Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 16 avril 2024, 11 août 2024 et 5 février 2025, M. C... G..., représenté par la SELARL Hélios avocats, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d’annuler l’arrêté du 17 octobre 2023 par lequel le maire de Caluire-et-Cuire a délivré un permis de construire à M. B... en vue de la construction d’une maison sur un terrain situé 73 chemin de Crépieux et la décision rejetant implicitement son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Caluire-et-Cuire la somme de 2 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il dispose d’un intérêt à agir ;
- l’arrêté attaqué est entaché de l’incompétence de son signataire ;
- le dossier de demande de permis de construire est insuffisant s’agissant de la notice ; l’état initial et les abords du projet sont peu décrits ; la présence de sa maison n’y est pas mentionnée ; aucun élément du dossier de demande ne permet de savoir que le chemin des Bruyères n’est pas aménagé, ni que le terrain d’assiette du projet est couvert par un espace végétalisé à valoriser, le service instructeur n’ayant pas pu vérifier le respect des règles applicables à cet espace ;
- le projet méconnaît l’article 3.2.5 des dispositions communes du règlement du plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon en l’absence de prise en compte de l’espace végétalisé à valoriser présent sur le terrain d’assiette du projet ;
- il méconnaît l’article 3.2.1 des dispositions du règlement du plan local d’urbanisme et de l’habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon applicables à la zone URm2 ;
- un sursis à statuer aurait dû être opposé à la demande de permis en litige en application du 14° de l’article 194 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 ;
- le projet est incompatible avec l’orientation d’aménagement et de programmation voisine « Terre des Lièvres », le dossier de demande de permis de construire étant au demeurant incomplet en l’absence de toute mention de cette orientation ;
- il méconnaît l’article 1.3.2.2.1 des dispositions communes du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon dès lors qu’il n’est pas démontré que le risque d’inondation par ruissellement a été pris en compte, ni qu’un complément de stockage des eaux pluviales a été prévu.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 13 juin 2024 et 15 janvier 2025, la SAS Elévation immobilier, représentée par la SELAS Léga-Cité, conclut au rejet de la requête, au besoin après avoir fait application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en l’absence d’intérêt à agir du requérant ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 janvier 2025, la commune de Caluire-et-Cuire, représentée par la SELARL Philippe Petit et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable en l’absence d’intérêt à agir du requérant ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à M. D... B... qui n’a pas produit de mémoire en défense.
Par une lettre du 16 décembre 2024, les parties ont été informées, en application de l’article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il était envisagé d’appeler l’affaire à une audience et que l’instruction pourrait être close à partir du 16 janvier 2025 sans information préalable.
Une ordonnance portant clôture de l’instruction immédiate a été prise le 14 octobre 2025.
Des pièces, présentées pour la SAS Elévation immobilier en application de l’article R. 613-1-1 du code de justice administrative, ont été enregistrées le 26 février 2026 et communiquées le lendemain.
Des observations, présentées pour M. G... en application de l’article R. 613-1-1 du code de justice administrative, ont été enregistrées le 2 mars 2026 et communiquées le lendemain.
Un mémoire en défense, présenté pour la SAS Elévation immobilier, a été enregistré le 3 mars 2026 et n’a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l’urbanisme ;
- la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme F...,
- les conclusions de M. Bodin-Hullin, rapporteur public,
- les observations de Me Rollin, représentant M. G...,
- les observations de Me Masson, représentant la commune de Caluire-et-Cuire,
- et celles de Me Perrier, représentant la SAS Elévation immobilier.
Considérant ce qui suit :
1. M. B... a déposé, le 31 octobre 2023, en mairie de Caluire-et-Cuire une demande de permis de construire en vue de la réalisation d’une maison sur un terrain situé 73 chemin de Crépieux. Par arrêté du 17 octobre 2023, le maire de Caluire-et-Cuire lui a délivré l’autorisation ainsi sollicitée. Puis, par un arrêté du 29 avril 2024, le permis de construire a été transféré à la SAS Elévation immobilier. M. G... demande l’annulation de l’arrêté du 17 octobre 2023 et de la décision rejetant implicitement son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l’article L. 422-1 du code de l'urbanisme : « L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : / a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu (…) ». Selon l’article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : « Le maire est seul chargé de l’administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints (…) ».
3. L’arrêté contesté du 17 octobre 2023 a été signé par M. A... E..., adjoint délégué à l’environnement et au développement durable, à l’urbanisme et aux ressources humaines, qui disposait, par arrêté du maire de Caluire-et-Cuire du 23 mai 2020, transmis aux services de la préfecture et affiché le jour-même, d’une délégation de fonctions et de signature. Par suite, le requérant n’est pas fondé à soutenir que l’arrêté en litige a été signé par une personne incompétente.
4. En deuxième lieu, aux termes de l’article R. 431-8 du code de l’urbanisme : « Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; (…) / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. (…) ». Et aux termes de l’article R. 431-10 du même code : « Le projet architectural comprend également : (…) / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ».
5. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l’ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l’urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n’est susceptible d’entacher d’illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l’appréciation portée par l’autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
6. En l’espèce, la notice du dossier de demande de permis de construire décrit la situation du terrain, indique qu’il est actuellement occupé par une maison qui sera démolie et précise les caractéristiques de sa zone d’implantation. Le dossier de demande comprend également un plan cadastral, un plan de situation, une vue aérienne représentant la maison du requérant et trois photographies de l’environnement lointain et proche, ces différents éléments ayant permis au service instructeur d’apprécier l’état initial du terrain, ses abords et son environnement. La notice indique en outre que l’accès au terrain, qui constitue le lot n° 3 du permis d’aménager délivré le 1er décembre 2022, se fait par le chemin des Bruyères qui est représenté sur l’une des photographies produites. Le service instructeur a ainsi pu apprécier les caractéristiques de la voie de desserte du terrain. Enfin, contrairement à ce que soutient le requérant, aucun espace végétalisé à valoriser ne grève le terrain d’assiette du projet. Dès lors, le moyen tiré de l’insuffisance du dossier de demande de permis de construire doit être écarté dans toutes ses branches.
7. En troisième lieu, ainsi qu’il a été exposé au point précédent, aucun espace végétalisé à valoriser ne grève le terrain litigieux. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3.2.5 des dispositions communes du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon applicable aux espaces végétalisés à valoriser doit être écarté comme inopérant.
8. En quatrième lieu, d’une part, aux termes de l’article 1.2.1.1 des dispositions communes du PLU-H : « Conformément à l'article R.151-21 du Code de l’urbanisme, dans le cas d’un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d’assiette doit faire l’objet d’une division en propriété ou en jouissance (dénommée ci-après « opérations d’ensemble » ou « projet »), l’ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le PLU-H. (…) / Les règles quantitatives du règlement ci-après, sont mutualisées à l'échelle de ces opérations d’ensemble, sauf dispositions différentes d'un règlement d'un permis d'aménager : (…) / - les dispositions du chapitre 3 du règlement, relatives au coefficient de pleine terre (CPT) ; (…) ».
9. Il résulte de l’article L. 442-1 du code de l’urbanisme que l’application de la règle prévue au troisième alinéa de l’article R. 151-21 du code de l’urbanisme à un permis de construire délivré dans un lotissement est subordonnée à la condition que le transfert en propriété ou en jouissance d’au moins un des lots du lotissement ait été acté à la date de délivrance du permis de construire, cet acte eût-il différé l’effet du transfert à une date ultérieure ou fût-il assorti d’une condition suspensive telle que celle tenant à l’obtention d’un permis de construire.
10. Il ressort des pièces du dossier qu’à la date de délivrance du permis de construire en litige, le 17 octobre 2023, le terrain d’assiette du projet était issu d’un lotissement autorisé par un permis d’aménager du 1er décembre 2022 pour lequel un transfert en propriété avait été acté par une promesse de vente du 9 décembre 2022, prorogée par avenant le 4 septembre 2023, assortie d’une condition suspensive tenant à l’obtention du permis de construire purgé de tout recours. Ainsi, la surface totale de pleine terre du tènement, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, doit être appréciée à l'échelle de l’opération d’ensemble. En se bornant à soutenir que le terrain litigieux, qui constitue le seul lot n° 3 du lotissement précédemment autorisé, ne respecte pas les dispositions relatives au coefficient de pleine terre, le requérant n’établit pas, ni même n’allègue, que le coefficient de pleine terre, qui doit être apprécié à l’échelle du lotissement, et selon les dispositions du règlement du plan local d’urbanisme applicable avant la modification n° 3 du PLU entrée en vigueur le 22 décembre 2022, ne serait pas respecté. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3.2.1 du règlement de la zone URm2 du PLU-H de la métropole de Lyon ne peut qu’être écarté.
11. En cinquième lieu, l’article 194 de la loi du 22 août 2021 susvisée, dite « Climat-résilience », tel que modifié par la loi du 20 juillet 2023, dispose : « (…) IV.- Afin d’assurer l’intégration des objectifs de lutte contre l’artificialisation des sols et de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers : (…) / 14° Dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs mentionnés au présent article, l’autorité compétente pour délivrer les autorisations d’urbanisme peut surseoir à statuer sur une demande d’autorisation d’urbanisme entraînant une consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qui pourrait compromettre l’atteinte des objectifs de réduction de cette consommation susceptibles d’être fixés par le document d’urbanisme en cours d’élaboration ou de modification, durant la première tranche de dix années mentionnée au 1° du III. / La décision de surseoir à statuer est motivée en considération soit de l’ampleur de la consommation résultant du projet faisant l’objet de la demande d’autorisation, soit de la faiblesse des capacités résiduelles de consommation au regard des objectifs de réduction mentionnés au premier alinéa du présent 14°. (…) ». Il résulte des travaux parlementaires de la loi du 20 juillet 2023 que le sursis à statuer prévu par ces dispositions a vocation à pallier les insuffisances de celui prévu par les dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme en dotant les autorités compétente d’un nouvel outil spécifique pour mettre en œuvre les objectifs de réduction et de l’artificialisation des sols avant même que ne débute la modification des documents d’urbanisme locaux pour y intégrer ces objectifs. Ainsi, le sursis à statuer prévu à l’article 194 de la loi du 22 août 2021 doit en principe être mobilisé avant la tenue du débat sur les orientations du projet d’aménagement et de développement durables, laquelle permet à l’autorité compétente d’opposer un sursis à statuer sur le fondement des dispositions de l’article L. 153-11 du code de l’urbanisme. Il résulte également desdits travaux parlementaires que, pour pouvoir opposer un sursis à statuer sur le fondement de l’article 194 de la loi du 22 août 2021, l’autorité compétente doit avoir fixé un plafond indicatif et provisoire de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers qu’elle devra atteindre d’ici la fin de la première période décennale 2021-2031 et justifier de l’impact significatif du projet au regard de ce plafond.
