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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2404346

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2404346

mardi 30 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2404346
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationJU 9ème chambre
Avocat requérantPEKETI ESSODJILOBOUWÈ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une ordonnance du 6 mai 2024, enregistrée le 7 mai 2024 au greffe du tribunal, le vice-président du tribunal administratif de Dijon a transmis au tribunal, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, le dossier de la requête présentée par M. A B.

Par cette requête, enregistrée au greffe du tribunal administratif de Dijon le 1er mai 2024, M. A B, représenté par Me Essodjilobouwè Peketi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours,a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office et aurait prononcé une interdiction de retour sur le territoire français ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle.

La requête a été communiquée au préfet de la Côte-d'Or qui a produit des pièces le 22 mai 2024.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fullana Thevenet pour statuer sur les litiges relatifs aux décisions portant mesure d'éloignement ou remise des ressortissants étrangers en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Fullana Thevenet.

Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.

La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant guinéen né le 1er janvier 2000, est entré en France le 1er mai 2021 selon ses déclarations. Il a déposé une demande d'asile, qui a été rejetée le 28 octobre 2021 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides et le 27 janvier 2022 par la Cour nationale du droit d'asile. Il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 avril 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office.

2. Si M. B soutient qu'il a entamé des démarches d'insertion et exerce une activité professionnelle ainsi qu'il en justifie depuis juin 2022 par la production de fiches de paie, il ressort des pièces du dossier qu'il est entré en France en 2021, est célibataire et sans enfant à charge, et conserve des attaches dans son pays d'origine où résident ses parents ainsi que ses six frères et sœurs. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet de la Côte-d'Or a, en prenant à son encontre une mesure d'éloignement, entaché son appréciation d'une erreur manifeste quant à ses conséquences sur sa situation personnelle. Par suite, le moyen unique de la requête tiré d'une telle erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.

3. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que les décisions du 16 avril 2024 du préfet de la Côte-d'Or, pas plus qu'une décision portant interdiction de retour sur le territoire français qui est inexistante, sont entachées d'illégalité et à en demander l'annulation. Dès lors, ses conclusions à fin d'annulation ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions tendant à la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Côte-d'Or.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juillet 2024.

La magistrate désignée,

M. Fullana Thevenet

La greffière,

S. Lecas

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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