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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2404030

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2404030

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2404030
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantROMANET DUTEIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 avril 2024, M. A B, représenté par Me Isabelle Romanet Duteil, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 avril 2024 par lequel la préfète de l'Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.

Il soutient qu'il est entré en France au printemps 2023, dans un contexte de crise économique dans son pays d'origine, qu'il est intégré en France et n'a pas d'antécédents judiciaires.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 juillet 2024, la préfète de l'Ain conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que la requête est irrecevable faute de comporter l'exposé de moyens suffisamment précis et qu'au surplus, les décisions attaquées sont régulières et fondées.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana Thevenet pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Fullana Thevenet.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant algéro-tunisien né le 27 janvier 1998 et entré en France en 2023 selon ses déclarations, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 23 avril 2024 par lequel la préfète de l'Ain lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de douze mois.

2. Il ressort des pièces du dossier que M. B, est entré en France récemment, au printemps ou à l'automne 2023 selon ses déclarations. S'il soutient qu'il est inséré et n'a pas d'antécédents judiciaires, il ne conteste pas être célibataire et sans enfant à charge, conserver des attaches en Tunisie et ne justifie d'aucune insertion socio-professionnelle particulière. Dans ces conditions, la préfète de l'Ain n'a pas entaché son appréciation d'une erreur manifeste en décidant de prononcer à son encontre une mesure d'éloignement. Par suite, le moyen unique de la requête tiré d'une telle erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que les décisions du 23 avril 2024 de la préfète de l'Ain sont entachées d'illégalité et à en demander l'annulation. Dès lors, sa requête doit être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète de l'Ain.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juillet 2024.

La magistrate désignée,

M. Fullana ThevenetLa greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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