12. Si M. G... soutient que le permis aurait dû faire l’objet d’un sursis à statuer en application des dispositions citées au point 11, le requérant ne démontre toutefois pas que le projet, implanté en zone urbaine, aurait un impact significatif au regard du plafond de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers et n’apporte en tout état de cause aucune précision sur les objectifs de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers que pourrait fixer le document d’urbanisme en cours d’élaboration ou de modification et sur l’atteinte que serait susceptible d’y porter le projet. Par suite, le moyen ainsi soulevé ne peut qu’être écarté.
13. En sixième lieu, si le requérant fait valoir que le projet est incompatible avec l’orientation d’aménagement et de programmation voisine « Terre des Lièvres », le terrain d’assiette du projet est toutefois situé en dehors du périmètre de cette orientation. Dans ces conditions, alors que le dossier n’est entaché d’aucune incomplétude à l’égard de l’orientation en cause, le moyen soulevé, inopérant, ne peut qu’être écarté.
14. En dernier lieu, aux termes de l’article 1.3.2.2.1 des dispositions communes du règlement du PLU-H de la métropole de Lyon : « (…) c. Risque d’inondation par ruissellement / Une inondation est une submersion rapide ou lente, d’une zone habituellement hors d’eau. Ce risque d’inondation est renforcé par l’imperméabilisation des sols et les pratiques culturales qui limitent l’infiltration des précipitations. Les études permettant de définir le niveau de risque ont été réalisées sur la base d’une pluie d’une période de retour de 100 ans. (…) ». Et aux termes de l’article 1.3.2.2.2 de ces dispositions communes : « Les périmètres de production / Il s’agit d’une zone initiant la production du ruissellement au niveau des points hauts topographiques qui n’est pas directement soumise au risque mais qui l’aggrave en favorisant le ruissellement des eaux, du fait notamment de l’imperméabilisation des sols liée à l’urbanisation. / On distingue les périmètres de production prioritaire, les périmètres de production secondaire, et les périmètres de production tertiaire. / Le temps de vidange prescrit dans ces périmètres de production ne s’applique pas aux ouvrages de récupération d’eaux pluviales destinées à une utilisation tels qu’arrosage des espaces verts, incendie. / a. Périmètres de production prioritaire / Les zones de production du ruissellement sont qualifiées de prioritaires dès lors qu’elles se situent en amont des secteurs les plus vulnérables et génèrent des apports d’eaux pluviales en direction de ces secteurs déjà bâtis. / Dans ces périmètres, un complément de stockage des eaux pluviales est mis en place. (…) ».
15. Il ressort des pièces du dossier qu’une étude de gestion des eaux pluviales est jointe au dossier de demande de permis. La notice du projet précise que cette étude « respecte le périmètre de production prioritaire de la prévention des risques d’inondation par ruissellement avec un dispositif de gestion des eaux pluviales par événement pluvieux avec un retour de 30 ans incluant un dispositif de stockage dimensionné pour pouvoir se vider en un temps compris entre 24 et 72 heures ». Alors que M. G... se borne à soutenir qu’il n’est pas démontré que le risque d’inondation par ruissellement a été pris en compte, ni qu’un complément de stockage des eaux pluviales a été prévu, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions citées au point précédent doit être écarté.
16. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. G... n’est pas fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 17 octobre 2023 et de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les frais liés à l’instance :
17. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme demandée par le requérant au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de la commune de Caluire-et-Cuire, qui n’a pas la qualité de partie perdante. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge du requérant une somme à verser à la commune de Caluire-et-Cuire et à la SAS Elévation immobilier en application de ces dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. G... est rejetée.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C... G..., à la SAS Elévation immobilier et à la commune de Caluire-et-Cuire.
Délibéré après l'audience du 12 mars 2026, à laquelle siégeaient :
- M. Thierry Besse, président,
- Mme Flore-Marie Jeannot, première conseillère,
- Mme Marie Chapard, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2026.
La rapporteure,
F.-M. F...
Le président,
T. Besse
La greffière,
G. Reynaud
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,