vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2403722 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP DEYGAS PERRACHON & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par deux lettres, enregistrées le 20 décembre 2023 et le 8 avril 2024 au greffe du tribunal, M. D B a demandé qu'il soit ordonné à la préfète du Rhône d'exécuter le jugement n° 1304148 rendu le 12 janvier 2016 par le tribunal.
Par une lettre, enregistrée le 25 mars 2024 au greffe du tribunal, le maire de la commune de Bourg-en-Bresse a déclaré que la commune s'était conformée au jugement n° 1304148 du 12 janvier 2016 du tribunal qui s'est borné à annuler le permis d'aménager délivré le 22 avril 2013 à M. A C et ne comporte pas d'injonction à la replantation des arbres sur le tènement de M. C.
Par ordonnance du 16 avril 2024, la présidente du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour qu'il soit statué sur la demande de M. D B tendant à l'exécution de ce jugement.
Par un mémoire, enregistré le 21 mai 2024, M. D B demande au tribunal, en exécution du jugement n° 1304148 du 12 janvier 2016, d'enjoindre à M. A C de procéder au reboisement de son terrain.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / () ".
2. Par un jugement n° 1304148 du 12 janvier 2016, le tribunal a, à la demande de M. B, annulé l'arrêté du 22 avril 2013 par lequel le maire de la commune de Bourg-en-Bresse a, au nom de la commune, délivré à M. C un permis d'aménager en vue de l'aménagement d'un lotissement de quatorze lors lots sur un terrain situé rue Pierre Terrasson et rue du Stand sur le territoire de la commune. Si, au point 2 des motifs de ce jugement, le tribunal relève que M. C, à la suite de la médiation pénale devant le tribunal de grande instance de Bourg-en-Bresse, s'est engagé le 16 avril 2012 à replanter les espèces abattues, ce jugement, qui se borne à annuler l'arrêté précité du 22 avril 2013, n'implique pas nécessairement, eu égard à son dispositif et à ses motifs, qu'il soit enjoint à M. C de procéder au reboisement de son terrain. Dans ces conditions, sont dépourvue d'objet les conclusions de M. B tendant, en exécution du jugement n° 1304148 du 12 janvier 2016, au prononcé d'une telle injonction. Par suite, ces conclusions doivent être rejetées comme irrecevables.
ORDONNE :
Article 1er : Les conclusions présentées par M. B dans l'instance n° 2403722 sont rejetées.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D B, à la commune de Bourg-en-Bresse et M. A C.
Fait à Lyon, le 31 mai 2024.
Le président de la 1ère chambre,
H. Drouet
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026