vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2404042 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | SCHURMANN |
Vu la procédure suivante :
Par ordonnance du 24 avril 2024, le magistrat désigné du tribunal administratif de Grenoble a renvoyé au tribunal administratif de Lyon la requête de M. D A C, enregistrée le 29 mars 2024.
Par cette requête, M. D A C, représenté par Me Schürmann, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 mars 2024 par lequel le préfet de l'Isère lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligé de quitter le territoire français sans délai, et a assorti cette décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sous réserve que son conseil renonce à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle prévue par l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le requérant soutient que :
- le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français sont entachés d'incompétence ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un vice de procédure, en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour ;
- cette décision est entachée d'erreur de droit dès lors que les stipulations de l'article 3 de l'accord franco-tunisien n'interdisent pas au préfet, dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire, d'apprécier l'opportunité d'une mesure de régularisation ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle ;
- la décision de refus de délai de départ volontaire méconnait le principe général des droits de la défense ;
- elle est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur dans la qualification juridique des faits, son comportement ne constituant pas une menace pour l'ordre public ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'erreur d'appréciation et d'erreur dans la qualification juridique des faits, son comportement ne constituant pas une menace pour l'ordre public.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Flechet pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue par l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Flechet, magistrate désignée, informant également les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que les conclusions à fin d'annulation de la décision portant refus de titre de séjour et les conclusions accessoires y afférentes sont susceptibles d'être renvoyées à une formation collégiale ;
- les observations du requérant, qui, en l'absence de son conseil, régulièrement convoqué, conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Maddalena, substituant Me Tomasi, représentant le préfet de l'Isère, qui conclut au rejet de la requête et soutient qu'aucun des moyens soulevés n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant tunisien né le 8 février 1983, est entré sur le territoire français, pour la dernière fois, au cours de l'année 2002 selon ses déclarations. Par décisions du 5 mars 2024 dont il demande l'annulation, le préfet de l'Isère a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit de retour sur ce territoire pour une durée d'un an.
Sur l'étendue du litige :
2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français peut, dans les conditions et délais prévus au présent chapitre, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision relative au délai de départ volontaire et de la décision d'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent le cas échéant. / Les dispositions du présent chapitre sont applicables au jugement de la décision fixant le pays de renvoi contestée en application de l'article L. 721-5 et de la décision d'assignation à résidence contestée en application de l'article L. 732-8. ". La procédure applicable en cas d'assignation à résidence ou de placement en rétention résulte des articles L. 614-7 à L. 614-13 de ce code. Par ailleurs, en application des dispositions de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, lorsque l'étranger, placé en rétention ou assigné à résidence, a formé des conclusions contre la décision relative au séjour notifiée avec une obligation de quitter le territoire, il est statué sur cette décision dans les conditions prévues à la sous-section 1 ou à la sous-section 2 de la section 2, selon le fondement de l'obligation de quitter le territoire français.
3. M. A C a été placé en rétention administrative par une décision du préfet de l'Isère du 11 avril 2024. Par suite, il appartient à la magistrate désignée de statuer sur la légalité des décisions du même jour obligeant l'intéressé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. En revanche, il appartient seulement à une formation collégiale de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 5 mars 2024 refusant à M. A C un titre de séjour. Par suite, il y a lieu de renvoyer en formation collégiale les conclusions de A C relatives à la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, ainsi que les conclusions accessoires afférentes à cette décision.
