdiction de retour :

- elle est illégale par voie d'exception compte tenu de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 18 avril 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens présentés dans la requête ne sont pas fondés.

Une note en délibéré a été enregistrée le 18 avril 2024 pour M. A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal administratif de Lyon a désigné Mme Fullana Thevenet, première conseillère, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l'article L. 614-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 18 avril 2024 :

- le rapport de Mme Fullana Thevenet ;

- les observations de Me Sguaglia, représentant M. A, présent, qui conclut aux mêmes fins que sa requête et a indiqué se désister des moyens tirés de l'incompétence du signataire de l'arrêté litigieux, et de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, dès lors que le requérant n'a pas d'enfant ;

-et les observations de M. A.

La préfète de l'Ain n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant algérien né le 28 septembre 1983, allègue être entré sur le territoire français le 27 octobre 1990 au titre d'une procédure de regroupement familial. Bien qu'ayant bénéficié jusqu'en septembre 2021 de titres de séjour, il n'a pas sollicité le renouvellement de son dernier titre de séjour et se maintient en situation irrégulière. Par un arrêté du 3 avril 2024, la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office, a prononcé à son encontre une interdiction de retour de sept ans et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non admission au sein du système d'information Schengen. M. A, actuellement détenu au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse, demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions tendant à l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 : " L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué. ".

3. Eu égard à la nature de la procédure engagée, et au délai de recours particulièrement court en l'espèce, M. A justifie d'une situation d'urgence au sens de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a donc lieu de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne l'étendue des moyens dont le tribunal est saisi :

4. Si, dans sa requête, M. A avait soutenu que l'arrêté en litige avait été pris par une autorité incompétente et méconnaissait les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant, il a expressément abandonné ces moyens à l'audience. Dès lors, il n'y a plus lieu pour le tribunal d'examiner ces moyens.

En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :

5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté litigieux vise les textes dont il est fait application, expose les circonstances de fait propres à la situation personnelle de M. A, ainsi que les éléments sur lesquels la préfète s'est fondée pour l'obliger à quitter le territoire français sans délai, fixer le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office, et prononcer une interdiction de retour de 7 ans à son encontre. Dès lors, cet arrêté comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement des décisions attaquées et permet ainsi au requérant d'en contester utilement le bien-fondé, en dépit de la circonstance que l'arrêté en litige ne mentionnerait pas l'ensemble du parcours de l'intéressé. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation des décisions attaquées ne peut qu'être écarté, y compris en ce qu'il est dirigé contre la décision portant interdiction de retour. Pour les mêmes motifs, il y a également lieu d'écarter le moyen tiré du défaut d'examen sérieux de la situation de M. A.

En ce qui concerne les moyens dirigés contre les décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

6. Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France en 1990, soit à l'âge de sept ans et y réside depuis. S'il se prévaut d'une situation de concubinage avec une ressortissante française, il n'a produit aucune pièce de nature à démontrer la persistance d'une vie de couple, en dépit de son incarcération, alors qu'en outre et surtout, il a été condamné, ainsi qu'il l'a confirmé à l'audience, à une peine de douze mois de prison pour violences et menace de mort réitérée sur sa concubine, assortie d'une interdiction de détenir ou porter une arme pendant cinq ans. S'il fait valoir que ses frères et sa sœur vivent également en France, les pièces qu'il produit, constituées du titre de séjour de l'un de ses frères et d'une attestation rédigée pour les besoins de la cause par ce même frère qui s'engage à le prendre en charge, ne permettent pas d'établir que le reste de sa fratrie réside en France en situation régulière et qu'il entretient avec eux des liens particuliers. En outre, si M. A se prévaut de son insertion professionnelle, il ne justifie que de l'exercice de diverses activités professionnelles pour de courtes périodes entre 2002 et 2019. Enfin, il cumule, depuis 2002, 19 condamnations, notamment pour contrebande de marchandise prohibée, détention et transport de stupéfiants, outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique, dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité publique, conduite sous l'empire d'un état alcoolique et sans permis, port d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D, extorsion par violence, menace ou contrainte, vols avec violences, vols aggravés et recel, violences et menaces de mort sur une personne ayant été conjoint. Il ressort également du rapport du service pénitentiaire d'insertion et de probation établi en mars 2023 que le requérant présente, eu égard à son comportement, son absence de remise en question et d'implication dans les soins qui lui sont prodigués, un risque de récidive important. Dans ces conditions et en dépit de la durée de présence du requérant sur le territoire français, la préfète de l'Ain n'a pas, compte tenu de sa situation personnelle et de ses condamnations répétées et pour des motifs de plus en plus graves, porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A de vivre une vie privée et familiale normale au sens des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en prenant les décisions en litige. Dès lors, un tel moyen ne peut donc qu'être écarté, ainsi que pour les mêmes motifs, celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de ces décisions sur la situation personnelle du requérant.

8. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et refus d'octroi d'un délai de départ volontaire.

En ce qui concerne les moyens dirigés uniquement contre la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

9. En premier lieu, ainsi qu'il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement, le moyen tiré de l'illégalité par voie d'exception de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français ne peut qu'être écarté.

10. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. () Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A est présent sur le territoire français depuis 34 ans et qu'il n'a jamais fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Néanmoins, il ne démontre pas avoir noué en France de liens d'une intensité particulière, que ce soit sur un plan professionnel ou familial. Enfin, eu égard aux condamnations rappelées au point 7 du présent jugement et dont certaines sont particulièrement graves, M. A peut être regardé comme présentant une menace grave à l'ordre public au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la préfète de l'Ain pouvait sans commettre d'erreur d'appréciation, prendre à l'encontre de M. A une décision d'interdiction de retour et fixer le terme de ses effets à une durée de sept ans.

12. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 3 avril 2024 par lequel la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il sera renvoyé en cas d'exécution d'office, a prononcé une interdiction de retour de 7 ans à son encontre et l'a informé qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non admission au sein du système d'information Schengen.

Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :

13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais d'instance :

14. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète de l'Ain.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 avril 2024.

La magistrate désignée,

M. Fullana Thevenet

La greffière,

E. Gros

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

N°240361

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions