jeudi 25 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2403944 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | MOREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 avril 2024, M. B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 21 avril 2024 par lequel la préfète du Rhône a décidé de l'assigner à résidence dans le département du Rhône pour une durée de quarante-cinq jours.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Flechet pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet, magistrate désignée ;
- les observations de Me Morel, représentant M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête et soutient que la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle de l'intéressé dès lors que les obligations de présentation aux services de police qu'elle impose l'empêche d'exercer son activité professionnelle ;
- les observations de M. A, assisté de Mme C, interprète en langue albanaise.
La préfète du Rhône n'était ni présente, ni représentée.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant kosovar, a fait l'objet d'un refus de titre de séjour avec une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours assortie d'une interdiction de retour sur le territoire français pendant douze mois par arrêté du préfet de la Haute-Savoie du 28 mars 2022 notifié le 31 mars 2022. Pour l'exécution de cette mesure d'éloignement, la préfète du Rhône a décidé, par l'arrêté attaqué du 21 avril 2024, d'assigner M. A à résidence dans le département du Rhône pour une durée de 45 jours, renouvelable deux fois.
2. Le requérant, qui réside sur la commune de Villeurbanne, soutient que les modalités d'application de la décision d'assignation à résidence attaquée sont incompatibles avec son activité professionnelle. Toutefois, sollicité sur ce point au cours de l'audience publique, il a précisé exercer son activité de plaquiste de 8 heures à 17 heures sur un chantier situé dans le quartier de la Croix-Rousse à Lyon. S'il indique également être parfois amené à se rendre sur des chantiers plus éloignés, il ne fait état à cet égard d'aucun élément suffisamment circonstancié, n'alléguant pas même que des déplacements seraient prévus au cours de la période de son assignation à résidence. Dans ces conditions, le requérant n'établit pas que les modalités de présentation qui lui sont imposées, en l'espèce un pointage les lundis et jeudis entre 9h00 et 18h00 à la direction zonale de la police aux frontières de Lyon, ferait peser sur lui une contrainte excessive au regard de son activité professionnelle, au demeurant exercée irrégulièrement en l'absence de droit au séjour en France. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences qu'emporterait la décision attaquée sur la situation personnelle de M. A doit être écarté.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Rhône.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.
La magistrate désignée,
M. Flechet
La greffière,
E. Gros
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026