Sur le surplus des conclusions :
4. En premier lieu, par un arrêté du 22 février 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs le 22 février 2024, le préfet de l'Isère a donné délégation à Mme E B pour signer tous les actes dans la limite de ses attributions, au nombre desquelles figure la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant obligation de quitter le territoire français manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les considérations de droit et de fait sur lesquelles les décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire se fondent. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet de l'Isère se serait abstenu de procéder à un examen préalable et sérieux de la situation personnelle du requérant. Par suite, ces décisions, qui ne devaient pas nécessairement faire état de tous les éléments relatifs à la situation personnelle de M. A C, satisfont aux exigences de motivation résultant des dispositions de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et ne sont pas entachées d'un défaut d'examen particulier de la situation de l'intéressé.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. M. A C fait valoir qu'il a vécu en France de sa naissance à l'âge de six ans puis, après avoir vécu en Tunisie jusqu'à ses 19 ans, est revenu sur le territoire français au cours de l'année 2002 et ne l'a plus quitté. Toutefois, en dehors de plusieurs années de présence en France, le requérant, célibataire et sans enfant, ne justifie d'aucune attache familiale ou amicale en France. A cet égard, s'il soutient que son frère réside régulièrement sur le territoire, il ne le démontre pas. Par ailleurs, il ressort des précisions apportées au cours de l'audience publique que M. A C n'est pas dépourvu d'attaches en Tunisie où demeurent sa mère et plusieurs de ses frères et sœurs. Enfin, les pièces produites ne permettent pas d'établir une insertion professionnelle particulière de l'intéressé, les périodes d'activité exercée par ce dernier en qualité de carreleur ou maçon étant régulièrement entrecoupées de phases sans emploi. Dans ces conditions, la décision portant obligation de quitter le territoire français ne porte pas au droit de .M A C au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit ainsi être écarté. Pour les mêmes motifs, cette même décision n'est pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle emporte sur la situation personnelle de l'intéressé.
8. En quatrième lieu, si le requérant soutient que la décision de refus de délai de départ volontaire méconnait ses droits de la défense, il n'assortit pas son moyen des précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bienfondé. Ce moyen doit, par suite, être écarté.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : ()3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". L'article L. 612-3 de ce code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : ()/ 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ;/ () ".
10. Il ressort des termes de l'arrêté en litige, qui vise le 5°) de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et précise que A C a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement en 2015 qu'il n'a pas exécutée, que le préfet a fondé sa décision de refus de délai de départ volontaire sur le risque que présente l'intéressé de soustraction à la mesure d'éloignement. Par suite, la circonstance alléguée par le requérant que son comportement ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, laquelle ne constitue pas le motif de la décision de refus de délai de départ volontaire, est sans incidence sur la légalité de cette décision. Par ailleurs, en se bornant à faire valoir qu'il réside en France depuis plusieurs années sans avancer aucun autre élément, le requérant n'établit pas que la décision de refus de délai de départ volontaire serait entachée d'erreur d'appréciation. Dans ces conditions, le préfet de l'Isère n'a pas méconnu les dispositions précitées en refusant d'accorder à M. A C un délai de départ volontaire.
11. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. /Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". L'article L. 612-10 de ce code prévoit que : : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
12. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. En outre, il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux.
13. D'une part, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que M. A C a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. L'intéressé ne se prévaut d'aucune circonstance présentant un caractère humanitaire et faisant obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le préfet a légalement pu assortir la mesure d'éloignement prise à l'encontre de M. A C d'une telle interdiction. D'autre part, en dehors de ses années de présence en France, le requérant, qui ne conteste pas ne pas avoir exécuté une précédente mesure d'éloignement, ne justifie d'aucun lien privé et familial en France. Dans ces conditions, alors même que le comportement de M. A C ne constituerait pas une menace pour l'ordre public, le préfet de l'Isère n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans l'application des dispositions des articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en fixant à un an la durée de cette interdiction.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A C à fin d'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire avec interdiction de retour en France pour une durée d'un an doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte rattachées à ces décisions. Les conclusions présentées par le requérant, partie perdante, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être également rejetées.
DÉCIDE :
Article 1er : Les conclusions présentées à fin d'annulation de la décision du 5 mars 2024 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé de délivrer un titre de séjour à M. A C, ainsi que les conclusions accessoires y afférentes, sont renvoyées devant une formation collégiale.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D A C et au préfet de l'Isère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
La magistrate désignée,
M. Flechet
La greffière,
L. Bon-Mardion
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026