mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2403616 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CAUTENET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Cautenet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
- d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire de Villars a rejeté sa demande de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service ;
- d'enjoindre au maire de Villars de la rétablir dans ses droits au bénéfice d'un plein traitement depuis le 19 septembre 2022 ;
- de mettre à la charge de la commune de Villars la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence posée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative est satisfaite compte tenu des conséquences financières de la décision du 6 avril 2023 ;
- la procédure suivie n'a pas été régulière dès lors que le conseil médical n'a examiné sa situation qu'au regard de la qualification de maladie professionnelle ; les évènements à l'origine de sa pathologie relèvent d'un accident de service ; le refus critiqué présente les caractères d'une sanction déguisée et résulte d'un détournement de pouvoir.
La requête a été communiquée à la commune de Villars, représentée par le cabinet d'avocats Philippe Petit et associés, qui a produit des pièces, enregistrées le 29 avril 2024.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 relatif aux positions de détachement, de disponibilité, de congé parental des fonctionnaires territoriaux et à l'intégration, notamment son article 24 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement convoquées à une audience publique ;
Après avoir entendu, au cours de l'audience publique du 30 avril 2024 :
- le rapport de M. Gille, juge des référés,
- les observations de Me Cautenet pour la requérante,
- et les observations de Me Garaudet pour la commune de Villars, qui conclut au rejet de la requête comme dépourvue d'objet ou non fondée et pour défaut d'urgence et qui demande la condamnation de la requérante à lui verser la somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ".
2. Employée par la commune de Villars en qualité de brigadier-chef principal du service de police municipale, Mme B demande au juge des référés de suspendre l'exécution de l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel le maire de Villars a refusé de la placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service et l'a placée en conséquence en congé de maladie ordinaire à compter du 19 septembre 2022.
3. L'urgence justifie la suspension de l'exécution d'un acte administratif lorsque celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l'acte contesté sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. L'urgence doit être appréciée objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'affaire.
4. Pour soutenir qu'il y a urgence à suspendre l'exécution de la décision en litige, Mme B fait valoir les conséquences financières du refus critiqué, exposant que son placement à tort en congé de maladie ordinaire l'a privée de son plein traitement à partir du mois de décembre 2022 et qu'étant désormais placée en position de disponibilité, elle est sans revenus d'activité. Toutefois, il résulte de l'instruction que c'est sur sa demande et de plein droit que Mme B a été placée en disponibilité pour une durée de 3 ans à compter du 1er décembre 2023 en vue d'élever son enfant né en 2018. Dans ces conditions, les circonstances qui sont invoquées ne suffisent pas pour regarder comme satisfaite la condition d'urgence à laquelle les dispositions précitées de l'article L. 521-1 du code de justice administrative subordonnent le prononcé d'une mesure de suspension.
5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
6. Dans les circonstances de l'espèce et en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de la requérante le versement de la somme de 400 euros à la commune de Villars au titre des frais liés à la présente instance en référé.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Mme B versera à la commune de Villars la somme de 400 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à la commune de Villars.
Fait à Lyon, le 7 mai 2024.
Le juge des référés,La greffière,
A. GilleL. Bon-Mardion
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026