mercredi 30 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2403884 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | PAQUET |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête, enregistrée le 16 avril 2024 sous le n° 2403884, M. D A, représenté par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 mars 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a astreint à se présenter trois fois par semaine auprès des services du commissariat de police de Privas ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche de lui délivrer un titre de séjour ou de procéder à un réexamen de sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification du présent jugement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation de séjour provisoire l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation ;
- il n'est pas motivé ;
- la décision portant refus de titre de séjour a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière faute de saisine du collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure, au regard de l'article R. 313-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont illégales dès lors que le préfet n'a pas fait usage de son pouvoir de régularisation ;
- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision l'astreignant à se présenter aux services du commissariat de police est illégale du fait de l'illégalité de la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle n'est pas proportionnée.
La requête a été communiquée à la préfète de l'Ardèche qui n'a pas produit d'observations en défense.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration du Rhône a produit un mémoire, enregistré le 24 septembre 2024.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du tribunal de Lyon du 16 mai 2024.
II. Par une requête, enregistrée le 16 avril 2024 sous le n° 2403885, Mme C épouse A, représentée par Me Paquet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 21 mars 2024 par lequel la préfète de l'Ardèche l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a astreinte à se présenter trois fois par semaine auprès des services du commissariat de police de Privas ;
3°) d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ou de procéder à un réexamen de sa situation dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 50 euros par jours de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est entaché d'un défaut d'examen complet et sérieux de sa situation ;
- il n'est pas motivé ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est illégale dès lors que le préfet n'a pas fait usage de son pouvoir de régularisation
- la décision fixant le pays de destination méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision l'astreignant à se présenter aux services du commissariat de police est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle n'est pas motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 721-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle n'est pas proportionnée.
La requête a été communiquée à la préfète de l'Ardèche qui n'a pas produit d'observations en défense.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d'aide juridictionnelle du 16 mai 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme de Tonnac, conseillère a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, né le 21 août 1990 et Mme A, née le 18 juillet 1991, tous deux ressortissants arméniens, sont entrés régulièrement en France, le 29 mai 2023, avec leurs deux enfants mineurs. Le 1er août 2023, M. A a sollicité à la préfète de l'Ardèche la délivrance d'un titre de séjour en raison de son état de santé, sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 21 mars 2024, la préfète de l'Ardèche a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a astreint à une obligation de pointage auprès des services du commissariat de police de Privas trois fois par semaine. Par un arrêté de la même date, la préfète de l'Ardèche a fait obligation à Mme A de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et l'a astreinte à une obligation de pointage auprès des services du commissariat de police de Privas trois fois par semaine. M. et Mme A demandent au tribunal l'annulation de ces deux arrêtés.
2. Les requêtes susvisées présentées par M. et Mme A, qui sont mariés, posent des questions similaires et ont fait l'objet d'une instruction commune. Par suite, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :
3. M. et Mme A ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 mai 2024. Par suite, il n'y a pas lieu de les admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. () / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration () ".
5. Pour refuser de délivrer un titre de séjour à M. A, la préfète de l'Ardèche s'est appropriée le sens de l'avis rendu par le collège des médecins de l'OFII du 30 janvier 2024 estimant que l'état de santé de l'intéressé nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entrainer pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il pourrait effectivement y bénéficier d'un traitement approprié.
6. Toutefois, il ressort des pièces médicales versées au dossier que M. A souffre d'une " maladie rénale chronique " de " stade 4 " dont la gravité n'est pas contestée. Cette pathologie qui justifie sa prise en charge au service de néphrologie du groupement hospitalier portes de Provence, site de Montélimar et au service néphrologie, transplantation rénale du Centre hospitalier universitaire de Saint-Etienne, a nécessité la mise en place d'un traitement, dans l'attente de bénéficier d'une greffe rénale, composé des médicaments suivants : Eupressyl (Urapidil), Valsartan, Bisoprolol, Bicarbonate de sodium, Atorvastatine, Amlodipine, Kayexalate et Paracétamol. Le requérant verse au débat la liste des médicaments disponibles en Arménie établie par le " Armenian Legal Information System ", deux attestations des laboratoires pharmaceutiques Cheplapharm et Novartis ainsi qu'une attestation émanant du ministère de la santé arménien, dont il ressort que les médicaments Valsartan, Kayexalate et Urapidil ne sont pas commercialisés en Arménie. En outre, il ressort des pièces du dossier que le traitement médicamenteux mis en place a démontré son efficacité, ayant permis que la fonction rénale de l'intéressé se stabilise et que son état s'améliore et un médecin spécialiste néphrologue a préconisé la poursuite de ce traitement en février 2024. Si l'Office français de l'immigration et de l'intégration verse au débat des éléments de nature à démontrer la disponibilité de Valsartan et de Kayexalate en Arménie, en revanche, il fait valoir que l'Eupressyl pourrait être remplacé par du Terazosin, molécule équivalente, alors qu'il ressort des fiches MedCOI qu'il produit que ce médicament est " indisponible " en Arménie. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la préfète de l'Ardèche a fait une inexacte application des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en lui refusant la délivrance de son titre de séjour.
7. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de sa requête, que M. A est fondé à demander l'annulation de la décision du 21 mars 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour ainsi que, par voie de conséquence, celle des décisions du même jour par lesquelles elle l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, a fixé le pays à destination et l'a astreint à se présenter trois fois par semaine auprès des services du commissariat de police de Privas.
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () ".
9. Il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'il a été analysé au point 5 du présent jugement, que l'état de santé de l'époux de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que la possibilité d'accéder effectivement à un traitement approprié dans son pays d'origine n'est pas établie. En outre, Mme A a deux enfants mineurs, tous deux scolarisés en France. Dans ces conditions, la décision par laquelle la préfète de l'Ardèche a obligé Mme A à quitter le territoire français porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de sa requête, Mme A est fondée à demander l'annulation de la décision du 21 mars 2024 par laquelle la préfète de l'Ardèche l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours ainsi que, par voie de conséquence, de celles des décisions fixant le pays de destination et l'astreignant à se présenter trois fois par semaine auprès des services du commissariat de police de Privas.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Eu égard aux motifs d'annulation retenus par le présent jugement, il y a lieu d'enjoindre à la préfète de l'Ardèche d'une part de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement et, d'autre part, de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
11. M. et Mme A ayant obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, leur avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Paquet, avocate de M. et Mme A, renonce à percevoir la part contributive de l'État, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Paquet de la somme de 2 000 euros.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu d'admettre M. et Mme A, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Les arrêtés de la préfète de l'Ardèche du 21 mars 2024 sont annulés.
Article 3 : Il est enjoint à la préfète de l'Ardèche de délivrer à M. A une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Il est enjoint à la préfète de l'Ardèche de délivrer à Mme A une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : L'État versera à Me Paquet la somme de 2 000 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.
Article 6 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 7 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, à Mme B, à Me Paquet et à la préfète de l'Ardèche.
Copie en sera adressée, pour information, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Vaccaro-Planchet, présidente,
Mme Leravat, première conseillère,
Mme de Tonnac, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 octobre 2024.
La rapporteure,
A. de Tonnac
La présidente,
V. Vaccaro-Planchet
La greffière,
E. Gros
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ardèche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
N°s 2403884 - 2403885
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026