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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2405142

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2405142

mardi 16 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2405142
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL ADDEN AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, la société Formations et accompagnements, représentée par l'AARPI Quercia avocats (Me Dufaud), demande au juge des référés :

1°) de prononcer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 15 décembre 2023 par laquelle la Caisse des dépôts et consignations a suspendu son référencement sur la plateforme " Mon compte formation " pour une durée de quatre mois et lui a demandé le remboursement des sommes versées pour les formations considérées comme non-conformes au terme du contrôle ;

2°) de mettre à la charge de la Caisse des dépôts et consignations le versement d'une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie dès lors qu'elle a été déréférencée jusqu'au 15 mars 2024 et que le remboursement demandé aura des conséquences financières importantes, alors que la mise en œuvre de mesures conservatoires durant le contrôle l'a déjà fragilisée ; les formations dispensées ont été payées aux formateurs et certificateurs ;

- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée : elle n'est pas suffisamment motivée ; il n'est pas établi que la procédure a bien été contradictoire, ni que la commission ad hoc aurait été saisie et aurait rendu un avis ; aucun signalement n'a été effectué dans le cadre de la procédure contradictoire ; les manquements qui lui sont reprochés ne sont pas fondés ; la sanction est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Vu :

-la décision attaquée ;

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2401161 enregistrée le 5 février 2024 par laquelle la société requérante demande l'annulation de la décision du 15 décembre 2023.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Vaccaro-Planchet pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1.Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative () fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2.En l'état de l'instruction aucun des moyens soulevés n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de la société Formations et accompagnements est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Formations et accompagnements.

Fait à Lyon le 16 juillet 2024.

La juge des référés,

V. VACCARO-PLANCHET

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Un greffier,

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