lundi 6 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2404260 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | ELOIGNEMENT |
| Avocat requérant | KADRI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 avril 2024, M. A C, représenté par Me Kadri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans, ensemble l'arrêté notifié le 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Loire a prononcé son assignation à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Loire de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté du 15 mars 2024 ;
- le refus de séjour contesté est insuffisamment motivé et est entaché d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le refus de séjour attaqué méconnaît les dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant, pour lui refuser le titre de séjour sollicité, que son comportement représente une menace pour l'ordre public ;
- le refus de séjour en litige a été pris en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'illégalité du refus de séjour qui lui est opposé entache d'illégalité l'obligation de quitter le territoire français prise sur son fondement, laquelle a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- l'illégalité des décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet entache d'illégalité la décision fixant le pays de renvoi ;
- l'illégalité des décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, laquelle méconnaît l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a été prise en violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est disproportionnée ;
- l'illégalité des décisions de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français entache d'illégalité la décision d'assignation à résidence ;
- il n'est pas justifié de la compétence du signataire de l'arrêté portant assignation à résidence ;
- l'assignation à résidence en litige est insuffisamment motivée et est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- l'assignation à résidence contestée est entachée d'un vice de procédure, dès lors qu'il n'a pas bénéficié d'un interprète qualifié lors de sa notification ;
- l'assignation à résidence attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et est disproportionnée.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 mai 2024, le préfet de la Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
La présidente du tribunal a désigné Mme D pour statuer sur les requêtes relevant de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code pénal ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- les observations de Me Kadri, avocate, pour M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;
- les observations de M. C, requérant, assisté de M. B, interprète en langue turque.
Le préfet de la Loire, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Ressortissant turc né le 3 avril 1990, M. C conteste l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le préfet de la Loire a refusé de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " entrepreneur/profession libérale ", lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans, ensemble l'arrêté notifié le 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Loire a prononcé son assignation à résidence dans ce département pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun aux deux arrêtés en litige :
2. Les arrêtés contestés ont été signés par M. Dominique Schuffenecker, secrétaire général de la préfecture de la Loire, qui disposait d'une délégation consentie à cet effet par un arrêté du préfet de la Loire du 13 juillet 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture de la Loire. Le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité signataire des arrêtés contestés doit donc être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
3. Traduisant un examen particulier de la situation du requérant, la décision de refus de séjour comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cette décision et du défaut d'examen de la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
4. Aux termes de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité non salariée, économiquement viable et dont il tire des moyens d'existence suffisants, dans le respect de la législation en vigueur, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " entrepreneur/ profession libérale " d'une durée maximale d'un an. ". Aux termes de l'article L. 412-5 de ce code : " La circonstance que la présence d'un étranger en France constitue une menace pour l'ordre public fait obstacle à la délivrance et au renouvellement de la carte de séjour temporaire, de la carte de séjour pluriannuelle et de l'autorisation provisoire de séjour prévue aux articles L. 425-4 ou L. 425-10 ainsi qu'à la délivrance de la carte de résident et de la carte de résident portant la mention " résident de longue durée-UE ". ". Selon l'article L. 432-1 du même code : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public. ".
5. D'une part, ainsi que l'a relevé le préfet, M. C n'a pas produit l'avis de la plateforme en charge de la main d'œuvre étrangère prévu par l'annexe 10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel permet de s'assurer de la viabilité économique de l'entreprise. Il ne justifie ainsi pas remplir les conditions posées pour l'obtention du titre de séjour sollicité et le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité ci-dessus doit, par suite, être écarté.
6. D'autre part, le préfet s'est également fondé, pour refuser de délivrer une carte de séjour temporaire à l'intéressé, sur la circonstance que son comportement constitue une menace pour l'ordre public. Il ressort en effet des pièces du dossier que le requérant a été condamné en novembre 2022 à huit mois d'emprisonnement pour des faits de violence suivie d'incapacité supérieure à huit jours sur conjoint, de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours sur mineur de quinze ans, et de menace de mort réitérée notamment sur conjoint. Il a, en outre, été condamné à des peines complémentaires d'interdiction de paraître au domicile de ses victimes et d'entrer en contact avec elles pour une durée de trois ans, soit la durée maximale prévue par l'article 131-6 du code pénal. Dans ces conditions, et bien que l'intéressé ait formé appel de cette condamnation, le préfet a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, considérer que sa présence en France constituait une menace pour l'ordre public et lui refuser, pour ce motif, le titre de séjour qu'il sollicitait.
7. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ". Pour soutenir que la décision de refus de séjour en litige porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale, le requérant se prévaut notamment de sa résidence régulière en France depuis son entrée en 2017, de sa volonté d'entretenir des liens avec son fils français né en 2018, de son concubinage avec une compatriote titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle qu'il souhaiterait épouser, de la présence en situation régulière d'une partie de sa fratrie, et de son activité de dirigeant d'une société à responsabilité limitée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé, qui est séparé de son épouse française, a interdiction de revoir son fils jusqu'en 2025 en raison des violences commises à son encontre pour lesquelles il a été condamné en 2022. En outre, le concubinage dont il se prévaut est récent et il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où résident sa mère et une de ses sœurs. Par ailleurs, il ne justifie pas d'une insertion socio-professionnelle particulière sur le territoire français, où il a été condamné à huit mois d'emprisonnement. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée que le refus de séjour en litige porterait au droit au respect de la vie privée et familiale de M. C en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Les circonstances qui sont invoquées ne permettent pas davantage de considérer que le refus critiqué résulte, au regard de ses conséquences sur la situation personnelle du requérant, d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
8. Il résulte de ce qui a été dit précédemment que M. C n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de séjour entache d'illégalité l'obligation de quitter le territoire français prise sur son fondement.
9. Compte tenu des éléments exposés au point 7, les moyens tirés de la violation de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de l'obligation de quitter le territoire français sur la situation personnelle du requérant doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
10. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français en litige entache d'illégalité la décision fixant le pays de renvoi.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
12. Dans les circonstances de l'espèce, alors que M. C justifie d'attaches en France et n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet a commis une erreur d'appréciation en fixant à dix ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le requérant est fondé à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire français dont il a fait l'objet, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens soulevés à l'encontre de cette décision.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
13. Compte tenu de ce qui précède, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'illégalité du refus de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français en litige entache d'illégalité la décision portant assignation à résidence.
14. Traduisant un examen particulier de la situation du requérant, la décision d'assignation à résidence comporte l'ensemble des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation de cette décision et du défaut d'examen de la situation de M. C doivent être écartés.
15. La circonstance que le requérant n'a pas bénéficié d'un interprète qualifié lors de la notification de la décision d'assignation à résidence est sans incidence sur la légalité de cette décision.
16. Aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ".
17. Le préfet a assigné à résidence M. C dans le département de la Loire, où il réside, en l'obligeant à se présenter tous les jours à 10 heures au commissariat de police de Firminy. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les modalités fixées par l'assignation à résidence en litige, qui permet au préfet d'assurer le suivi de l'exécution de la mesure d'éloignement, emportent des conséquences disproportionnées sur sa situation personnelle.
18. Il résulte de tout ce qui précède que seule la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
19. Le présent jugement, qui annule la décision d'interdiction de retour sur le territoire français, n'implique pas qu'il soit enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du préfet de la Loire du 15 mars 2024 portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de dix ans est annulée.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 mai 2024.
La magistrate désignée,
S. D
La greffière,
E. Gros
La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026